PARTICIPANTE DE SOS SACERDOCE
Chaque fidèle, recevant quelque part de la plénitude du Souverain Prêtre, es! Prêtre spirituel, e1 il exerce sou Sacerdoce de deux manières. Premièrement, en s'offrant Lui-même, suivant la recommandation de saint Paul : « Je voua Bupplie par la miséricorde de Dieu, dit-il, de faire de votre corps une Eostie vivante, sainte et agréable à Dieu l » ; en multipliant, par la pratique des vertus, comme le demande sainl Pierre, les sacrifices spirituels3 : en un mot, en faisant toute chose dans la vue de plaire à Dieu el de s'unir à lui Car c'esl L'enseignement de saint Augustin), « toute œuvre faite pour nous unir à Dieu d'une union sainte, et que nous rapportons^ ce souverain Bien, source de toute félicité, est un vrai .Sacrifice 3. »
Deuxièmement, chaque fidèle exerce <<,w Sacerdoce spirituel, en concourant à L'oblationdu corps el du sang de JÉSUS-CHRIST, SOil parle don qu'il fait de ce qui est la matière du Sacrifice eucharistique, comme nous L'avons dit au chap. wii" du Livre 1er ; soit par la part active qu'il prend à la formation de celui qui est le ministre du Sacrifice public de l'Eglise, — ce qu'il peut faire par ses prières en faveur de ce ministre, par ses aumônes, en
coL43( 137 8. Petr. Cbrysolog., 8erm. CVDX - Patr. lat.. t. LII,
coL 600. s. I !.. 8erm.TV alin-, 3) in die aswmptionia tua ad Pon-
tifieatum. Patr. lat, t LIV,coL 149. S. Agobard. Episc. Lugdnnena., 1>, privilegio et jun Sacerdotii, initio. — Patr. lat.. t. CIV, coL 127. BoMuet, Méditât, tur l'Evang., La Cène, II part i.\ r jour.
1 1,'nlll. XII. 1.
cerdotîum Banctam, offerre Bpirituales bostias, acceptabîlea D( pet Jesnm Cnristum. I Petr. a, 5. — Co qui fait dire a sainl
Ambroiae : Omnes filii Ecclesiae Sacerdotec rant; ungimur entm in dotiam Banctnm, offerentes nosmetipsos Deo bostiaa ipiritoalea. — In 1. ,»•„„,. m,, v. 0.83. - Patr. lat, tXV, eol. 1645,
Vernni lacrificiam est omne opui «i 1 1< >< i agitur, at nanctâ societate inlia riainiis i ).,i, relatant scilicet ad illuin finem boni, qo i beat!
nui. Dt civil. l><;. ni.. \. cap, w. Patr. lat, t. \i.i. coL -
8C8 B2U8T v f \n BON fcGLISI
un mot, par tout ce qui contribue à l'éducation, à La sanctification, à la parfaite préparation <!<• ce membre privilégié de l'Eglise : soit, enfin, en B'unissant à l'oblati«'M du Sacrifice eucharistique d'une manière si intime qu'il puisse dire, comme l'Eglise L'y autorise, que 1«' Sacrioffertest le sien, et «ju'il l'offre par les mains d'un s, député pour l'offrir personnellement au nom de t"ii^.
