IV
» Bicul I»<i dispensatorem. lit- i,7.
: Venu Minister Alt&ris, Deo non sibi natns < '■■■ l
. xmii. 8erm. \ 111. o. 3. P itr lat., t. XV, col. IM
:;7 l - 9 8UB LA PB \Tl
m. in de la présence de I mi t. de ^a Majesté, de sa < rloire devrait se Laisser voir but dos traits, dans notre tenue, qos mouvements, notre démarche, quand nous sommes dans L'Eglise. L'affectation sérail évidemment un défaut; une certaine ation de gravité, de dignité, dans la
. L'attitude, Le maintien, nuirait à l'édification <!■•>
fidèles, plus qu'elle ue lui serai! profitable ; mais une sorte
de Laisser-aller, «!<■ sans-façon, n<' sérail pas seulement un
défaut, un tort, une inconvenance; cette manière de faire
a ir serait une offense faite à 1 » 1 1 i .
Sainte Id t l'Action par excellence. Nous aurons
à en parler vers la fin du Livre III'. Puisqu'il s'agit Ici de la Religion extérieure, rappelons, <ui peut Le dire, l'air
dnteté <i"i n,,li^ convient alors. C< n'est pas comme un ange que nous devons célébrei nd Mystère,
à la manière d< Chrisi lui-même. Ledernier
rien de saint Vincent de Paul a écrit <!<• Lui: 11 paraissait à L'autel comme un autreJÊsi - » Ihrist, Victime
criflcateur : Victime, il s'abaissait «'t s'humiliait, et
il <-n criminel, en condamné à mort, qu'il prononçait ' ,ijif> or, le Dominé, nonsum dignux, et toutes les p Icn il<- la Liturgie qui expriment l'humilité et la contrition, surtout le Vobii quoqut peccatoril rifleateur, il <
• majestueux comme le Sauveur, et, en même temps, plein de douceur et de Bérénité. C'était a\ <■• sentiments, peints Bur Bon \ I dans Bon attitude,
qu'il se tournait vers le peuple... Tous les assistants étaient édifiés. M'-iilMii [ disaient-ils, que voilà un Prêtre qui • lit bien la M< eî II Tant que ce soit un saint '. Pareillement, dans l'administration d< tnents,
iptême,de la ( îommunion hors la M< »c, du v
DE I. \ vi.ki i DE RELIGION :;7.~»
Viatique, de L'Extrême-Onction, el dans les cérémonies moins considérables, comme une bénédiction à donner. une inhumation à faire, habituons qous à une certaine dignité, qui n'est pas de la lenteur, ni l'air d'un homme qui pose ce qui serai! pitoyable : mais qui esl gravité,
i lération, simplicité, recueillement. Que de fois les
intérêts de Dieu et de la charité qui est due au prochain, ont été compromis, blessés, pour avoir négligé ['Attend tibi de saint Paul à son disciple ' et ce qu'il dit ailleurs : Que nous devons nous montrer ostensiblement de vrais .Ministres de Dieu - .» Ceque nous faisons, nous !«• faisons souvent. L'habitude esl de la partie, une certaine facilité s'ensuit, et pour peu que nous soyons pressés par cliver ses occupations, ou que nous oubliions la sainteté et la sublimité des œuvres que nous accomplissons, nous y mettons une précipitation regrettable, portant les assis tants à penser que. pour nous, le plus tôt fait c'est le mieux. Il y a à notre décharge des circonstances atté nuantes;nou8 venons d'en signaler quelques-unes ; mais tel paroissien ou telle paroissienne voit cela pour la première fois ou rarement; cet assistant, cette assistante ont du temps devant eux. La cérémonie est peut-être pour eux une fête. Un peu plus de' dignité s'accommoderait bien à leur état d'esprit. C'esl le contraire qu'ils observent; de là, étonnement, quelquefois scanda] par suite dépréciation de la personne du Prêtre et de son Ministère. Et, cependant, pro ChriMo légat ione fun gimur '■'•. et nous Bommes les aides de i mi i '.
1 I 'l'un. I\. 16.
mini dontea alla Henaionem, ut non rituperetur miniateriuu
tram; aed in omnibus exhibeamua noametipaoa m. m Dei tniniati Il Cor. m, :i. i. Prenons pour nous cette autre parole: Ui exhib* omnem nommera perfectum in Chriato Jean. Col
' II Cor. \, -'".
* J>ci ciiiin ramai adjul ■ - I Cor. m. '.».
