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-Û juillet 18TÎ0, —■ Budget , — AJ* Berryer * rapporteur.
M. Barthélemy Saint-IHlaire, ...Je prie la commission du budget et en particulier son illustre rapporteur... Rumeurs ;ï gauche. Approbation à droite.)
M, le président. Ajoutez : Son très-habile rapporteur, T Assemblée s'en aperçoit tous les jours. (Nouvelles et nombreuses marques d'approbation à droite.)
En effet, M. Berryer, d^ns toute nette discussion du biideet, h [l pas seulement motHro son liahiliuc ordinaire de parole , irniis une ^ Cüimaissance des affaires et une remarquable souplesse do
2o juillet 18 ü0. — Budget to cultes,
(Diverses demandes d’augmentation se produisent sous forme d amendement; on les renvoie à l'examen de la commission du budget. A ce sujet, M. le président fait l'obsejçration suivante :) « Avec' ce système d’amendements » improvises, l’organisation tout entière de l’Etat serait » uvree au hasard. On peut séduire par un exposé; mais il L . î? eT î relier, d faut toujours observer les formes.» (Tres-bien \ très-bien !)
m M. DUPIN, PRÉSIDENT
2fi juillet 1850. — Article de journal dénoncé *
M. Dupont de Bussac dénonce à T Assemblée un article du Moniteur du soir qui aurait pu amener un conflit entre r Ass emblée et le pouvoir exécutif. On avait proposé que TAsscmbice se retirât do suite dans ses bureaux, à reflet de nommer une commission spéciale. L'Assemblée était dans la plus vive agitation ; elle n’avaït entendu qu’avec impatience les premières explications du ministre ue Pintérieur, et un conflit semblait imminent, quand M. le président prononça ces paroles : « Je prie T Assemblée de faire » attention à la gravité de ce débat et s'il est dans son droit » et dans son intention de le porter aussi loin qu’il devra » aller,comme il est aussi dans son devoir et dans son » intérêt de réfléchir mûrement sur la portée qu’elle croira J) devoir donner a sa résolution, je l'engage a plus de ré* » flexion et à plus de maturité* » (Marques nombreuses d'approbation.)
Cependant la discussion continue, îe ministre est écouté, et, à la fin, quelques voix réclament l'ordre du jour.
Un premier vote est douteux; à la seconde épreuve, I’jU* semblée passe a Tordre du jour, (Vive sensation,J
BU?* Un article d'un journal du soir rlu 26, reproduit dans divers journaux, apprécie de la manière suivante l'avertissement donné par Je président : y Ces paroles, prononcées avec gravité et accueillie d par de nombreuses marques d’approbation , furent comme un trait « de lumière pour la majorité* Le bruit cessa, le ministre put se faire ü entendre ; et h la suite de ses explications doÿl T Assemblé g voulut * bien se contenter, elle passa à l'ordre du jour pur et simple, et l’on » évita ainsi une collision de pouvoirs qui, surtout à la veille de h » prorogation, aurait eu les suites les plus fâcheuses pour la tratiquil- & IJ lé publique, le crédit et la reprise des transactions sociales. * [L'Ami du Peuple du 60 juillet 1800.)
27 juillet 1850, — Budget de la guerre.
Plusieurs demandes d s augmentation se produisent par amendement,
M* le président. Dans tout le budget, la question est de savoir si le gouvernement pourra obtenir tout l'argent qu’il demande, et certainement il ne devrait jamais y avoir
d augmenta lion proposée par les membres de l’Assemblée. En effet, le désordre de nos finances vient principalement de la facilité avec laquelle les contrôleurs des dépenses se sont faits dépensiers. (Très-bien! très-bien!) Il y a des choses que les ministres n osaient pas demander" eux-mêmes, ils les faisaient demander par les députés, et, de cette manière, l'Assemblée votait sur la proposition de ses membres, sans calculer les charges qui en résulteraient pour le Trésor. (C'est vrai! très-bien!) Voilà vingt ans que je remarque cela.
Même séance.
M. le ministre de fri guerre demande une augmentation de 55,000 francs pour pertes présumées sur la remonte de la gendarmerie,
M. ïe président. Mais c’est un chiffre supplémentaire que vous improvisez.
M. le ministre de ta guerre , On a bien improvisé une augmentation.
AC le président. Jamais je n'ai vu faire un budget comme ™al A mesure qu’il vient une idée, elle se traduit brusquement en chiffres, et immédiatement après on vote* et cela sans garantie et sans examen! (Le ministre retire sa proposition, se réservant de demander plus tard un crédit supplémentaire.)
