‹ Présidence de l'Assemblée législative dans les séances où l'action modératrice ou disciplinaire du Président a dû intervenir, analyse de ces séances ... petites annales contenant la date et l'indication sommaire des faits contemporains intéressant le régime constitutionnel de 1824 à 1853Chapitre 26 sur 120 · JOURNÉE DU ‘>A FÉVRIER IS4B · texte numérisé non relu

JOURNÉE DU ‘>A FÉVRIER IS4B

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(M. le duc de Nemours et plusieurs députés s'approchent de madame la duchesse d'Orléans et paraissent rengager à se retirer.)

M ♦ Lherbetie s'adressant à M. le président. Madame la duchesse d’Orléans désire rester ici.

(Le bruit et l’agitation redoublent.)

jJL le président recommande le silence et le respect.

Bruits divers* —M, Marie occupe toujours la tribune. Pendant ce temps, madame la duchesse d'Orléans et ses enfants restent debout dans l'hémicycle entourés d’un grand nombre de députés.

Dans cette situation pleine de détresse, le général Oudinot se lève et s’écrie La princesse, on vous l'a dit, a traversé les Tuileries etla place de la Concorde, seule, à pied, avec ses enfants, aux acclamations publiques. Si elle désire se retirer, que les issues lui soient ouvertes, que nos respects l * 1 entourent comme elle était entourée tout à l'heure des respects du peuple de Paris. Âccompagnons-la où elle

veut aller (1).(Interruption,) Si elle demande à rester

dans cette enceinte, qu'elle reste, et elle aura raison, car elle sera protégée par notre dévouement* (Très-bien 1)

M. le président. La première mesure à prendre , c’est d’inviter toutes les personnes étrangères à la Chambre à sortir de l’enceinte. (Non! non!) La Chambre ne peut pas délibérer...

Le Moniteur ajoute entre deux parenthèses : (Madame la duchesse d’Orléans semble céder aux invitations qu’on lui adresse; précédée du duc de Nemours et suivie de ses deux enfants, elle monte les degrés de la salle par le couloir du centre qui conduit par la porte placée au-dessous de l’horloge. Arrivée aux derniers bancs du centre gauche,

pont de la Concorde, où le general Bedeau se trouvait avec trois à quatre mille hommes sous ses ordres , ni du côte de la rue de Bourgogne, où se trouvait un bat nil Ion de la T 0 e légion. Les Tuileri es

étaient au pouvoir des factieux...,, L^meutc était dans les rues î. Quitter rassemblée ! Se retirer!.*. Et où aller, monsieur le président!

(1) Qttid, si, dans cet instant, on eût levé la séance, et que rassemblée en masse (moins on petit nombre de dissidents) se fûc dirigée vers le Luxembourg avec la duchesse et le comte de Paris pour se réunir à la Chambre des Pairs, escortés par la 10 e légion et suivis par les troupes du général Bedeau, auquel on eût donné Tordre de murcber?.,, t

Et j'ai toujours connu qiTà chaque événement Le destin des Etals dépendait d'un moment.

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