DÉPART POUR LE BRAGUEL
QUATORZIÈME ET QUINZIÈME JOURNÉES
11 s’agit de marcher sur Schwitz en escaladant le Braguel. C’est un passage laborieux, peu fréquenté, sans ressources d’auberge, brioches ou autres rafraîchissements ; aussi M. Tôpffer fait-il au départ une distribution de pains. On perce ces pains, on y passe une ficelle, et on les porte gracieusement suspendus au côté, en façon d’yatagan.
Nous emmenons aussi un guide et sa jument. La jument n’a rien de particulier, mais le guide se trouve être une sorte d’animal sauvage qui brusque sans cesse, ne guide pas du tout, parle un langage totalement inconnu, et vise à gagner ses cinq thalers sans que ni lui ni sa jument fassent rien pour notre service. Jamais plus brutal Caraïbe ne se mêla de conduire les gens.
Le temps est magnifique. Du fond de l’entonnoir, nous nous élevons vers une fissure qui s’ouvre au pied du Glarnisch; et là, tournant à gauche, nous perdons de vue les blanches maisons de Glaris pour entrer dans la haute vallée de Kloenthal. Rien de plus sauvage, de plus solitaire que cette petite vallée sans habitants, dont le fond est rempli par un lac où se reflètent, en teintes pures et sombres, les rochers et les forêts entre lesquels il est profondément encaissé. Un naturel qui grimpe avec nous nous donne des détails curieux sur la nomenclature des différentes sortes de pâturages que nous avons sous les yeux. Nous sommes sur un Alp; c’est la première région des herbages, répartie entre des propriétaires et où le foin se coupe et se récolte. Au-dessus sont les Montagnes, propriétés particulières aussi, où l’on envoie les bestiaux se nourrir sur le fonds. Enfin, plus haut, et dans les endroits du plus difficile accès, sont les Wildhetjet , gazons sauvages, propriétés communales où tous ont droit, et où quelques misérables herbes sont quelquefois, de commune à commune, l’occa-
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sion de rixes sérieuses. Du reste, bois et herbes, quelle que soit la difficulté des lieux, sont exploités scrupuleusement par l’avarice ou par la misère, et dans ces immenses solitudes, toutes hérissées d’escarpements et de précipices effroyables, rien ne se perd. Pour les bois, par exemple, un homme a taché à une corde, ou qui se laisse couler le long d’une perche retenue au rocher par un crochet, descend dans les couloirs, pénètre dans les anfractuosités, et s’en va abattre un arbre qui a cru au-dessus de l’abîme, dans la fissure d’une paroi ou sur la saillie d’une étroite corniche.
Une élégante société de touristes monte derrière nous, et nous rejoint auprès d’un chalet où nous achetons du fromage et de la crème pour tremper notre pain dans la sauce. L’endroit est magnifique et le fromage détestable, sans compter une vache qui se met à lécher l’habit de M. Henri.
La société élégante, bien fournie en gigots et volailles, bivouaque à distance , c’est ce qui empêche que nous partagions avec elle nos provisions. Ici, notre guide rit, s’emporte , se couche et se lève , sans qu’il nous soit permis de pénétrer le motif de ces fabuleux mouvements.
Le voyageur Harrison souffre du genou; c’est plus malsain encore que la migraine, lorsqu’il s’agit de passer une montagne. On lui cherche donc un cheval parmi ceux qui paissent alentour; sur ce cheval on ajuste une sorte de bat en bois; sur ce bât un sac, et sur ce sac, tout en haut, Harrison, qui s’équilibre comme il peut. Il trouve que son genou n’en souffre pas moins, tandis qu’un autre organe, qui goûtait fort l’autre façon d’aller, en souffre davantage. C’est égal, Harrison torque et rétorque comme ci-devant, et, de cette position élevée, il répond à tous et à chacun.