1 er août 1850, — Budget des recettes de 1881.
(On était à la veille de la prorogation, et cependant les séances languissaient; le président veut réveiller le zèle de 1 Assemblée.)
M. le président . On a été très-ardent pour voter les dépenses. Les dépenses s’élèvent à 1 milliard 507 millions, non compris les travaux extraordinaires , 07 millions ; en tout, plus de 1,400 millions! tandis que le total des prévisions pour les recettes du meme exercice n’est que de 1 milliard 202 millions : et encore vous pouvez prévoir des brèches,.,, Ne perdons donc pas notre temps.
Question de dégrèvement et de péréquation introduite par amendement.
M. le ministre des finances. Ce n’est pas par amendement quoi! peut apprécier une question de ecltc importance.
2^8 !VL DUPIN, PRESIDENT
C'est une question tyèenliilicile,, (Interruptions diverses.)
M. le président. N’Interrompez pas, messieurs: si trest difficile par amendement, c’est encore plus difficile par Interruption. (On rit.)
Au moment du vote sur cet amendement, la gauche ayant demandé le scrutin public (pour intimider ceux qui ne voteraient pas pour le dégrèvement), la droite demande le scrutin secret .
M. le président en avertit VAssemblée. Vous comprenez, ditdl, l’importance de la question. Vingt membres avaient demandé le scrutin de division; quarante-quatre membres y ont répondu comme correctif par la demande de scrutin secret. (Mouvement.)
(On procède au scrutin secret, et l’amendement est rejeté.)
2 août J 8b0. — Budget, — Impôt des boissons ,
M. Latrdde en propose la suppression et parle du refus 1 de payer cet impôt inconstitutionnel. s
d/. le président. Quand l’impôt sera voté, on le payera, s
soyez tranquilles ; le peuple ne se révolte pas contre la r
loi; il sait que la loi est faite en son nom par ses repré- d sentants, et il obéit. (Rires et murmures à gauche.)
Membres à la crête de la Montagne , Mais la loi sur les boissons est iiiconstiliitionhelle 1 1
M. le président . Vous appelez tout ce qui vous déplaît în- f constitutionnel; c’est devenu une formule chez vous. Ce qui est inconstitutionnel, c’est de se révolter d’avance n contre la loi. (Très-bien 1 très-bien 1) p
M. Latrade , La loi n'est pas votée.,., * n
M. le président. Il n'est pas dans votre droit de dire ipte 5 quand la loi sera faite, elle ne sera pas exécutée : c ; est un signal de révolte qui ne sera pas entendu. (Marques vives et nombreuses d'adhésion,) L’ Assemblée connaît sa force, et le pays ne la méconnaîtra pas, (Très-bien! très-bien!)
(A b tin de cette séance, et lorsqu’il s'agissait de voter S sur i ? amendement de M. Latrade, vingt voix de la gauche ayant demandé le scrutin de division et quarante voix de la droite ayant demandé le scrutin secret, un vif et long pi débat s éleva à ce sujet. La gauche prétendait que Ton ne pouvait pas voter au scrutin secret, parce que le vote au fp scrutin de division était déjà commencé; mais M le prési- iô
Dli [/ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE. 33 y
dent $ efforçait, au milieu du bruit, d'expliquer que c’était pendant que les quarante membres de la droite signaient leur demande que les huissiers avaient eu la main forcée par députés qui sortaient précipites au-devant d’eux P°ur glisser leur nom dans les urnes lorsqu’ils étaient encore dans l‘hémicycle.)
Un membre à gauche . Ce n'est pas vrai ! (Vives exclamations a droite.)
Un membre à droite. Comment! ce n’est pas vrai I M. le president se tournant vers la gauche. Quel est celui qui a dit : Ce n est pas vrai ! Est-ce MNadaud’
A gauche. .Non :
M le président. Mais qui donc alors? (Personne nerépond ï Jf le président reprend : Voilà ce qu’on fait; on fait parta des injures anonymes du milieu d'un groupe oui rnveloppe celui qui parle pour le soustraire à la puET Vous craignez apparemment qu’à la veille de la prorogabon 1 Assemblée ne se sépare en paix I 1 ”
Le president reproduit de nouveau les faits et consulte
IL f m J - e ’ Llle deci(Ie f l" e le ï0te aura lie “ a <» scrutin sscref mais, auparavant, le président ordonne que MM. les
□eut' defi nii r f ,nt lc9 . urnes P? lir ™rificr si elles contiennen des bulletins qui y auraient été déposés au moment du débat sur le vote public, et en quel nombre.
