C. — Dans les derniers moments de l’asystolie
D, — Ses modifications sous l'influence des diverses médications de l'appareil cardicvasculaire.
ÆE. — Dans l’asystolie des anévrismes artérioveineux.
A. = LA PRESSION VEINEUSE ET SES MODIFICATIONS DANS L’ASYSTOLIE RÉDUCTIBLE
Dans ce type clinique, les malades arrivés en pleine crise d’asystolie sont nettement améliorés par le traitement habituel. Ainsi nous voyons la pression veineuse suivre une marche rétrograde, en se
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rapprochant du chiffre normal. En même temps que la pression veineuse, le cortège symptomatique de l’asystolie tend aussi à disparaitre. Et on assiste à la fonte des œdèmes, à la diminution de la dyspnée, à la rétrocession des congestions viscérales, alors que la crise polyurique marque le déclin de l’asystolie. Les symptômes d'une part, la pression veineuse de l’autre, décrivent deux courbes parallèles. Les observations qui suivent le prouvent surabondamment.
Obs. XV.— M.R...,77 ans. Passé de chirurgie où il a été opéré pour hydrocèle. x
Pas d’antécédents spécifiques. Pas de rhumatisme articu-. laire aigu, Rhumatisme chronique. Soigné à plusieurs reprises pour bronchite et jamais pour son cœur. <
Examen. — Cyanose très marquée du visage, Dyspnée intense. Foie débordant de trois travers de doigts. Emphysème généralisé. Souffle systolique de la pointe. Tachyarythmie. Fièvre entre 38 et 39 degrés.
Le a5 juin : T. A. 13 1/2/0. P. V. 18. Pouls 100, arythmique avant tout traitement.
Le 3 juillet : T. A. 11/8. P. V. 13 après LXV gouttes de digitaline et de diète lactée. Grande amélioration. Disparition de la dyspnée et de la cyanose. Reprise de l'alimentation.
Obs. XVI. — Mme G. E.., chiffonnière. Asystolie avec tachyarythmie. Gros foie. Gros souffle systolique à la pointe.
Le 26 avril avant le traitement :
Mr Au To/16.: 2. Van
Le 3 mai, après le traitement digitalique : T. A. 15/7. P. V9:
Le 1° juin, persistance d’amélioration :
MA ab P. V0:
ir AG
Obs. XVII. — M. M... 44 ans. Asystolie chez un spécifique présentant une double lésion aortique et insuflisance mitrale.
Examen. — Cyanose, œdème, gros foie, double souffle de la base. Souffle systolique à la pointe. Insuffisance mitrale fonctionnelle (?)
Albuminurie, Purpura, Wassermann positif. Avant le traitement : T. A. 11/3. P. V. 25. Pouls 100 régulier.
Après trois jours de digitaline, diminution des œdèmes, de la dyspnée, du purpura.
Après dix jours d'amélioration, reprise des phénomènes asystoliques, apparition de sabictère.
T. A. 10/3. P. V. 25. Pouls 100, régulier.
Nouveau traitementdigilatique. Saignée. Purgation. Amen dement considérable de l’état asystolique. |
Obs. XVIII. — M. C...,6o ans, marchand de vin. Hypertension artérielle avec crises d’asystolie et anasarque. Antécédants : Ethyl (?). ,
Pas de rhumatisme articulaire aigu. Depuis deux mois œdème. Depuis un mois ascite progressive.
Le 4 mai : cyanose de la face. Dyspnée forte. Anasarque généralisé. Albumine 1 gr. 5. Urée sanguine, o gr. 30.
Cœur : bruits lointains. Pas de galop. Pas d'insuffisance mitrale fonctionnelle. Pouls tendu, arythmique. |
T. À. 22/16. P. V. 32. Pouls 80.
Le 5 mai, après saignée et purgation :
Le 8 mai, après L gouttes de digitale :
T. A. 21/8. P. V. 13. Pouls 53.
Grande amélioration. Diminution des œdèmes. Crise urinaire.
Le 28 mai sort en apparence guéri.
AS ar/19.P; V.19.
Pendant deux mois le malade vaque à ses occupations.
——— Aie
Le 21 juillet le malade revient consulter. Le gros œdème malléolaire, Œdème du scrotum.