Au-dessus de la vallée de Kloenthal, le Braguel devient une montagne médiocrement belle. La végétation s’y rabougrit insensiblement, et l’on n’y échange pas, comme dans les montagnes plus élevées, ces beautés qu’on laisse derrière soi contre des beautés d’un autre genre. C’est que le sommet est justement placé à la hauteur des végétations rabougries ; point de glaces scintillantes, point de cascades, point de rocs hardis et sauvages; on se croirait sur le Jura, qui, à sa sommité, présente ce même caractère. Notre Samoyède de guide nous fait ici reprendre nos sacs pour un moment, parce que, dit-il, le commencement de la descente est ardu ; et puis le bonhomme, ces choses dites, nous laisse prendre par la gauche, tandis qu’il prend par la droite, s’arrangeant ainsi
de manière à ne nous plus revoir qu’à Schwitz dans sept heures de temps. C’est de cette façon que nous payons cinq thalers pour que nos sacs soient portés... sur notre dos.
La société élégante se mêle ici avec la nôtre. Ou cause, on est réciproquement aimable et poli. Cependant un de ces messieurs qui voit que nous ne gambadons pas mal, malgré nos sacs, et que nous pourrions bien arriver à Schwitz avant lui et ces dames, se prend à craindre que la journée ne soit bien forte pour nous, et nous conseille de coucher à la Muotta. Ce monsieur s’v prend mal. Volontiers nous céderions à lui et à ces dames tout Schwitz, s’il nous en priait, et s’il y avait lieu; mais en tirant ces arguments de nous et de notre propre avantage, il ne nous charme pas du tout. En tout temps la bonhomie, la cordialité, la franchise sont de toutes les finesses la plus fine, de toutes les ruses la meilleure.
En ce moment, nous voyons, de l’endroit où nous sommes assis, un pâtre
qui chasse devant lui une brebis. Le pauvre animal, qui a une patte cassée, tombe à chaque instant Ce spectacle nous fait une vive peine, et nous nous indignons un peu légèrement contre ce pâtre. Sa misère veut que sa brebis arrive vivante à Schwitz, et sa misère aussi le condamne à l’y faire marcher, s’il n’aime mieux la porter sur son dos. C’est ce qu’il finit par faire, lorsque la pauvre bête ne peut plus se soutenir. Cet homme ne mettait point d’intention cruelle dans son acte, et le voici qui va porter soixante livres durant cinq heures. Réservons notre indignation pour une autre occasion.
Ce pâtre est jeune, et il porte le costume des montagnards; chargé de sa blanche brebis, il forme une de ces figures simples, nobles, pittoresques, où s’inspire un peintre et encore mieux un statuaire. 11 n’y a pas que l’Italie qui ait ses pâtres et ses figures d’églogue : nos montagnes en recèlent de partout. Mais l’Italie a eu ses peintres ; la Suisse alpestre attend encore les siens. Et de là la différence que l’opinion établit entre ces deux contrées sous le rapport de l’art.
Le revers du Braguel incline ses pentes sur la Muottathal, cette petite vallée dont le nom a récemment figuré dans les événements politiques de ce canton. Au sortir de la gazette, combien on est étonné de ne voir que des sapins, des moutons, des pâtres, au lieu d’orateurs et d’hommes politiques qu’on s’attend à rencontrer à chaque pasl Toutefois, il y a un beau couvent dans la Muottathal, et ce pourrait bien être là le nid des politiques du pays. Quoi qu’il en soit, les chemins sont affreux, si encore chemins il y a, car c’est dans une sorte de ruisseau, ou parmi des rocailles dans toute leur confusion primitive, que nous sommes appelés à cheminer. Nos touristes en sont à se demander pourquoi
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donc ils ont été se fourrer dans cette inextricable nature, et si ce n’est pas une dépravation du goût que de s’imposer, comme plaisirs purs et champêtres, des fatigues aussi colossales et des macadamisations si funestes pour les cors aux pieds. Quant à notre guide, il se prélasse, lui et sa bête, et peut-être lui sur sa bête, dans les douces prairies qui bordent l’autre côté du torrent.