Cotte vérification se fait à la tribune.
*5 h suîva î lt (1e Vœil le compte des bulletins SüniveS) q0 ^ nny *; : A ^' ent ravinantes.
ni!' hiW*?* I 1|,oclnme !e résultat. Les urnes conteau anmder U ri et,n,! 7 bleus et 4 blancs. L’Assemblée a donc Ksi mCI1Ce ‘ n , ent d opération et ordonner un
Sonui4" au 1 scr “ tin secret. Résultat:
t r 106 boules bfanehes , 359 noires.
L amendement est rejeté.
B août 1880. - Chemin de fer de ravis à Nantes.—M. Miot.
ÆiSTfi™"'™. àpuS"”
eni l'J l t l \u Cumrt lw t! èles ‘ vous donc payés par les compa-
M. DUPIN, PRÉSIDENT
Vola: nombreuses . A Tordre 1 à l’ordre i
M. teprèsidènt. Monsieur Miot, vous adressez constamment à l’Assemblée les injures les plus grossières; je vous rappelle à l’ordre 1
Voix nombreuses à droite . La censure! la censure! (Une vive émotion se manifeste sur presque tous les bancs de l’Assemblée, Les cris i La censure ! la censure 1 reprennent avec plus de force.)
AL le président , Certainement, il y aurait matière à la censure.... Monsieur Miot, vous représentez ici l’injure! ( C’est vrai 1 j
Voix diverses . Jamais on n’a poussé si loin la grossièreté !... Où sommes-nous donc ici? — (Irritation croissante sur les bancs de la majorité.)
M. le président. Que voulez-vous faire avec un manqm absolu d'éducation? (Approbation marquée et bruyante à droite.) Ce n’est pas là un travers politique; ce n’est pas b représentation d’opinions politiques; c’est Vinjure personnifiée. (Nouvelle et vive approbation,)
Voix diverses à droite . C’est un langage d’estaminet... on ne dit de telles injures que dans les cabarets.
M. Miot désignant du geste la droite, C(cst vous, rompus, qui, plus souvent que nous, allez à F esta mît ou parc d’Asmieres.
Voix diverses. Ah! c’est trop fort..*, la censure! la ccn
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Af. le président annonce qu’il va consulter F Ass emblée, après toutefois que M* Miot aura été entendu,
Af, Miot répète ses injures, et la censure est prononcée à une très-grande majorité.
M. Miot veut regimber,
Jlf, le président à M, Miot, Regagnez votre place ci tac sez-vous!.,. Si la tour de Londres était à ma disposition, j’en userais. (Rire d’approbation.)
La discussion reprend sur F amen de ment de M. de Flotte. Huit orateurs sont entendus. M. Gillon veut parler, on demande la clôture... Elle est mise aux voix,
Af. Gillon. C’est une violence que l’Assemblée exerce a mon égard.
Cris : A l’ordre! La contre-épreuve se fait; la clôture est
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prononcée.
M . le président. Monsieur Gillon, il n’y a pas de violence, (A gauche : Si! si!) Quand l’Assemblée a entendu sept ol huit orateurs sur une question, ce n’est pas là étouffer b
A les, teui (1 vaen Aj me vois
Vote
DK I/ÀSSEMBÜÉE LÉGISLATIVE.
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discussion. Le juge lui-mémo, a l'audience, a Je droit de dire : La cause est entendue. Une Assemblée a ce droit aussi.
Prorogation du S août au II novembre.
19 novembre 1850. ■
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* bêtifiaiiiou de l élection du général Lahitte.
.1/. Sckœlcher proteste contre l'élection,.. au nom de ses amis politiques...
M. le président Vous pouvez discuter et voter contre l'éjection, mais vous n’avez pas le droit de protester contre lexeiciee du droit électoral. (Approbation à droite. —Réclamations a gauche.) (La discussion continue: la gauche prétend encore que la Constitution a été violée, parce que la loi électorale avait restreint le vote universel.)
J/, le président, ils protestent au nom du peuple qui ne vote pas contre le peuple qui vote 1 1
De nouvelles interruptions se renouvellent de la part de la gauche. — M. Baroche dit : La loi a été exécutée. — Ou icpond a gauche : Non 3 non 1
il fc président. C’est l’image Inlèle des partis : le mépris de la loi î et la violence a la place.
