‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 142 sur 204 · I.A RELIGION · texte numérisé non relu

I.A RELIGION

Le Prêtre est donc par excellence, en vertu d'un titre sans pareil, dans l'Eglise, le Religieux de Dieu1. I < Ihrétiens privilégiés, qui portent ce nom magnifique, l'ont reçu par une sorte de communication de la grâce sa< dotale-, ils sonl religieux d'une manii mdaire,

comme des associés de l'( frdre ecclésiastique. Aussi n'estce pas en vertu d'une électioD divine, ni par ' d'un sacrement, qu'ils sont faits religieux de Dieu. Leur bonne volonté esl le principal agent de la condition si honorable qu'ils occupent - : et leur Profession, que l'acceptation el la bénédiction de l'Eglise pendent si solennelle, n'imprime aucun caractère Ineffaçable. Elle est, dans l'ordre surnaturel établi de Dieu, une gloire d'une grande magnificence ; niais le Sacerdoce en esl la source; elle ne possède que ce que le Sacerdoce lui communique. La grande el authentique vie religieuse esl celle du Prêtre :;. Il la possède en plénitude,il en l'ait les actes comme lui étant uaturellement, régulièrement, foncièrement propres. C'est la son ministère, sa mission, son état et vraiment Bon être '. Le Prêtre est Religieux, comme tout

très belle lettre 'lu vénérable Auteur, sur la Religion du Prêtri la \i.\ nr .

' si,- appellatur Levita: [pse meus, vel ipse pr Magnum erg i-

înis ejus, ut de '■<> Dominus dical : Ipse meus. 8. anibros. /'■ l

. lil.. I cap. l, n. 245. Patr. lat, t. XVI, col. 96 I liuter-

pretatur primo vocabulum snum, et, aominis définitions prolata, nitatur

quod dicitur. Si enim k- latine appellatur ; p

.;i vocantur clerici, vel quia >1<' sorte sunl Domini, vel quia ipse Dominns sors, id est, par- Clericorura est Qui autem vel ipse pars Domini - Domjnnm partem babet, talem se • ibibere débet, al el ipi minum, et poesideatur k Domino.

i.in. Patr. lat., t. XXII, co

pu perfectusi — , vade, vende quse habi «ix, 21.

P< nés illos s.-,. , rdot j) esl " ;

\ \\ . l'air, lat.. t. LXIII, • 1 184

« Oui Deua porti — t, nihil debel curare ni-i Deum. Q oim ad alia

officia confertur, hoc religionis cultui, atque huicm .decerpitur.

- Ambros. !• »><, cap- "• "• 7- 1,;i!:- '•'" ■ '• X1'

3 8ACER] B — i II"

homme est homi pourquoi sa Religion est il

santé, et universelle. Il est à chaque instant, et comme par t. >us les mouvements <!<• >a vie, la Religion de I mu . «-t il l'est à jamais, jusqu'à son dernier soupir, el jusque dans le ciel : car sod Sacerdoce est éternel. Le Seigneur avait dit des Lévites : Eruni Sacerdotea mihi religion* p< rpetini i. Combien plus vraie, <-t plus étendue, est cette oie, appliquée aux Prêtres de La Loi nouvelle ! Entrons maintenant <laii> quelques détails touchant la pratique de cette admirable Religion du Prêtre. E y a la Religion intérieure, et il y a l'extérieure. Parlons d'abord de la pi emiêre.

Religion intérieure, c'est une application, humble mais amoureuse, simple mais élevée, pleine «l»- Lundi animée de saintes ardeurs, à Diei et à tout tre, h

tout ce qu'il est en lui-mêmi iux œu\ res i

PuisE qu'il a mis, dans tout le monde visi-

ble et invisible, de traces, d'empreintes de ses divines Pcrfectii

-t la vue fréquente, habituelle même, de tant d cellence, «!<• < îrandeur, de Majesté, d<

i L'adoration profonde, anéantie et cependant heue tout ce qu'il y a, ru notre 1mm . d'ineffable Infinité, <!<• Plénitude absolue, d'essentielle Auto- Souveraineté, Liberté, Féli< unie,

t i.i lou ■ l'\ . t iit de t"in notre être \ i

tantielle, n< ternelle, \ h

qui est tout I Dieu, de Dn « P< re, de Dn i

I pi it : qui est l'Innascibilité du Père, la .h du l-'il-. la I' ii du Saint Esprit