A Muotta, la journée faite est déjà forte : nous marchons depuis dix heures de temps. Restent trois grandes lieues pour arriver à Scliwitz; une canine faim nous ronge : on cherche, mais en vain, quelque victuaillc dans cet endroit politique. A peine pouvons-nous trouver, et dans une seule maison, du vin, qui nous rend quelque vigueur. Le soleil est couché lorsque nous nous mettons en route par un clair crépuscule qui se change en obscurité totale dans les bois et taillis. En approchant de la vallée de Scliwitz, ces bois deviennent épais. Nous marchons au hasard, guidés tantôt par le bruit du torrent, tantôt par les cris plaintifs de l’essieu d’un chariot, tantôt enfin par un naturel qui vient nous secourir dans notre détresse. L’année est entièrement débandée; plus de nouvelles des divisions. Quelques traînards, annihilés par l’épuisement, marchent uniquement parce que la chose se présente ainsi à leur esprit.
A deux pas de Scliwitz, en vue des lumières de l’auberge, cette arrièregarde fait halte sous le péristyle d’une chapelle, et s’y étend de tout son long sur les dalles. Et croit-on ‘qu’elles lui paraissent dures, ces dalles? C’est un cri général de voluptueux repos, de plaisir indicible. Au midi, la lune se lève en ce moment, et projette jusque sur nous ses rayons d’argent. Au nord, et tout près le souper s’apprête, le lit attend, et aucune satisfaction n’est comparable en vivacité à celle que nous goûtons étendus sur nos dalles. Sans la faim, on y serait encore.
A Scliwitz, tout est prêt, tout répond à notre attente, tout comble nos vœux les plus chers. L’avant-garde a tout réglé, commandé. On est glorieux, ravi, d’avoir accompli cette forte journée. On a mille choses à se conter de division à division. On a un piano, et Blockmann, qui fait cheminer à leur tour les âmes de la société pendant que les corps se reposent. On a enfin la soupe, la digne et bienvenue soupe, prélude de satisfactions infinies et pas si matérielles qu’on pourrait croire. L’appétit lui-même s’ennoblit, quand il est conquis par la marche, noyé dans le plaisir, et embelli, augmenté par le sentiment non égoïste de l’appétit commun.
Ces choses faites, on semonce le guide, on lui retranche sa honne-main, et l’on va coucher pendant qu’il expectore des vociférations en iroquois.
Notre auberge est située à côté de la cathédrale; nous sommes réveillés par la musique grave et pieuse des orgues : c’est une impression bien douce, et plus vive ici qu’ailleurs. La ville est petite, silencieuse; point de cris, point de bruit de métiers : cette musique couvre cet autre son, et semble comme la voix du peuple qui monte vers le ciel. Pendant que les oreilles sont ainsi charmées, on ouvre sa croisée et l’on voit les flèches du temple qui brillent de l’éclat du levant, les deux Mythen qui projettent leur ombre sur les forêts; on goûte à cette joie matinale de la nature saluant les feux du jour; on s’abreuve à cette incomparable fraîcheur des prairies scintillantes de rosée, des ravins sortant de la brume, des bois et de leurs branchages visités par les premiers rayons du soleil. A ces spectacles, il est difficile que le cœur ne soit pas remué, et ces accents de gratitude trouvent une expression et comme un essor plus facile dans le chant religieux des orgues. Deux d’entre nous vont visiter le cimetière, puis l’église, puis le clocher; et c’est de là-haut qu’ils nous voient quitter l’auberge et partir sans eux pour Brunnen, où nous prenons le bateau. Ces deux descendent plus vite, sans aucun doute, qu’ils ne sont montés, et ils rejoignent, non sans être essoufflés.
