‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 120 sur 204 · ET DE BON ! XI".\ HABITUELLE A JÉ8U8-H08TD · texte numérisé non relu

ET DE BON ! XI".\ HABITUELLE A JÉ8U8-H08TD

D est donc vrai que la Communion achève et consomme

ce que la < îonsécration a commencé, l'aria < Ionsécration, Jésus est devenu présent sur l'autel, et en ce moment il s'est offert, et il nous a offerts; et uous offrant, il dous a réellement consacrés ses Victimes. ( l'est en Ba qualité de Prêtre, qu'il nous a consacrés Victimes, nous qui sommes ses Prêtres; et uous, adhérant à son dessein d'amour, nous avons confirmé cette première Consécration avec amour. Mais le Mystère s'achève à La Communion. Maintenant ce n'est plus comme Prêtre, c'est en sa qualité d'Hostie, que Jésus nous consacre Hosties: car. parla Communion, il se répand en nous, il prend possession de tout notre être, il marquede son sceau, et «le son caractère «1 Hostie, chacune de nos facultés, chacun de nos sens; et il fait ainsi de notre âme et de notre corps une Hostie vivant*', sainte et agréable a Dieu '. I><- sorte qu'il cuis. >mme en ce moment, par cette consécration universelle de tout nous-même, l'œuvre de sanctification qu'il a commencée en nous communiquant le caractère et le pouvoir de son Sacerdoce.

lutons but ce sujet un Prêtre qui semble avoir, plus que tout autre, compris ce merveilleux mystère de la charité «le Dieu envers nous.

Le Prêtre et l'Hostie, dit le vénérable M. Olier, ne doivent être qu'un. C'est pour cela que le Prêtre communie à l'Hostie et devient une même chose avec elle, non seulement par présence réelle, mais aussi par union intime et par communion de dispositions et de sentiment

Comme donc le Prêtre extérieur et visible figure et représente le Prêtre intérieur et invisible), c'est-à-dire

1 Rom. m, 1.

DE 1. \ « OHM! NTON DE PRÊTRE

irist 1': que JÉ81 - < ÎHHIS1 Prêtre -M Le

m. m.- que son Hostie, puisque c'esl lui-même qui oflfi •

ii<-.- et qui «-il est la Victime; <1<- là vient que le Prêtre munie a l'Hostie, sous les symboles 'lu pain ei du vin. i i mmunion montre, <!<• la manière la plusexpi

h ti té qui entre le Prêtre ei l'Hostie. Car, rien ne

m plus identique, dans la nature, que l'aliment i • î qui s'en nourri! : rieu ne devient plus parfaitement un a\ <•<• nous, que la chose qui se change en n<>u-. comme il arrive dans la réelle <-t véritable nourriture '.

donc pour ce sujet que Nbtre-Seigncur, voulant exprimer l'identité <'t l'unité qui <l"it exister entre le Prêtre et l'Hostie, se sert «lu pain <-t du vin il. m- la l iiiiiiii<.ii : il marque par là. que le Prêtre et l'Hostie «l"i vent être une même chose ; que tous les Prêtres <1"

■ 1.' véritables Victimes; et que, comme il- ne — • • 1 1 t véritablement Prêtres de I'in qu'en Jfsus-Christ .-t par Jésus-Christ habitant en eux pai sprit,

i!> doivent être aussi avec lui »!<• véritables Hosties,

ivre toujours dans cet esprit, s'ils veulent comme lui <!<• véritables Prêtrea '. i ;

nérable Fondateur de Saint Sulpice sont d méditations!

La Communion sacramentelle est tout, pour 1< Prêtre.

KT DE SOH i M"\ HABITUELLE A JÉ8C8-H08TIE

Elle est la fin où il tend sans cesse, le centre où il se repose, la source où il puise ce qu'il doit être pour Dieu et pour les âmes. Son esprit, son cœur, toute >a vie, touies œuvres, tout son être est soumis à ce Mystère d'union. Et, parce qu'il ne peut faire qu'une fois le jour [au moins ordinairement cette Communion qui est le complément du Sacrifice; la Communion spirituelle lui devient une habitude dont les actes sont aussi fréquents, bi l'on peut ainsi dire, que les mouvements mêmes de la vie naturelle. J'ai' ouvert ma bouche, 'lit-il Bans i avec le Psalmiste, la bouche de mon cœur avide, pour attirer en moi l'esprit ' . l'esprit de ce Mystère, la grâce mille fois précieuse de cette union, l'état, la vie d'Hostie, que renferme, que communique la Communion sacramentelle. Cette habitude d'attirer en lui Jésus-Hostie, ce désir insatiable, cette faim, cette soif spirituelle, comme l'état incessant du Prêtre fidèle à la grâce de sa vocation. Nous venons de dire que les Prêtres de l'ancienne Alliance 8e nourrissaient des Victimes, des dons de L'autel, de tout ce qui était offert au Seigneur. Ds n'avaient aucun bien terrestre. Leurs biens, Leurs revenus, ce qui soutenait leur existence, c'était La chair des Victimes et tout autre aliment apporté au Seigneur comme une Oblation et un Sacrifice 2. Lors donc qu'ils éprouvaient Le besoin de La faim qu'on nous pardonne cette remarque . c'était vers des Victimes que ce besoin Les portait; en ce sens, on pourrait dire s'ils se maintenaient toujours, en désirant B'en nourrir, dans L'esprit qu'ils devaient avoir en les prenant . qu'ils étaient dans