[Les vociférations redoublent sur les bancs du la gauche, botta on va aux voix, et l'élection est validée par 460 houles blanches contre 175 noires.)
-0 novembre 1850 — Loi sur les conducteurs embrigadés.
Caractère de la séance : agitation et inaUention.
IpiJ™. . * ■ /' peUt pas J" avoir des émotions tous
tliscussio,,s raisonnabies> n
ïiemtenMBt* setabllt : — 0(1 c ’Ç»nte quelque temps, puis nennent les conversations particulières.) 11
1/. le president. Écoutez!.,, les conversations ne oeuvenf
sr,ir: & M ~ «"•«• *»• • astss
vo sin T vous ne ferez pas une majorité...
voteO CCOl,te ctlcoie l w intet *™ies jusqu’au moment du
\n M. DUi'IN , PHÉSiÜEïJT
L 21 novembre 1850. — Impôt sur les boissons.
M , de Cas fi Mon développe une proposition tendant à fai ru accorder une prime de 50 fr. par hectolitre aux eaux dévié et vins du Midi qui tomberaient au-dessous d’un certain prix,
il J. de Castillan* Je suis véritablement étonné que il. le rapporteur delà commission prétende que nous venonsdemander ici une indemnité pour les pays vinicoles.
Un membre à gauche . Demandez avec nous la suppression des droits sur lés boissons , et Von n'aura pas besoin d’accorder une indemnité.
M. de Castillan. L’Assemblée a répondu Vannée dernière à la demande que vous faites en ce moment; j’ai fait une proposition spéciale, je demande à la défendre.
M. le président se tournant vers le côté gauche , d’où est partie l'interruption. Ce n’est pas la même chose : vous par lez de Vimpôt sur les vins, et il s'agit ici d’un impôt pour les vins. (Hilarité universelle.)
M. de CastiÛon. Messieurs, vous le voyez, on emploie pour combattre ma proposition des armes de plus d a une sorte : après la grosse artillerie de l'honorable rapporteur de la commission , viennent les épigra menés de M. le pmi dent.
M- le président. Monsieur, ee n’est point une e'pigramfne, c’est la traduction nette de votre proposition. On veut faire prendre le change à l’Assemblée en parlant de la suppression des droits sur les vins, et je montre la différence qui y a entre votre proposition , qui accordé une prime à eer tains produits vinicoles, et la suppression de cet impôt c’est très-sérieusement que j’ai parié, (Très-bien 1)
2S novembre 1850, —Lois de finance. — Lavoirs publics.
(D’après le règlement, les demandes de crédits ne sont soumises qu’à une seule délibération. — Bien , lorsqu’il n'y a qu’une question financière. Mais doit-il en être de même 1 orsqu\ine 1 oi imp 1 i que une question de principe, indëpen- ] dam ment du chiffre qui y est attaché. — M. le président avertit l'Assemblée du danger qu’il y aurait en ce cas à tt
de l'assemblée législative. 343
pas soumettre la loi à Le'preuve des trois délibérations. — L : Assemblée décide en ce sens.)
22 novembre 1850. - Mont-Saint-Michel , consigne militaire .— Jtf. Valentin,
(Interpellations de MAL Schœlqher et Madier de Montiau sur le régime de la prison du Mont-Saint-Michel, On reproche à un factionnaire d’avoir tiré, sans ïe toucher cependant, sur un prisonnier qui avait résisté trois fois à 1’»!jonction de se retirer, M. le ministre répond que le soldat n’a lait qu’exécuter sa consigne, — AL Edmond Valentin prononce de sa place des paroles que nous ne pouvons saisir dit le Moniteur J) ’
M. le président. Monsieur Valentin, ce n’est pas à vous à piger du mérite de cette question. (Hilarité prolongée à droite. — Violents murmures a gauche.)
(La discussion continue. Le ministre répond... On passe à 1 ordre du jour par 47o boules blanches contre W5 noires.)
AL 1 akntin demande la parole pour un fait personnel, L orateur récrimine contre le président, (Voix nombreuses avec force : La censure! la censure!)
AL Valentin au président. Soyez consciencieux ! (Nouvelles voix : La censure! la censure !)
JL le président. Vous n’avez pas le droit de donner des leçons au président ; c’est à moi à vous en donner, parce que vous le méritez de nouveau, (Très-bien î très-bien !)
JL Valentin. Je 11 e siège dans cette enceinte qu’en vertu démon titre de représentant, et toute autre position disparaît devant celle-là. En second lieu, ce n’est pas M, le president sans doute qui veut m'apprendre ce que c'est iprune consigne, ni la manière dont ori l’exécute.
