DC PRÊTRE DE JÉ
magnifiques éloges, et il semble, es effet, qu'il ue soit pas possible d'exagérer en un si beau sujet. Et, cependant, quelle différence entre le Sacrifice du Religieux et celui du Prêtre ! Si c'est l'union à Jésus-Christ qui fait l'ex cellence de l'oblation el de l'holocau3te, quelle union est comparable à celleque le Prêtre contracte avec l'unique Prêtre «lu Père el son unique Hostie, au saint autel! Nous avons parlé dece mystère tout divin. Il faudrait y penser, le contempler, en parler sans cesse, il n'ya pas d'excès à rappeler cette parole de la sainte liturgie : Quantum potes tantùm mule, quia major omni laude. La louange s'épuise. Le sujet demeure à jamais au delà de toute admiration, comme de tout discours.
-: pourquoi, si le Religieux qui fait professii ^commence à être saint el doit, dès ce moment, tendre" par une obligation rigoureuse de sa vocation à une sainteté encore plus haute, quelle doit être la sainteté intérieure, ou du moins le désir i (fectif de devenir vraiment saint. • lui qui, dans toute la vérité de cette par >le, ue fait qu'un, soit comme Prêtre, soit comme Victime, av c J] le Sainl des Saints ?...
< »n comprend mieux, après ces réflexions, ce qu'exigeait saint Jérôme, quand il disail à un religieux de son temps : Vivez de telle sorte, dans votre monastère, que voua méritiez de devenir Clerc1. Il dit Clerc et non point Prêtre. Qu'aurait-il demandé d'un moine appelé à être prochainemenl ordonné Prêtre ? < î'esl à un moine récemment promu au Sacerdoce, que l'auteur de l'Imitation adresse ces belles el graves paroles: Vous voilà devenu Prêtre et consacré pour célébrer les saints Mystèn s.
ige,e1 rive in monMterîo, ni clericiu ni-, /'y. •'. ' .\ A I',
ad Butticum, P»tr. l.-it.. t. Wll. col. 1088.
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point pour cela diminué votre charge. Voua au contraire, plus étroitement lié au joug dé la sainte observance, <-t «■ un plus haut degré de
sainteté. Un Prêtre doit être orné <!<• toutes les vertus et donner aux autres l'exemple d'une vie sainte - aversation ne <l"it rien avoir <1<- celle «lu commun des nom- Elle doit être tout entière avec les Anges, dans 1«ciel, et avec les hommes parfaits «1«- la terre '.
Hélas ! ce n'est pas seulement avec les Anges du ciel et avec les parfaits de La terre . que nous devons être en rapport. Nous avons à parler aux pécheurs, aux endurcis, à ceux-là même qui sont pleins de haine contre ! >ii i : «•! •■• >s âmes malheureuses se comptent par milliers. Nous avons à les voir, à les aborder, à leur dire un mot mter leurs peines, leurs objections, Leurs es peut-être. < 'ni ! le Prêtre peut s'approprier la parole <lu Maître : Xon t?< ni tocan j\
ustes lui -<>iit chers; les pécheurs peut-être plus encore. Mais avec tous, qu'il ^"it. qu'il demeure P
toujours Prêtre, comme Le veut le saint auteur que nous i i;..n^ : Sacerdoë omnibus virtutibu* del
■ mplum ' qui «lit aux
■ i .1 tous Les misérables . la parole qu'il a apprise dans sa con> ersation a\ ec l< les hommes parfaits de la terre : < 'um Angt h '• /•/•./.