‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 145 sur 204 · I..\ RELIGION · texte numérisé non relu

I..\ RELIGION

liants de ces éminentea âmes sacerdotales qui firent, au wii'- siècle, un si grand honneur et donnèrent tant d'édification à l'Eglise <!<■ France : saini Vincent de Paul, le Père de Condren, M. Olier. Tout le monde le sait. Sainl Vincent disait à ses Prêtres : Etudions nous à concevoir une grande, mais une très grande estime de la Majesté et de la Sainteté de Dieu... C'est un abime de perfections, un Etre éternel, très saint, très pur. très parfait et infiniment glorieux, un bien infini qui compn ad tous les biens et qui est en soi incompréhensible. Cette connaissance que nous avons de Dieu, doit nous suffire pour nous le faire estimer infiniment, pour nous anéantir en sa présence, et pour nous faire parler de sa Majesté suprême avec un grand sentiment de révérence et de soumission. A proportion que nous l'estimerons, nous l'aimerons; et cet amour produira en nous un désir insatiable de reconnaître ses bienfaits et de lui procurer de vrais adorateurs * ».

Attachons la plus grande importance à L'esprit de Religion, parce qu'il répond aux droits de Dieu, à son

1 Vertus et Doctrim tpirUuélle <!• >'. Vincent d* Paul, par M. M

ehap. vu. Ces paroles de S. Vincent 1 s rappellent une réflexion dn

l' l iber, qu'il est bonde noter ici : C'est an fait digne de remarque, dit-il, qu'un très i » • - 1 ï t nombre de personnes méditent sur les Attributs de Dm . <»n semble s'imaginer que but un pareil sujet on ne saurait jamais connaître, dire ou penser que peu de chose... Il est pénibli cependant que, parmi toutes les classes de la soi u te, il est peu d'hommes dont lea perfections de Dibi occupent parfois les ; ' '" s,"t dos

gens tressaillir, en entendant dire certaines cho ''m. comn

nouvelle de quelque grande découverte de la science i lerne, qui boule-

.iit une partie de leurs connaissances antérieu I poni

un i mut. la confusion dans leur esprit Oui, c'eat la véritable raison qui

fait 'i'"' Dibi est -i peu aimé, que nous l< lidettr,

t surtout qu'on se plaint aussi i diffi-

culté et de l'ennui qui accompagnent l'exercice de la I" plus que tout autre pratique de dévotion /

} VERTUS 8ÀC1 - I \ 1 D'HOSTŒ

domaine, à sa souveraineté, à -a gloire, - parce qu'il es! l'esprit principal, fondamental, essentiel, de cotre Sacer

: — mais aussi parce que le renouvellement d< esprit dans les âmes «->t peut-être 1«' plus grand besoin de uotre temps. Nous sommes a une époque <!«■ travail, d'affaires, de e i.Tout ce qui est matériel, qui frappe iens ••! qui est au profit de la \i«- présenterait, avant tout, '-i presque uniquement, impression sur 1<'- '•v],nt>. Il faut, «-il toute «h"-'-, constater un bénéfice, un résultat heureux, représenté par des nombres. Rien n'est apprécié que ce qui ><• montre avec ces dehors. Ce qui, au ton traire, ne se constate pas sensiblement, «•.• qui n'offre pas un.- utilité manifeste aux Bens, tangible, et dont le profit Boit bien notoire, est -an- valeur pour 1<' monde <1<- notre Biècle. < î'est pourquoi l'esprit intérieur de Religion lui est une énigme ou une sorte d'illusion mystique, qu'il prend en pitié, «>u une espèce d'anomalie, qui appartient à un autre âge et qu'il faudrait faire cesser. Qu'est-ce qu'un monastère voué à la prière et à la louange de I mi i . pour l,-^ hommes de notre temps, même pour une certaine classe de chrétiens? <^ui >ait même bî, sous l'influence de l'esprit d'erreur qui se répand partout, le grand mouvement qui portait autrefois tant d'âmes vers la \i<- reli pieuse contemplative, ne nous apparaît pas comme un simple caractère des mœurs d'une autre génération, plutôt que l'œuvre de l'Esprit de Diki ? Evidemment, nous ne sa\ ona plus e que I ni i mérite de louan

