‹ Présidence de l'Assemblée législative dans les séances où l'action modératrice ou disciplinaire du Président a dû intervenir, analyse de ces séances ... petites annales contenant la date et l'indication sommaire des faits contemporains intéressant le régime constitutionnel de 1824 à 1853Chapitre 42 sur 120 · UE · texte numérisé non relu

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des bancs de la droite et du centre. — Vive et longue agitation.— La séance demeure suspendue pendant un quart

d'heure, , * .

j/ Thier s a la parole ensuite, il rend compte de ses premières relations avec le gouvernement.... Le jour bù la révolution du 24 février s’est faite, j'ai dit à mes amis et à d’anciens adversaires : « H ne faut émigrer ni au dehors , ni » au dedans; restons, quels que soient les périls, au poste » où la confiance du pays nous appellera; défendons ! or- J, t i r e r défendons ce que nous avons cru dans tous les temps;

» mais oublions nos sentiments personnels; et le pouvoir » nouveau qui va s'élever, soutenons4e. »

Parlant de son voyage à Claremout, M. Thiers confirme ee un en avait dit M, Baroche. — Je suis allé à Claremont, c'est vrai. Je l’ai dit à M. le ministre de l'intérieur : J’ai eu l'honneur d’étre assis entre une veuve respectable par ses malheurs, par ses qualités, et son iüs. Oui, je l'ai dit à M. le ministre de l’intérieur, on ne 1 appelait que le comte de Paris; et pour moi, je n’ai jamais admis qu’on Y appelât autrement, parce que la France lui a donné ce titre-la » et ne lui en a pas donné d'autre. (Marques d’approbation.) Maintenant, messieurs, je vais discuter les actes.., »

M. Ségur d’Aguesseau. Quelle est votre opinion sur \\iesbaden? (Exclamations diverses.)

M. Thiers. Monsieur de Ségur, permettez-moi de vous laisser, à vous et à messieurs les ministres, le soin de dissoudre la majorité. (Vive approbation et applaudissements répétés sur plusieurs bancs a droite et au centre.)

(M. de Ségur d'Aguesseau se lève pour parler.)

A/, le président* Vous n'avez pas la parole, vous n’avez pas le droit d’interpeller les orateurs, et vous le faites toujours d'une manière malencontreuse. (Explosion de rires approbatifs.)

JE Thiers continue de discuter les faits, les cris de Vive Pmpereur poussés dans les revues... et il termine par cette tirade prophétique Je n’ajoute plus qu’un mot : l\ n'y a nue deux pouvoirs aujourd’hui dans l’Etat; le pouvoir executif et le pouvoir législatif. — Si l’Assemblée cède aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un - Plusieurs voix* C’est vrai 1 très-bien l JE Thierst El quand il n’y en aura plus qu'un, la forme du gouvernement est changée ; le mot, ta forme viendront... quand ils viendront, cela m’importe peu; mais ce que vous dites ne pas vouloir, si l'Assemblée cède, vous bâtirez

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obtenu aujourd'hui même, il n’y a plus qu’un pouvoir Lt mot viendra quand on voudra... l'empire est fait, (CW vrai l e est vrai ! Acclamations nombreuses et très-vives mè 1res de réclamations et de murmures. — L'Assemblée se sepure au milieu d’une vive agitation. La séance est We a 7 heures.)

JS janvier 1851, — Vote par suite de la proposition Rémuzat.

Une vive agitation se fait remarquer au commencement siience eanCe ' ~ **' le i )rc ’ sident réclame plusieurs fois le

M. le président. Faites donc faire silence, messieurs la huissiers ■ vous êtes là assis comme des sénateurs, au lien de faire vos fonctions, (On rit.)

Lorsque le silence est établi, M. le president fait connaître les differentes propositions qui lui ont été remises en grand nombre par divers députés; on demande la priorité pour celle de SI. Sainte-Beuve ainsi conçue : « L'Assemblée dé- » çlare qu elle n’a pas confiance dans le ministère, et passe » a 1 ordre du jour, v

Cette proposition est adoptée au scrutin public par 415 bulletins blancs contre $86 bleus, 11 y avait 70] votants.

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20 janvier 1851. — Proposition sur l'exercice de la cojîtramle par corps pour dettes contre les représentants. H ernie a la suite de l’affaire Mauguin. )

(Au commencement de la discussion, inattention générale : on se préoccupait de la formation du nouveau ministère.)

Le president varie à plusieurs reprises ses formules pour exhorter 1 Assemblée au silence. « Agir ainsi, c'est travailler a sa propre déconsidération, » — « Il n’y a pas besoin de ministres pour cette discussion, puisqu’il ne suffît que de vos prérogatives. » n 1

A gauche, ii faut renvoyer à demain, il/, le président . Et si pendant ce temps on élève encore un conflit (1)? C’est le $8 décembre qu’il fallait renvoyer au lendemain [

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