JL le président. Ce que je puis vous apprendre, c'est à respecter J Assemblée dans la personne de son président, lires-bien 1) Vous pouviez demander la parole pour exposer vos doctrines, mais vous n’aviez pas le droit d’interrompre et cela seul vous auriez pu être rappelé à l'ordre ! J'ai asc de mon droit, et si j’en usais chaque fois que vous interrompes,., (Exclamations violentes et interpellations con- I us es ale xtrê m e gau cl ie. J Ioïæ à droite . C’est véritablement inconvenant 1 .1/. le président se tournant vers l’extrême gàuche. Rcebn-
M. DUPIN, PRÉSIDENT
naUrez^ous une autorité quelconque ici?,le reconnais parfaitement les inconvenances et les violences, et j ai le droit de les qualifier; sans cela il n’y a pas de deliberation possible^ * {Nouvelles exclamations à gauche.)
A droite. Très-bien 1 très-bien î
JL k président Je dis que M. Valentin n'avait pas le droit dInterrompre, et que pour ce seul fait il aurait pu être rappelé a 1 ordre. 11 avait le droit de discuter la question: il pouvait demander la parole pour faire des observation justes, rAssemblée aurait apprécié. Mats quand je n’allais pas jusqu'à le rappeler à 1 ordre, et que je me tornaisi lui dire que ce n'était pas à lui de juger du mérite de k question, j’avais raison ; je puis motiver le rappel à l'ordre comme il me convient, (Humeurs continuelles a gauche.)
Oui, comme il me convient et sous ma responsabilité morale. (Approbation presque universelle.) J’ai uséd’indul* gence envers M. Valentin, surtout quand U a été à celle tribune , car j'aurais pu le rappeler à l'ordre une première fois, puis une seconde fois pour son insistance, et l'Assemblée aurait peut-être été plus loin.,.
Voix nombreuses avec force . Oui ï oui!
A/- ie président. Je me borne ù clore ce débat en présence de la majorité immense qui vient de se déclarer en faveur de l'ordre du jour. (Très-bien !)
28 novembre 1850. — AL Schœlcher , ...Nous avons le! bonheur de vivre en république... (Murmures à droite, exclamations diverses; l’orateur s’en étonne.)
M. le président. Personne ne conteste qu’on est en république, ou ne conteste que le bonheur,.. (Hilarité.)
4 décembre j 1850. Dans la délibération sur la déclaration de neutralité de la France dans ïe conflit armé entre la Prusse et l’An triche , M. Mathieu de la Dr Ame ayant parlé « du traité honteux signé par le roi de Prusse »...
M. le président l'a interrompu en disant : La tribune française n’est pas faite pour insulter les puissances étrangères.
(L'orateur répète sa phrase en supprimant l’épithète offensante qui avait mérité l'observation.)
i pardroit
droit être tiou; lions allais tais à k h •rdre
bilile
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liére
sem¬
ence
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is le ex-
tien e lii arlé
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10 décembre 1830. — Grand rapport de M ♦ de Montalembert
sur la proposition de M. d’Olivier relative à l’observation
des dimanches et jours fériés, — Portalis. — Napoléon.
(Débat pour savoir si le rapport sera lu ou seulement déposé, A droite, on demande la lecture; la gauche conteste.)
M. U président. Voyons, pour trancher la difficulté, je vais consulter l'Assemblée sur la question de savoir si elle veut que le rapport soit lu,
(L'Assemblée est consultée, et elle décide que le rapport sera lu.)
j W. de Montalembert lit son rapport, ((1 est souvent interrompu par des exclamations de la gauche ; quelquefois des rires et des applaudissements ironiques.)
M. le président se tournant vers la gauche. Vous oubliez que c’est un rapport qu’on vous lit. (Rires et agitation à gauche.)
(Enfin M. de Montalembert, fatigué, demande h déposer te reste de son rapport, et à lire seulement les articles du projet. Mais, sur plusieurs de ces articles, la gauche renouvelle les marques d’improbation par des exclamations, des rires, des applaudissements ironiques... — Une vive agitation succède a cette lecture ; elle se prolonge pendant quelques minutes.)
Un membre de F extrême gauche* Renvoyé à Charenton ï (Exclamations.)
À droite , À l’ordre ! à Tordre I
M. le président. Je rappelle à Tordre l’auteur de T interruption. (Agitation bruyante.)
Le rapport sera imprimé et distribué.
