RÉSUMÉ RELATIF AUX PHYTOPTOCÉCIDIES
Les Phytoptocécidies étudiées sont caractérisées avant tout par les transformations que subissent les cellules épidermiques ou même des cellules plus profondes ; le protoplasma en devient très granuleux, le noyau acquiert des
(4) Frank, Die Krankheiten der Pflanzen, 1880, p. 695.
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CÉCIDIES FLORALES, 293
dimensions relativement considérables, il prend énergiquement les réactifs colorants et son nucléole agrandi apparaît très net, entouré d’une zone ne se colorant pas; celle hypertrophie ne se retrouve jamais avec la même intensité dans les Diptérocécidies.
La formation de poils particuliers à la surface des organes est assez constante; la Carotte et les Bromes seuls n’en présentent pas. Les poils des Phytoptocécidies sont plus ramifiés que ceux des Diptérocécidies. Rappelons que des poils peuvent apparaître dans des organes qui ne sont pas soumis directement à l’aclion de parasites, par exemple dans le sac embryonnaire du Stachys Betonica.
De nombreuses modifications s’observent dans le contenu cellulaire (chlorophylle, oxalate de chaux), comme pour beaucoup de Zoocécidies ; la disparilion de la cutine et du sclérenchyme n'est pas non plus spéciale aux Phytoptocécidies.
Quant aux transformations morphologiques que suscitent ces Acariens dans les fleurs qu’ils habitent, elles se rapprochent assez de celles qui sont déterminées par des Pucerons; elles consistent le plus souvent en virescences; c’est ainsi que les modifications présentées par la Carotte sont absolument semblables à celles qui apparaissent dans le Torihs Anthriscus sous l’action d’un Puceron.