A Brunnen, nous attendons sur le rivage le passage du bateau à vapeur. Ainsi font nos touristes d’hier, qui, ayant trouvé des logements, et parfaitement reposés d’ailleurs, sont aimables, gracieux et très agréablement communicatifs. Les dames brodent assises sur la grève. Les messieurs considèrent de jeunes arbalétriers du village, de tout petits Guillaume Tell, qui, pour un demi-batz, percent une cible au cœur. Les nôtres dessinent ou font des ricochets, ou
SAINT-GOTHARD, VALLÉE DE MISOCCO, ETC
achèvent leur sommeil interrompu ; quelques-uns imaginent de pêcher avec une épingle en guise d’hameçon, et le voyageur Auguste, malgré l’imperfection du procédé, ne laisse pas que d’attraper une perche étourdie
Pour M. Tôpffer, il est dans les transes ; on aperçoit le bateau à vapeur, et il vient d’apprendre que ce superbe tient le milieu du lac, où, sans arrêter sa course, il se borne à ramasser ce que les petits bateaux lui apportent. Ce lac est perfide ; ces bateaux ne sont pas fameux ; ces bateliers n’ont d’autre habileté que celle de la peur. De plus, les passagers arrivent de toutes parts, et, ici comme sur le lac de Genève, la grande affaire des administrations, c’est d’entasser le plus de monde possible dans le moindre nombre possible d’embarcations. C’est là un de ces moments où un homme qui répond de plusieurs vies éprouve des sueurs froides et se sent la langue blanchir. On peut, direz-vous, ne pas s’embarquer. Ce n’est pas facile lorsqu’on n’est venu que pour cela, lorsque le lac est calme, lorsque tout le monde s’embarque, lorsque s’embarquer parait chose si simple, et ne s’embarquer pas chose si peu motivée. On s’embarque donc. Deux coquilles de noix remplies de monde flottent à la rencontre. du colosse. Nos touristes ont une peur effroyable, et, à mesure qu’on approche, un silence très expressif est l’expression très sinistre des préoccupations de la société. On nous jette une corde; par bonheur, un homme l’attrape qui s’y pend, le bateau pend à cet homme, nos vies pendent à ce bateau, qui, secoué par ces manœuvres et détourné violemment de sa direction, tend de toutes ses forces à se dépendre. C’est encore là un de ces moments où un honorable instituteur volontiers s’irait pendre.
Tout vient à point. Nous voici sur le colosse, et, si peu que la machine ne crève pas, nous arriverons à Lucerne sans encombre. D’ailleurs nous avons passé sous la direction d’un capitaine modèle, d’un de ces amiraux de lac, d’un de ces marins d’eau douce, crânes, hâbleurs, fumeurs, parlant par soixante chevaux, et qui se trouve avoir eu, en fait d’orages, tempêtes et vitesses, une carrière maritime tout autrement merveilleuse que les marins
d’Océan. Cette sorte de capitaines a surgi avec les bateaux à vapeur. Bons enfants, très courtois, exacts dans leur comptabilité, ce sont là leurs attributs réels et solides ; et puis, marins, salamandre, Eugène Sue, tribord et bâbord en diable, ce sont là leurs attributs artistiques, leurs ornements extérieurs, le champ où s’espace leur vanité, et ce besoin de paraître qui est si naturel à l’homme, et à vous aussi, et à moi, mon frère.