1 adoration, de reconnai tion et de

priêi . i . veilles con ft ' « MBce dh In, lei

LA RELIGION

snns prolongées ne nous semblent plus à propos, quand

il y a tant à l'aire au dehors. L'application à l>n : sainte; mais ne vaut-il pas mieux former, une bonne fois, une intention droite, et ensuite se donner nuit entier à ce qui presse le plus? La contemplation peut être une jouissance; mais u'est-elle pas stérile de -a nature ? N'es! ce pas, au contraire, l'action soigneuse, constante, laborieuse, qui, en définitive, fait autour de nous la plus grande somme de biens?... C'est le langage «lu monde.

N'exagérons rien. 11 ne s'agit pas 'le retrancher de notre vie la moindre de ces occupations que le zèle des aines et la nécessité de notre position nous imposent. Marthe .'tait nécessaire a Béthanie, tandis que Madeleine était aux pieds du divin Maître. Seulement, quelque chose manquait à cette admirable Servante du Sauveur. Ne méritons pas le reproche que Jésus lui fit.Soyons, avec affection, avec constance, avec ardeur, à toute» les œuvres de Dieu; mais en même temps soyons ;ï Dieu. Quelle force et quelle sérénité dan» une âme

soit dans l'enceinte de la ville, .-<>it autour des murs, le nombre •■" est vraiment incalculable. Les auteurs contemporains en assignent 500 I l'abbaye deS. Pierre, 100 a celui de S. Ândré-le-Bas, 50 à chacun d de 8. Gervais, de S. Vincent et de 8. Jean Baptiste, Wà celui d - 160 à celui de s. Martin, 970 aux communautés fondées pai 8. àvit sur

la rive droite du Rhône, depuis s. Cyr jusqu'à Grigny. Le n bre

communautés était de ni". Il ne s'agit, dans rémunération qui i". • que de monastères d'hommes. Les monastères de femmes étaient moins nombreux. On en comptait trois principaux qui renfermaient, ensemble, 156 religieuses. Ce qui porterait & 3000 environ le nombi consacrées au culte, a la louange de Disc, dans la seule rjlle de Vienne. Nous il- saurions dire quelle était a ique la population •!■

grande métropole. Elleest aujourd'hui de 24,800 habitanti '' i tradi-

tions religieuses sembleraient B'ôtre maintenues, durant tout le cours de »..n histoire. Quand les Augustin* sollicitèrent, en 1644, ■» àt

fonder un monastère a Vienne, les consuls opposèi

e !.• fin de non-recévoir, le tut que déjà plus d'un eioquièi les babi

tationsde Ut ville était occupé par des communautés religii

LES \ ER I i S 8J - BTIK

Bacerdotale, dont le regard est toujours fixé sur ce Principe unique, et cette Fin unique, «-t ce Centre unique de toute action et de toute vie! F t. m même temps, pour tout ce «ju'il fait, quelle bénédiction incomparable ! Voyez les h'. m: grande religion, et Les œuvres qu'ils ont fai-

tes: saint Vincent «1«- Paul. M. Olier, le( Juré d'Ars, et tant d'air uotre vie soit, comme le veut le saint Concile

de Trente, vraiment pleine de Religion > : et r.ti»«'ii^ tout ce qui dépend de nous pour réagir contre l'esprit tout laïque «1<- notre Biècle. Parlons Bouvent, très souvent,

foi, conviction, onction et amour, des droits de Diei .

- attributs, de sa Providence, et de t<'Ut ce qui lui est dû d'hommages. Oh! <|u«-ll< serait celle d'un

Prêtre qui, Religieux parfait '1<' I mi t . multiplierait autour de lui le nombre des chrétiens vrais adorateurs du

en esprit et en vérité - '

\ \ 1 1. cap. i, lh

mmente ain.ii i - r m \ « > 1 . i - I ' . frupiiiliui

I' miniini iiiiTiim iti^ nomon pjun in idiptum.

hortando, portando, rogamlo, di»ptitntnli I." .

I • itninum, in iinum mm. S \

• \ \ \ \ I. col. SI l.

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