ïtsF* A l'appui des conclusions du rapport, M. ch? Montalembert sëlait appuyé de Vopinion de M. Portalis, l'ancien ministre des cultes sans l'Empire ; mais il n'avait pas dit quelle avait été la réponse de l’empereur au rapport de son ministre. Napoléon , quand il recul Ce rapport, était à Üsierode, dans le Hanovre, et il écrivit sa réponse sur la feuilie même qui servait d’enveloppe au document qu'on venait de lui lire. — Plusieurs représentants qui connaissaient celte réponse vinrent au bureau du président pour en demander l'impression, afin de servir de contre-poids au rapport. — Le président leur répondit que c était à eus, si bon leur semblait, à faire reproduire cette pièce par h presse jet, en effet, a quelques jours de là, elle parut dans plusieurs journaux,
' m VI. du ? m f préside m
Voici le texte de ce curieux dqp muent ;
-11 esi contraire au droit divin dWpècW VUmnme t oui a bcBÜ, !JÎ comme les autres jours de la semaine de
travailler le dtmançlfe Jour gagner son pain. Le gouvernement be pourrait imposer une telle loi que s'il donnait gratis du pair, \ vL n ut “ e,J ont pas. D'ailleurs, le defaut de? peuples,^ France eV pas de trop travailler, La police et le gouvernement n'ont doue rien à l;ure ht-dessus.
» Les saints Pères liâmes ne prescrivent le repos le dimanche qtiW hommes qui ont assez d’aisance ou qui sont dans le cas de iU re assez d économie dans leur travail de la semaine pour pouvoir passer ] e dimanche sans travailler. Cela est si vrai, qu’il était dans Fusât» de tous les pays chrétiens, qiPavee la permission de levèque ou dti cutt on pouvait travailler le dimanche.
” Serait-ce à (‘évêque, serait-ce ans magistrats qu’ap par tien tirait le droit de donner celle permis5ton ? *
Uo a . VCI âù nos h u ™ la ff ™ publique employée à parcourir U vil es et les campagnes pour contraindre à célébrer la décade et \ m. vajller le dimanche. On doit bien se garder de se mettre dans \ a nécéci té d cm ployer un jour les gendarmes h empêcher l’homme qui a besoin de son travail ppur assurer sa subsistance de travailler le di* manche.
Da " s . l un cl r «"« , e cas, il y a tic la part de l’autorité superstition soit politique, 'Soit religieuse. Dieu a fait auxhomu.es une oMicall™ Un travail, piiftqml 11a pûs permis qu'aucun des fruits de hfterre leur f ut accorde sans travail. Il a voulu qu’ils travaillassent ctmnn jour puisqu il leur a donné des besoins qui renaissent tous les jours.
A 11 , 1 d,st V , G uep * à*** Cli < 1 ™ est prescrit par le clergé, les Jnis
véritablement religieuses, et (es obligations qu i nont été imagées^ dans tci vu f déterre l autorité des ministres du culte, La loi religieux \ eul que les catholiques aillent tous Je* dimanches à la messe, et le oerge, pour ctendrë son autorité , a voulu qu'aucun chrétien ne put, ^ns sa permission, travailler le dimanche.
H C f Ue Permission , il l'accordait on Ja refusait k son gré. pour coq. sia ter son pouvoir, et 1cm sait que, dans beaucoup de pays, vu f 0 fr, f üa,t avec â * 1 a /G™L Jfucore une fois, ces pratiques étaient «ip» ueitscs et plus faites pour nuire à la véritable religion que rLt h servir. IV usi-ce pas Bossuet qui disait : « Manges un hcc if, et soyez chrétien. » L observant du maigre le vendredi tt celle du renos If liantes dimUDn€ Suut ' Jue ,ies rè 0 ,es secondaires et très-insignï-
- Ce qm touche essentiellement aux commandements de PÉfflise, cest de ne pas nuire à l’ordre social, c'est de 11e pas faire de mal à son prochain, c est de ne pas abuser de sa liberté, H ne faut pas raisonner, mais il faut se moquer des prêtres qui demandent de tel* rcgJcmenis. Je ne les oblige pas à donner malgré eux l absolution, je ne veux p n% non plus qu“i[s tu obligent à faire jeter dans le séjour du c . .me le |*ysan qui travaille quelque jour de la semaine que ce soit pour assurer sa julUuMzioo et telle de sa famille.
fl Puisqu'on invoque l auiome sur m\è matière, il faut donc q.iellf
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