‹ Pression Veineuse au Cours de l'AsystolieChapitre 24 sur 39 · HUER · texte numérisé non relu

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tion considérable. La pression veineuse tomba en effet à 12 centimètres cubes (obs. XXII). À ce malade s’oppose d’une façon complète l’histoire suivante :Ils'agit d’une asystolie irréductible. À son entrée le malade présentait comme pression veineuse 25 centimètres cubes d’eau. Après trois injections successives de 1/4, 1/2, 1/2 milligramme d'onabaïne, cette pression au lieu de baisser montra au contraire une augmentation d’un degré et marqua 26. Seule la pression minima descendit d’un demi-degré, indiquant une élévation fugace de la pression différentielle. La mort arriva peu de temps après (obs. XIX).

A la fin, notons encore que chez les cardiorénaux on réussit souvent très bien à faire disparaître les signes de subasystolie avec l’abaissement de la pression veineuse uniquement par l'emploi du régime lactovégétarien auquel on associe la théobromine. Telle, l'observation suivante :

Obs. XXV.— M. D..., 47 ans, vient consulter pour céphalée nocturne. Albuminurie, Au cœur bruit de galop. Pas de souffle. Foie légèrement douloureux.

Le 6 mai : T. A, 15/9. P. V. 25.

A la suite du régime lacto-végétarien et de la théobromine, on note la diminution de la céphalée et 1. A. 14/8, BYV-18;

Cette étude de la pression veineuse au cours des asystolies traitées nous montre l’action bienfaisante et universellement reconnue de la saignée, des toni. cardiaques et du régime. Nous ne saurions opposer

ces différentes médications mais au contraire nous trouvons qu'il estnécessaire de les associer, Nous ne saurions faire de même un parallèle entre les divers tonicardiaques. L'étude de la pression veineuse ne vient que confirmer le pouvoir de la digitale par voie buccale et par voie intraveineuse et montre que dans les cas où la digitale a épuisé son effort, l’ouabaïne peut encore agir, améliorer l’état du sujet, ce qui se traduit, sauf dans les cas d’asystolie irréductible, par la chute de la pression veineuse,

E. — L’ASYSTOLIE DANS LES ANÉVRISMES ARTÉRIO VEINEUX

L’asystolic considérée comme conséquence d’un anévrisme artérioveineux est de date récente. Les traités classiques n’en parlent point.

Par contre, surtout depuis la guerre, l’attention des auteurs est attirée sur ce point. En France, Delbet (1), Tuffier, Cunéo (2), Cazamiau (3), Toussaint (4) et Grégoire (5), à l’étranger Osler (6) et Makins (7) citent des cas où une asystolie progressive apparait

r. Delbet, Bull. et Mém. de la Société de Chirurgie, séance du 30 mai 1917.

2. Cunéo, Bull. et Mém. de la Soc. de Chir.; 1917, n° 24, p. 1421.

3. Cazamiau, Bull. et Mém. de la Soc. méd. des Hôpitaux, 12 janv. 1917, p. 46.

4. Toussaint, Bull. et Mém. de la Société de Chirurgie, 1907, n° 25, p. 1407.

5. R. Grégoire, Bull. et Mém. de la Société de Chirurgie, 1922, 1013 D. 500.

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