Ainsi à cette époque la pression veineuse montre l'avènement d’une nouvelle poussée asystolique qui fut enrayée à temps par le traitement digitalique.
Cette observation montre les variations intenses que peut présenter la pression veineuse. Mais aussi incite à mesurer à nouveau cette pression dès que l’on peut et aussi fréquemment que possible.
Car il est évident que ces malades, ayant présenté une défaillance aussi considérable du muscle cardiaque, se trouvent dans un équilibre circulatoire instable et que souvent c’est la pression veineuse qui de basse redevenant haute entre deux examens, permettra de dépister avant tout autre symptôme clinique marqué un retour de l’asystolie.
Tels sont les faits. On voit que la chute de la pression veineuse à la suite de la triade : digitale, saignée, purgation, peut présenter des grandes variations pouvant aller jusqu’à 10, 12, 15 centimètres cubes d’eau et même plus.
Comme au cours de l’asystolie confirmée son élé- vation marquait le degré de la stase dans la circulation de retour, de même nous voyons sa baisse marcher parallèlement avec la récupération des forces du muscle cardiaque. Non seulement elle montre d’une façon évidente cette récupération, mais encore mesure son degré et sa continuité.
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Does LA PRESSION VEINEUSE ET SES MODIFICATIONS DANS L’ASYSTOLIÉ IRRÉDUCTIBLE
A l'opposé du type précédent la pression veineuse prend dans cette forme une allure caractéristique. Malgré un traitement énergique par les injections intra-veineuses de digitale ou d’ouabaiïne, la pression veineuse se maintient fixe ou avec quelques faibles oscillations à un niveau très élevé. D’ailleursle tableau clinique contribue lui aussi à distinguer ce type d’asystolie. Les symptômes généraux montrent une marche de gravité croissante. Ainsi la dyspnée, les œdèmes et les congestions viscérales atteignent leur apogée. Mais si le tableau clinique et la pression veineuse marchent de paire, les variations de cette dernière nous paraissent être plus significatives. Alors que souvent, malgré un traitement énergique on reste hésitant sur l’issue de l’asystolie en cours, la fixité de l’aiguille du manomètre montrantun chiffre
élevé oriente déjà le clinicien dans la voix du pronostic.
Comme exemple nous donnons l'observation suivante:
Obs. XIX. — Mme D..., 4o ans. Double lésion aortique et mitrale. Asystolie. A l'examen on constate : cyanose, dyspnée, gros foie, œdème. Pleurésie de la base droite. Double souffle de la base et soufile mitral. A son entrée: T. A. 13/r0. P. V. 25. Pouls 120 arythmique, après trois jours d'ouabaïne, 1/4, 1/4, 1/2 de milligramme, pas d'amélioration de
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l'état général. La pression veineuse reste à 26, montrant bien l'existence d’une asystolie irréductible et la malade meurt quelques jours après.
Nous croyons que l’histoire de cette malheureuse femme souligne suffisamment l’importance de la fixité du chiffre de la pression veineuse, malgré un traitement qui fut si énergique.
Mais le pronostic reste non moinssombre dans les cas où à côté d’une amélioration passagère des symptômes généraux nous voyons la pression veineuse rester élevée. En effet très rapidement réapparaîtra le symptôme d’asystolie irréductible évoluant vers la mort.
Obs. XX. — Mme Ch. Maladie mitrale. Gros foie. Subasystolie.
Le 10 août : T. À. 11 1/2/8. T. V. 25. Pouls 92. Après la digitale le 27 août : T. A. 11/7. P. V. 15.
Reprise des phénomènes d’asystolie nécessitant la digitaline intraveineuse.
Le 2 septembre : T. A. 10 1/2/8. P. V. 28.
Le 26 septembre. T. A. 11/7. P. V. 25.
Amélioration légère des symptômes d’asystolie avec persistance de la pression veineuse élevée.
Le & octobre: P. V. 35, Morte quelques jours après.
Obs. XXI. — Mme D..., 52 ans. Asystolie compliquée de phlébite du bras gauche.
Antécédents. — Bronchite et cardiopathie soignées depuis deux mois. Œdème des membres inférieurs.
Le 20 juillet, dans la nuit, douleur dans le bras gauche. Immédiatement le bras devient violacé, doublé de volume,