CHAPITRE Y
même temps; avoir soin que chaque affaire et chaque question soit amenée dans l'ordre convenable.
(5) Il doit se familiariser avec les décisions déjà rendues dans les cas les plus fréquents de rappel aux règlements, pour pouvoir résoudre sans hésitation les difficultés lorsque des cas analogues se présentent et ne pas être obligé d'avouer son ignorance ou de demander la décision de l'assemblée. Bien n'affaiblit autant l'autorité du président que de faire preuve d'embarras dans des cas de ce genre.
(6) Le président doit spécialement surveiller avec un soin attentif les membres qui prennent part au débat. Il doit entendre chaque mot qui se dit et concentrer son attention sans partage sur chaque orateur. Au premier mot inconvenant, à la première remarque personnelle, il doit intervenir immédiatement et rappeler l'orateur à l'ordre. Bien souvent on laisse les orateurs aller trop loin dans des remarques personnelles avant de les arrêter; alors l'individu attaqué réclame le droit de répliquer, et il s'ensuit invariablement un échange d'accusations et de récriminations. Il faut éviter ce désagrément en arrêtant net toute incartade au début.
(7) Le président doit avoir constamment une attitude courtoise et conciliante envers tous les membres, même les plus humbles. Dans le choix des comités, il a une excellente occasion de faire
•rendre justice au mérite discret, de juger et de mettre à profit la valeur réelle de ceux qui l'entourent. Il doit soigneusement éviter la pétulance et le favoritisme, agir avec une stricte impartialité et prouver par sa tenue et par ses actes qu'il a à cœur la prospérité de la société.
(8) Le président est donc dans une certaine mesure le directeur d'une société, mais il en est
OFFICIEES
aussi le serviteur. Il est tenu d'obéir aux instructions de la société et de les mettre à exécution; d'authentiquer ses délibérations par sa signature, si c'est nécessaire ; de représenter et de parler au nom de la société quand et où elle doit figurer comme entité.
(9) Dans les petits groupements le président ira pas l'habitude de se lever pour mettre aux; voix une question, mais dans les grandes sociétés ou réunions, il est plus digne de se lever pour faire prendre le vote.
(10) Dans tous les ballottages et dans les questions pour lesquelles on prend les oui et les non, le président ordinairement doit voter, mais son nom est appelé le dernier. Dans les autres cas, il n'est pas coutume que le président vote, à moins que les membres ne soient également divisés, ni à moins que son vote donné avec la minorité ne rende la décision égale — et dans le cas d'une division égale, la motion est généralement perdue, à moins de règlement spécial. (Voir Vote des officiers, 25.
(11) L'usage permet au président d'appeler un membre au fauteuil pour pouvoir prendre un siège dans • l'assemblée et prendre la parole dans le débat. Mais il vaut mieux pour le président, si la question à traiter doit venir devant un comité général d'attendre ce moment pour exprimer son opinion.
(12) Dans les assemblées de Commissions, dans les réunions d'affaires, dans les séances de conseils d'administration de société, le président doit forcément avoir charge de la direction générale des délibérations et doit donner les explications nécessaires pour la discussion intelligente des mesures et des questions qui intéressent le corps en séance. Mais, dans les assemblées ordinaires,