‹ Présentées à la Faculté des Sciences de Paris pour obtenir le grade de docteur ès sciences naturellesChapitre 7 sur 42 · RÉSUMÉ RELATIF AUX. PERONOSPORA · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ RELATIF AUX. PERONOSPORA

En résumé, on peut classer de la façon suivante, d’après l’action qu'elles exercent sur les fleurs de leurs hôtes, les différentes espèces du genre Peronospora que nous avons observées :

Premier groupe.— Peronospora développant normalement leurs appareils reproducteurs dans l’appareil végétatif et l'appareil floral de l'hôte ; les fleurs n'offrent aucune modification et remplissent leur rôle reproducteur.

Le P. calotheca de ne est le seul Peronospora appartenant à ce groupe que j'aie eu l’occasion d'observer. Je l'ai rencontré sur le Sherardia arvensis L., où il produisait simplement une réduction dans les dimensions de la tige et des feuilles, qui étaient plus pauvres en chlorophylle. +

Deuxième groupe. — Peronospora formant leurs conidies et leurs oospores dans l'appareil végétatif de leur hôte,

CRT

CÉCIDIES FLORALES. 99

empêchant ordinairement tout développement de l'appareil floral, qui est atlaqué aussi lorsqu'il se forme, et se flétrit toujours avant de s'épanouir.

Cette catégorie comprend le P. arborescens et le P. Ficarie.

On peut aussi y faire rentrer le P. Dipsaci Tul. qui se développe sur l'appareil végétalif du Dipsacus silvestris L., dont il empêche ordinairement les fleurs de s'épanouir.

Troisième groupe. — Peronospora développant leurs appareils reproducteurs exclusivement dans les fleurs de leurs hôtes; ces fleurs offrent dans leur partie végélative une réaction très nette el présentent au contraire une atrophie de leurs organes sexuels.

À ce groupe appartiennent les P. violacea et P. Radu.

Remarque. — Dans les associations parasitaires du deuxième groupe toutes les parties florales sont tuées purement et simplement. Dans celles du troisième groupe, les éléments sexuels peuvent l'être aussi, mais le calice ou la corolle réagit sous l'excitation du Peronospora; nous sommes en présence de cécidies, d’après la définition que nous avons admise de ce mot ; mais alors que dans beaucoup de cécidies on observe des modifications considérables de tissus, conduisant, par exemple, à des hypertrophies, il ne se produit ici aucun changement appréciable dans l’anatomie de l'organe réagissant, qui est modifié dans sa forme seule.

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