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Discours de Ü/, Dupin, président \f(iJ\Cha?nbxedes Députés > en prenant place au fauteuil pdtif ht pr&ràmejtris novembre 1852. , " V
Messieurs et chers collègues, aux troîfréje& ions^ dont je me glorifiais naguère dans une autre enceinte (1), votre bonté pour moi vient d'en ajouter une quatrième dont l’éclat surpasse toutes les autres.
Si cette haute faveur est une approbation de ma conduite parlementaire, j’en ressens vivement tout le prix. La présidence de la Chambre des Députés (je le dis par honneur pour les représentants du Pays) est à mes yeux la première dignité de FÉÏat; on ne peut que déchoir quand on y est
parvenu.
C’est dans ce palais qu’a pris naissance le gouvernement légal sorti de notre glorieuse révolution de juillet ; c'est dans ce palais que la Charte du 7 août i 850 a été votée, que Louis-Philippe est venu recevoir le titre de roi des* Français, et qu il a entendu nos serments, après que nous eûmes reçu les siens.
Des lois importantes, complément inséparable de notre pacte fondamental, ont été promises; quelques-unes ont été portées dans les précédentes sessions : achevons notre ouvrage. Dotons enfin le pays de ces institutions si vivement désirées, si impatiemment attendues.
Une loi communale et départementale, qui, sans nuire a l’unité de commandement et d'action si nécessaire au gouvernement d'un grand Etat comme la France , restitue cependant une large part aux communes et aux départements dans la manutention de leurs affaires locales.
Une loi sur la responsabilité des ministres , qui leur apprenne qu'en fin cette responsabilité ivest point illusoire, et qu'ils doivent gouverner avec fermeté, avec indépen-
(l) Discours éc réception à l'Académie, le 13 août 1832,
sa DISCOURS DU PRÉSIDENT
dance, puisqu’il y va de la gloire de leur administration et f< de leur pr opre surelé. a
Une loi sur l'itistrüctioti publique; publique dans toute b
la généralité de l'expression, afin quun plus grand nom- b
bre de citoyens puisse être admis à la participation des c
droits politiques, quand ils auront appris à les connaître, a
et qu’ils se Seront rendus capables de les exercer. ( j
Une loi sur Tétât des officiers* sans perdre de vue Véquilibre que réclament les autres services, et en ménageant ti les possibilités d n trésor, déjà si obéré! y
Enfin, diverses lois financières et industrielles, surtout n
une loi sur T expropria lion pour cause d'utilité publique, si
qui aide l'administration à surmonter T égoïsme et l'esprit c
de chicane des propriétaires, qui, trop souvent, arrêtent, n
par des prétentions exagérées, Tëxécùtion des entreposés lés plus utiles et les plus propres à assurer du travail aux vi ouvriers, des débouchés au commerce, des communications n faciles h tous les citoyens, a
Messieurs et chers collègues, le sort de la patrie est dans e nos mains : l’Union des Français dépend peut-être de leurs députés et du rapprochement de leurs opinions ! (Très-bien I d bravo! ) Rendons cette session aussi profitable par les lois .» que nous aurons faites* que par le bon esprit, T esprit întel- « ligent et véritablement gouverné mental qui aura marqué dans nos discussions. Qu’elles soient pour nous un moyen ri f de nous éclairer mutuellement, et non une source pénible p; d'aigreur et d’irritation. Ne rivalisons que de zèle et de » dévouement pour la défense des droits et des intérêts du j> pays; que chacun de nous puisse se féliciter avec orgueil d’avoir fait partie de la session de 1832. 1 m
Pour moi, messieurs et chers collègues, chargé du main* \\ tien de votre règlement, ma volonté, comme mon devoir, ci
est de le faire observer avec la plus stricte impartialité qi
Prêtez-moi votre force au besoin, sou le nez-moi dans les efforts que je ferai constamment pour assurer la liberté de m
la tribune et maintenir le câline et la dignité de vos déli- h
bératkms.
Discours de M, Dupin f président da la Chambre des Députés, >, r en prenant place,au fauteuil (II,) c
(Süance du 27 avril 1833.} W
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Messieurs et chers Collègues * élevé par vous une seconde gi