A peine sur le pont, M. Tôpffer intente à ce capitaine des observations critiques sur sa manière de ramasser le monde ; le capitaine lui fait trois histoires
d’orages et cinq histoires de manœuvres ; après quoi, venant à l’objet, il lui développe le raisonnement suivant : « 11 n’y a aucun danger (c’est la thèse) ; car, si le bateau part à l’heure, si la corde est bien lancée, si l’homme du bateau la reçoit, comme c’est son devoir, et si, outre toutes ces causes de sécurité, le lac est calme, que voulez-vous, monsieur, au nom du ciel, que voulez-vous qu’il arrive?... » Pendant que l’amiral fait ce raisonnement, le bateau s’ensable dans la baie de Weggis. . . La marche est suspendue, la machine s’impatiente, le mécanicien se fâche, les chauffeurs sortent étonnés de leur fournaise ; l’amiral s’en prend à tout le monde, qui s’en prend à lui, et si le bateau ne se désensable pas, si l’amiral perd son temps à gronder le mécanicien ; si, pendant qu’on se dispute, personne ne songe à dégager la vapeur, nous allons être lancés bouillis aux nuages, ou rôtis sur le Righi-Culm... C’est encore ici un de ces moments où un instituteur honorable maudit les pistons, déteste la vapeur, et trouve que les dieux eurent bien raison, qui
punirent Prométhée pour avoir dérobé et porté aux mortels le feu du ciel. Le bateau se désensable, et en même temps la pluie succède au soleil.
Nous avons trouvé sur le bateau notre ami et camarade Perdonnet, qui voyage en famille, et qui se fait des nôtres pour la journée. Nous y trouvons aussi des Anglaises à grand décorum superfin, gardant un quant à soi musqué et sentimental ; elles daignent pourtant regarder avec curiosité un capucin ; mais au lieu de s’approcher pour mieux voir, on va chercher ce pauvre barbu, qui est mis en spectacle devant les jeunes miss. Pendant qu’elles considèrent touristiquement cette intéressante bête curieuse, voici que M. leur père, un très gros gentleman, glisse et s’étend par terre, ce qui met fin à la représentation.
SAINT-GOTHARD, VALLÉE DE MISOGGO, ETC
A Lucerne, nous trouvons place à l’auberge du Cheval-Blanc. Il est de bonne fieure. M. Tôpffer donne le programme des divertissements et repas, et chacun s’en va se faire beau comme un astre. Bientôt l’éclatant cortège, sous la conduite d’Alfred de Sonnenberg, qui est en séjour à Lucerne, se rend à la poste pour y chercher des nouvelles du logis. De là il va visiter les ponts, puis le lion et son vétéran, toujours le même et toujours tendant la main, bon homme pourtant, complaisant, et que la vue de cette jeunesse ragaillardit, comme c’est l’ordinaire chez les vieillards en qui le cœur bat encore. 11 nous ajuste une échelle contre le rocher ; Bryan y grimpe, et les plus incrédules sont amenés à reconnaître que Bryan, leur grand et gros camarade, tiendrait tout entier dans la patte du colosse.
Après cette visite, on procède aux emplettes. Plusieurs chapeaux ont fini leur temps; quelques souliers n’ont plus d’avenir; certain se pourvoit de tabac. Mais un instinct infaillible dit que le dîner doit être prêt, et tout à coup nous voici tous autour de la table. G’est alors que des Anglais, qui sont à une table voisine, font dire que nos Anglais aient à se rendre auprès d’eux, et qu’on leur fait répondre que notre adresse c’est autour de la soupe. Un de ces personnages, rencontrant Régnier, qui est de grande taille et favorisé, lui dit plus tard : « Avez-vous, monsieur, des Anglais parmi vos élèves ? — Non, » dit Régnier, et il dit vrai, puisqu’il n’a point d’élèves.
Pendant que nous sommes à table, un orage éclate ; le tonnerre gronde, et la pluie tombe par torrents. G’est une sensation charmante pour des voyageurs de notre sorte, qui comparent les délices de leur situation présente avec les horreurs de ce déluge qui leur est épargné. Au dessert, les numismates sortent leurs liards, et la blanche nappe se couvre de batzen crasseux. Verret classe et reclasse. M. Tôpffer est assailli de demandes de fonds : on dirait la banque d’Amsterdam. Sur ce, bonsoir ; et sommeil général.