I. V RELIGION
vérité, Belon la signification même de ce terme, L'union à Dieu1, l'union habituelle, persévérante, à Dieu, en luimême, en son Etre, en sa vie une et trine, à Dieu Créateur, Sauveur, maintenant et & jamais notre Vie unique, dans l'ordre de la nature, comme dans celui delà grâce et de la gloire.
Eh bien! le Prêtre, plus que toute créature, dans l'Eglise, a, par un droit foncièrement inamissible el par on devoir essentiel, le bonheur de vivre de cette union Qu'on le considère dans la gloire de son Sacerdoce ou dans l'humilité de son étal d'Hostie, il t'a i r sans cesse ce qu'il recommande aux fidèles : Son cœur est en haut: il tient son cœur appliqué, uni au Seigneur2. Les saints Pères ont «lit que la contemplation de Dieu et des choses divines est tellement la fin de son Sacerdoce, que c'est en vain qu'il porte le nom de Prêtre, s'il n'est pas tout entier occupe deDiEU3.» Ils disent encore que pour d'autres, cette application du cœur habituelle et par faite peut n'être que de conseil ; mais que pour lui, elle est un vrai précepte. Il est Prêtre et Victime: c'est un Sacrifice, c'est un Holocauste en sa perfection, qu'il doit offrir dans l'intime de son cœur '. Sans doute, toute créature raisonnable se doil offrir à Dieu comme Principe de sa création et Fin de sa béatitude, ce Boni les expres-
i;. ligat noe Religio uni omnipotenti I>'". S. augusl
propè fin. '':;. ; .;,. B. I bornas II. II. q. i \ ^ Bnronm corda! Il.il>.- b ad Dominant.
* Contemplatio finis esl Sacerdotûi, ai non falaô hoc libi nomen usurpât Bjneuns, Episcop. Ptolemaid. Epittoi advert • .'. LVIL
Patr.g i • l.W'i. coL 1396.
• Bolocanatnra id esl ver\ i ificinm sanetnm in quo fidelia anima raeal ad contemplationem Domini, enm bominibus qnJBratnr per eonailium, tune toi - Bptum.
Knp.it. lu l.< p I • . Lib. I U CLXVII,
coL 772 771.
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- mêmes de sainl Thomas ' : mais c'esl le Prêtre, dit un ancien Père de l'Eglise grecque, qui est perpétuellement et pour toujours un holocauste de très parfaite Religion2. Toujours Prêtre et toujours Victime, il u»>
être à l'autel, «-t sur l'autel même, pour tout< saintes œuvresde la Religion,que requiert un ^i saint lieu, une si religieuse condition. Tous les textes de l'Ecriture qui expriment ce <jui est dû à Dieu d'hommag loire,
de reconnaissance, d'amour, sont applicables au Pi Il peut <lir<' : Providebam Dominum i
. Repleatur 06 meum laude, ut cantem gloriam tuam, du magnitudinem tuam*. M*<t/<i //< /// tibi •. M' '"> tibi... I ■
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complit comme lui la recommandation du divin Maître: Opori et nondi : et celle du disciple
du Maître : Péri} l hristum offeramus hoxtiam Ion
amour est le feu toujours ardent, dont il est parlé evitique, et que les Prêtres de l'ancienne Loi de-
II, II, q. I
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LA RELIGION
vaient, selon l'ordre de De u, entretenir avec tanl de soin. -i la remarque de sain! Bonat enture '. El 1«- Prêtre n'es! pas -'Mil. -nient L'homme de la par faite Religion de Diei : il invite sans cesse toutes les créatures à s'offrir à Dieu en Hostie de louange. Ces! lui qui dit. d'autorité, en vertu de sa mission et de son titre de Religieux parfait el de Religieux universel de La Trinité Sainte: Venite, exultemus Domino ; jubilemus Deo salutari nostro... Venite, adoremus, et procidamus, et ploremus ante Dominum, qui fecit »o«2. Il presse toutes Les âmes de glorifier Dieu, de l'adorer, de reconnaîtr< Grandeur, par de profondes prostrations, de fléchir sa juste colère par les pleurs de la pénitence. Il «lit encore: Benedicite omnia opéra Domini Domino '■'•. Nous connaissons la touchante énumération de Daniel. C'est dous, avec un droit incontestable comme celui «lu Prophète inspiré, <jiii faisons cette invitation à tonte créature : Laudate Dominum... reges terra et omnes populi, principe» et omnes judices terrœ ;juvenes < t virgim s, *< m s cum ju nï<> rïbus '. Magnificate Dominum mecum, <> exaltemus nomen ejus inidipsum5. Voilà bien le cri de celui qui aime, dil saint Augustin : que prétend celui qui aime? Magnificate Dominum mecum. Je ne veux pas le glorifier seul : je ne veux pas l'aimer seul; je ne veux pas m'unir à lui «-t
1 < M'ii.iiiin <li\ iiiiiiu in Ecclesiâ Spiritua Sanctns ordinavit... ut n< iptoi ne aaniduè ad devotionem excitemua, >t ignemamoi D mtinuè
endamus, Bicut juasil Dominua Morsi dicena I tmis, qui mi ii.( u.-i m deficiet, quem nutriel Sacerdoa in altari, »ub m.iif- ligna Levit vi, 12). Ignis est deTOtionu fervor,qui aemper bu cordu débet ardere, queœ Sacerdoa devotua, lempei iubji< divine taudis, débet uutrire, ne aliquando extinguatur. S. Bonar. I
d aph. cap. \ ni.
Pi v. i\. I, 6.
h-l III, ">T.
i Pa . m mu 1,11, 12. ■ t •