- SI B I. \ PB LTIQU1 i \ I i BU
L'honneur de Dieu et, quelquefois aussi, l'édification des Ûdèli :t que Doua donnions une attention t"Ut<>
religieuse à notre manière de réciter le Bain! < office, i VOffia . ce qui veut dire notre emploi, notre charge, notre obligation propre. C'est VOpuê Dei, dont parlent les - (.Quand noua allons à la Chartreuse,à la Trappe, ailleurs, dans toute communauté <!«' religieux fervents, noua sommes frappés de la dignité, <l<- la gravité, «lu recueillement, <!<• la dévotion admirable de ces hommes de Dieu. « >r, ce n'est paa parce qu'ila onl fait des va qu'ils -"in consacrés par la profession relig qu'ils
><>nt >i admirables de Religion; c'est parce qu'ils Bont Prêt frères laïcs qui Boni parmi eux, reçoivent <1<'
leur esprit, et n<>us donnent les mêmes exemplesde piété envers Dieu. 11 en est de môme des âmes ferventes qui, bous le nom de Carmélites, de Bénédictines cl de Claris- ' autres, chantent ou psalmodient avec tant de Religion les heures de l'Office. Toutes reçoivent de la plénitude de notre esprit ; car, suivant Baint Denys, l'ordre monastique <I«>it suivi-.' les < ordres ecclésiastique* ver, A leur exemple, A ce <|ni est divin2. C'est une vérité que noua ne devona pas oublier, lorsque, au milieu de H"- occupations et de nos Bollicitudes de toute Borte,
1 Niliil Opcri D qtiidom noiuino Inmlutn '
oti<tie in i
% ■.luit Nppcllari ■ i illi \ i'll.
< [.XXXIII. col 1011.
M \ h,. . nt. «lit
ivina, mai • Un* uni
III fllJlp VIII.
DK L \ VKiiir i.k RELIGION 377
Doua Bommes obligea de dire notre Bréviaire ou peu partout, à l'Eglise, dans nu chemin, en revenant de faire un enterrement, dans une voiture publique. Noue devons revenir sur ce Bujet si important, après avoir traité, au Livre IIIe, de l'Ordination du sous-diacre.
Les regards. - L'action de regarder occupe forcément une très grande place dans notre conduite extérieure, même à l'Eglise. Le Prêtre, dans la plupart de ses fonctions, ne peut se dispenser de voir ce qui se passe autour de lui; mais quelle manière différente de porter ses re garda çà et là, selon que le Prêtre est un homme de Dieu, occupé de son adorable Présence, et agissant bous l'influence de cette Présence trois fois sainte, ou bien un ecclésiastique tout extérieur, intelligent si l'on veut, zélé même et désireux que l'ordresoit partout observé, mais qui n'apasle sens de Jésus-Chbist M Evidemment, il ne s'agit pas de demeurer absorbé dans une sorte d'abstraction religieuse, comme on peut l'être dans l'oraison. Ce bruit insolite qui se fait dans le sanctuaire, ce mouvement extraordinaire de bancs, de chaises, cette erreur singulière des chantres ou des enfants de chœur, tout ce monde groupé autour du confessionnal, cette affiuence dans l'Eglise à l'occasion d'un baptême ou d'un mariage, etc., donnent lieu à quelques regards attentifs, préoccupés même. C'est la nécessité, c'est la charité, c'est le devoir qui l'exigent : mais les regards d'un saint
Prêtre sont ceux d'un homi iui se possède, parc- qu'il
n'oublie pas le regard de Dieu même <iui est but lui,
et la Batisfacti si la gloire que Dœu attend de sa con
duite. Ceux de l'autre confrère, sans être Inconvenants, laissent voir de l'impatience, une \ Ivacité mal «ont. nue. peut-être du dépit, quelquefois une curiosité inutile, peu
1 s. iisiiiii Chritti. I Cor. ir, 16.
.' 7- QUELQ1 - - ' I PRATHJ BXTÉRIB1 BB
Béante même. Saint Jérôme a 'lit du plus grand et < lu plus >aint des Prêtres de L'ancien Testament, saint Jean- Baptiste, cette belle parole : Ocuîis christ,, turis, nihil aliud dign l.
\. . .,,/,,.' L'exemple des Saints est
notre meilleure règle. Nous citons de nouveau celui de s.iint Vincenl de Paul, que l'on pourrait appeler, peut être, le Prêtre le plus parfait des temps modernes -'. 11 prescrivait, dit M. l'abbé Meynard, le plus grand respect à l'Eglise et dans les cérémonies. La précipitation, les génuflexions tronquées, les moindres négli{ dans
l'Office divin étaient un supplice à Bon esprit de Religion, et un effroi à Bon ame toujours tremblante devant la possibilité d'un Bcandale. Aussi avertissait-il, en particulier «-t au besoin en public, <!<• t<>u> 1«-^ manquements qu'il observait. Un des Biens passait-il légèrement devant l'autel, avec une génuflexion irréfléchie, il l'appelait aussitôt «-t lui montrait <1«- quelle manière et jusqu'à quel point il fallait B'abaisser devant Dieu... Lut même, quand il n<- put plus, à cause de ses infirmités, porterie genou à terre,ce lui fut une privation cruelle qu'il attribuait à ses péchés, <l"iit il demandait publiquement pardon, avec prière de n'en pas prendre scandale.
tnmoins, ajoutait-il, bî j<- vois que la < -"iii| relâche, je m'efforcerai de mettre !«• i r « - 1 1 • » » » en terre, <|ii<.i qu'il m'en coûte, Bauf à m<- 1 <l<v er le mieux que j« pour i ;,i avec l'aide de quelqu'un de vous, ou en m'appuyant mes mains :l. >
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■ intitula I. LXXXVU* liw