1 Ps. < xvni, 131.

On peutvoiran Livredea N imbrea, chap. ivra, tion des offrandes qui devenaient le bien dea P

maux, fruit*, froment, liiiil»-, vin

1>K I. \ « "MMI M"\ I" 11: I I Kl

une perpétuelle disposition de Communion spirituelle, que 1 >avid exprimait, dans ce Psaume qu'il avait composé pour les FilsdeCoré , qui étaient Lévites: Qm vos tabernacles sont aimés, - unir il--- vertus! Mon cœur y esl plein de désirs, <-t mon aine tombe de défaillance 'Lui- vos parvis... Vos autels! gneur <!<•- vertus,mon Roi et mon Dieu1! Et ailleurs,

cet autre psaume composé par Asapb - le Léviti S eur, qu'est-ce que je désire auciel? Hors il.- \ ..ii-, qu'est-ce que je désire sur la terre? .'<• D'éprouvé que défaillance en ma chair, dans mon cœur: Vous êtes l.- Dieu <l«- mon cœur, voua êtes mon partage, •• Dieu, pour toute L'éternité ' l 'était une manière sublime d'exprimer leurs ardeurs pour l'union à I > 1 1 i . « t comme ;iut;int d'actes de Communion spirituelle. Ces fervents ministres du Tabernacle sont dos modèles, ou, pour mieux dire, la bienheureuse condition qui leur était faite de D'avoir pour aliment que des Victimes et desoffrandes, uous provoque de nouveau à la disposition très sainte dont nous parlons : la Communion spirituelle la plus fréquente. Le jour, la nuit même, à tout heure, en i « ► n t « * ipation, '-ii toute épreuve, en toute I itton,

m Prêtre, comme par un mouvement naturel «lu i poi t«- \ Pain, vers ce Vin, \ ers cet uni-

quc, . b! aimable, si attrayante Hostie, et n'a

qu'u celui de communier a tout ce qu'ell<

• i e qu'elle fait, à tout ce qu'elle veut : A tant

.. tant de patience, d'humilité, de dou< pauvreté, de tiflcation, d'amoureuse r< ;

' : ; ('on

ET DE son QNION BABIT1 ELLE A JÉ8D8-H08TIE 303

envers le Père, 'le zèle consumant pour les âmes. Il ne veut avoir de vie que celle qui esl en plénitude eD <•(> divin Sacrement ; il ne veut se porter à aucune œuvre, quelle qu'elle soit, qui ne soit inspirée par L'esprit du Souverain Prêtre et de l'Agneau. Il veut être II<>>tiede ce Prêtre, el vraiment encore Hostie de cet Agneau, de cette Eostie, c'est-à-dire, être sans cesse sons l'action, le mouvement de la grâce qui découle, qui rayonne de l'Hostie ; être conduit par elle, dirigé par elle, et comme immolé par elle, Immolé dans ses goûts, ses attraits, ses vues, ses désirs, ses projets, tout ce qu'il est, tout ce qu'il pense, tout ce qu'il fait. Il veut que l'Hostie devienne, en ce sens, son Sacrificateur et son Prêtre.

Oh ! qu'heureux et saint est le Prêtre qui, se dégageant ainsi de lui-même et de tout ce qui est de la vie de nature, et se livrant à L'esprit, à l'action, à toute l'autorité et souveraineté de Celui qui lui est tout, de ce Prêtre si grand, si saint, sî aimable, qui lui a donné tout ce qu'il est, de cette Hostie qui ne vient dans ses mains que pour prendre possession de son cœur et de tout lui-même, et ainsi le consacrer dans La plus étonnante unité d'état, de sentiment, de vie, devient réellement un autre JÊ8i - Christ! 0 état divin! ô Vocation non pareille! ô invention ineffable de La Trinité adorable! ô Merveille que personne m- peut concevoir, si ce n'est vous, ô Reine de dos aines sacerdotales, 0 Marie, qui jouissez de voir ce que sait faire, dans la force toute-puissante et la touchante suavité de son amour, votre Fils bien-aimé,

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