Lnité d< P<

LA RELIGION

leur vie intérieure et leur vertu créatrice opérant au dehors ; qui est aussi leur essentiel domaine sur toute chose, leur adorable conduite s'exerçanl sans cesse et en toul lieu par des décrets toujours saints, par des jugements toujours équitables el irréformables, par des œuvres toujours parfaites '.

La Religion, c'est l'applaudissement de l'âme à toul ce que Dieu est, à tout ce qu'il veut, à tout ce qu'il opère. C'est la forte, grande, éclatante, toute pleine d'amour, el constante affirmation, que, dans Bes voies, toul est ordre, tout est sagesse, justice, bonté, vérité, sainteté.

C'est encore la contemplation de cette source adorable d'amour, qui est < le Père des lumières, duquel descend tout don partait et toute grâce excellente2 : qui dous a

créés, régénérés, bénis, gratifiés, glorifiés en J] ChbistS ;qui nous a comblés en Lui de toute sorte de bénédictions célestes ' dans le temps : qui nous prépare et nous promet, par Lui, la béatitude à venir, qui est la vision et la possession de sa gloire : contemplation qui est le principe de la plus émue, de la plus profonde reconnaissance, d'une perpétuelle et toujours croissante action de grâces.

La Religion, c'est aussi L'humiliation de notre âme devant notre Dieu si bon et pourtanl si peu aimé de nous; c'est l'affliction, c'esl le repentir, c'est la contrition du cœur; et c'est l'oblation, la remise, l'abandon humble et

simple, mais c 'ageux, prêt à tout sacrifice, fait à I >n i .

à -a justice, aux droits de -<<\\ Amour bl<

1 I>.i perfecta sont opéra, el omnes vise ejua jndicîa: Detu fld< abaque alla iniquitate, justna et recto». Deateron. xxzn, l.

1 Omne datam optimam, <-t omne donam perfectum, dei cendena .'i Pâtre laminûm. J > • t, 17.

' I •;iti in ChriatO .1. -m. — Eph. II, 1" :

i AT I> "il- 18

■ -i la supplication <|iii se reconnaît iinlie, mais <|iii espère, filiale, persévérante, de touj< rece\ oir et les dons de la Providence et les effusions de la l

-i l.i soumission intime, absolue »1<- tout notre être aux desseins de 1 >u i . a ses plans tracés d'avance car il

est i i<'ii d'impréï u dans les œu\ i • volonl ii bon plaisir, a tous ses droits, à tou

adorables exigenc* ledon universel de tout ceque

tus sommes, l'immolation, 1<- Sacrifice parfait <!<• uotre \ olonté, de nos prétention -. de nos \ i

nos intérêts, absolument <1«- tout »•«■ <|iii est de i m. u-, et qui, M»- près ou de loin, se rapporte à w

st, par cette disposition, la proclamation intime, bsolue de w cntielle dépendant

vitude a l'égard «!<■ notre < Créateur et de notr< ain

ir. Et, pour que rien ne manque, autant qu'il esi e que méritent la Grandeur, la Majesté, 11 cellence infinie 'I'- n<>ii<- Dieu, la Religion est enc

ration <!«• l'ame ,quc rec mande 1<- Saint-

■ rit '. avant toute prière . avant la sainte Mec pa |ucnt, avant la récitation du Bréviaire, l'admi

nistration d'un Bacrement . l'oraison, l'entrée mêm< l'Eglisi œuvre de piété, un simple signe de <

paration qui esi recueillement intérieur, mortil

Ltériours, esprit de i"i et d'amour, reconna pour l'honneur qui nous est fait, joie d'enfant à l'ap h-- <1<- noti i m mot, par toute Borte qui i épondent

• 1 1 1 î 1 op< •• qu'il \ 'in. .i ce qu'il

e « | ■ i il donne, la Religion intéricui • en

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