Tel est L'esprit de Sacrificature <|ui peut animer chaque membre «lu < Jorps mystique de Jésus-Christ, TEglia* tel est le Sacerdoce qu'il peut exercer. Mais la participation qu'il a reçue du Sacerdoce du Elis de Dieu, ne lui donne aucun autre droit Pour monter à L'autel, pour offrir crifice public de l'Eglise, pour y être 1«- ministre, L'instrument uécessaire «lu Sacerdoce de Jési s-Christ, pour avoir la vertu »1«- rendre présente la divine Victime, • •t opérer ainsi cette Ineffable merveille de la Transubstantiation, par Laquelle seule Jj si - peut faire ei ]
h office de Prêtre et être la Religion <!«• cette • • bien aimée, il faut une élection éternelle «!«• Do t et m ration authentique, notoire, un >
sible de 1 e, opérant la Imprimant un carac
ible, il faut un Sacrement de la Loi nouvelle, tte vérité est de foi. Saint Paul «lit : Tout Pontife est pi - parmi Les hommes et est établi pour les hommes, ■ I du culte de lui t . afin qu'il offre des dons <-t
poui les péchés... Et nul ne B'attribue A l honneur, mais il faut <|u il y soit appelé de l»ifi « Dtiimi
homiiiil
PABTK ll'\NTK DE BON BA< ERD04 E
Va Le concile de Trente a défini la doctrine, comme il suit :
Notre-Seigneur JÉ8US-< Ihbist, dans la dernière I lène, la nuit même qu'il fut livré, voulut laisser à l'Eglise, sa chère Epouse, un Sacrifice visible, tel que la nature des hommes le demande, et par lequel le Sacrifice sanglant qui devait B'opérersur la croix fût représenté : tel aussi que la mémoire s'en perpétuâtjusqu'à la fin des'siècles... Alors, ce même Sauveur, se déclarant Prêtre établi pour l'éternité selon l'ordre de Melehisédech, offrit à Dieu le Père son Corps et son Sang sous les espèces du pain et du vin : et, sous les symboles de ces mêmes choses, il les présenta à Bes Apôtres, qu'il établissait alors Prêtres du nouveau Testament ; et par ces paroles : Faites ceci en mémoire de moi, il leur ordonna, à eux et à leurs si seuis dans le Sacerdoce, de les offrir, ainsi que L'Eglise catholique l'a toujours entendu et enseigné *. »
C'esr pourquoi: Si quelqu'un dit que, dans le nouveau mieiit. il n'y a point de Sacerdoce visible et extérieur, ou qu'il n'y a pas une certaine puissance de consacrer et d'offrir le vrai Corps et le vrai San-- de .1 - s. Christ...: qu'il soit anathème. — Si quelqu'un dit que l'Ordre ou la sacrée Ordination n'est pas véritablement et proprement un Bacrement institué par Notre-Seigneur s-Christ, ou que c'est une invention humaine..., ou une certaine forme et manière de choisir des ministres de la parole «le Dieu et des Sacrements : qu'il Boit anathème. Si quelqu'un dit que le Saint Esprit n'est pas
■ II./'' '/!■ ,ï. I :ip. i.
Ubi apertè ideo Chriati Sacerdotium dicitur sternum, quia Chriato nuUua I îpae eat principalia 8acerdoe qui, in omnibus e1 per
omnee Sacerdofc -t:i nti. offi I l > enim quia 3 dos in
■sternum înatituit Apostolos Sacerdotea, ai per ipaos auum Sacerdotium eretur. — !>• Lug /'■ ! arùtiât diaput. \I\. Met, \ l
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donné par l'Ordination sacrée, et qu'ainsi c'est vainement que les Evêques disent: Recevez le Saint Esprit . <»u que, par la même < ordination, il ne s'imprime point de • e, ou bien que celui qui une fois a été Prêtre, peut <!<• nouveau devenir laïque : «in'il soit anathème K Ainsi tout le dessein de Notre-Seigneur Jésus-Christ est manifeste. Prêtre,c'esl but son Humanité qu'il a exercé n..ii Sacerdoce, <-i il s'est fait Bostie, et il B'est offert <-n Sacrifice. Son Sacerdoce et son Sacrifice riant éternels, il a laissé son Sacrifice ;'i son Eglise : c'est le saint Sacri-
de l.i Messe. Il a aussi communiqué à cette même Eglise bod Sacerdoce : et c'est par le Sacrement de l'« >r dre «i1"' 3 ■ ■ est communiqué, non à chaque
membre de l'Eglise, mais à ceux qui sont appelés de 1mm . comme Aaron, pour recevoir cet honneur. Ceux (pii 1.- reçoivent peuvent être, à juste titre, à cause de cette communication même, considérés comme d'autres
^-Christ ; leur union ai Souverain Prêtre m-
peut être plus intime ; car il > a. «•nue Jésus-Chbié . ea hommes privilégiés, non seulement union <!<• minis-
maia encoi e union d'état et <!<• dispositioi
ir extraordinaire, et Bans pareille - d ce monde,
obligi qui en Bont l'objet, à une grande Bainteté;
;• . • rtus qu'ils ne doh ent pratiquer <-t •> un
minent. < !e Bont \ raiment les homm< - dcDiEi
I it< m - de I mi i tentant légitimement le
\tit* i dans l i poi tant partout sa bonne od<
D i I II 1*1
!■ u.'TM irwi T. DE BON SACERDOCE 269
donnant le spectacle de fidèles ministres en qui Dieu triomphe l, <vt qui sont la véritable gloire du I îhrist -.
C'est, sommairement, l'ensemble des vérités que qous avons à étudier dans la suite de ce second Livre.
'. Deo aatem gratias, qui semper triomphât noe in Christo Jesu. — Il Cor. h, 14.
- Apostoli eccleaiarnm, gloria Christ! — IbîcL, vin, 23.