‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 148 sur 204 · DE I. \ VERTU DE RELIGION · texte numérisé non relu

DE I. \ VERTU DE RELIGION

Observons nos génuflexions, observons aussi nos signes de croix, faits sur nous-mêmes ou sur les choses saintes ou à bénir. Sans une certaine application, et bî la précipitation s'en mêle, ils deviennent méconnaissables. « '«■ ue Bont plus que des gestes singuliers, étranges même, qui blessent l'honneur dû à Dieu. N'oublions pas que ces signes, qui n'ont plus rien de religieux, sont faits quelquefois, à l'autel, et sur h < îorps même de notre Dieu et sur -•■M précieux Sang.

Rien de ce qui se fait en présence de Dieu el Belon les prescriptions de l'Eglise, ne peut être petit el insignifiant. Il y a les mouvements <!<■- mains, ou s'ouvrant, ou jointes, ou étendues: il y a les inclinations <1<- la tête, ou du corps; c'est l'objet de plusieurs rubriques. Benoit XIII a Mit <l<- -raves paroles but ces détails de si peu d'importance, en apparence : Non pro libito inventi et irrationabiliter inducti, sed recepti et approbati Ecclesia Catholica ritus,

i/ni. in mi ni mi* <-ti<i m , si ne peCCdtû mij! ii/i, umitti vél mut, i ri liiiml laissant. peCttUart studio tic i/il lige nt ii) s, rn util r l.

Sainte Thérèse assurait qu'elle donnerait volontiers sa vie pour témoigner de Bon respect envers la moindre des rubriques.

jf un service à rendre à un confrère, Bervice dont il nous bénira pendant l'éternité, que de lui faire remarquer ce <|ii'il y a de singulier, <!«• bizarre, de peu décent, peut-être, dans certain mouvement qu'il se donne. C'est surtout aux fonctions saintes, et aux div< lions

que la révérence intérieure prévienm iyoun

l'extérieure. Diki veul être adoré en espril el en v* véri

table* chrétiens doivenl se comporter de ! l'exemple da Fils il.-

Dieu, lequel, se prosternant la face conl an jardin des <>li\.«.

accompagna cette d< I ire d'une humiliation int<

fonde, par respe< t à la Majesté louveraû 1 In concil. roman. Tit XV, c. 1

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que nous avons à y faire, qu'il faul appliquer la parole du divin Maître : Sic luceat ïtuc vestra coram hominibutt, ut tideani <>/n ra retira bona, et glorificent Patrei i/ni in en \i* > si '.

/, tonde lit voix, la prononciation. L'Esprit Saint a loué la voix de l'Epouse2. L'Epouse, c'est l'Eglise; le Prêtre en est l'organe. L'Esprit Saint Invite l'Epouse i faire entendre -a voix • : et c'est lui qui en règle 1«'- modulations. Tout ce qui est du culte de Diei est si saint! Notre \"i\. au Baint Autel, «lans l'administration des Sacrements, «lan- l<-> diverses cérémonies, prend d«as tons divers. Que ce -"it toujours l'Esprit »!»• louant d'amour qui la di artons, avec un grand Boin, tout

ce qui ne Berail pas digne ''t. pour dire 1«' Beul mot qui exprime tout, religieux. Quand nous avons

oix, a la >aint<- Messe «'ii particulier, évitons toute singularité. Aux premiers jours <l<- notre Sacerd< -au- doute la piété, une certaine sensible qui nous

a t'ait, non réciter simplement, mais déclamer certaines parties de la Liturgie, !»• Confiteor, les i I 'Âgnus

Oeit etc., etc. Mais plus tard l'habitude de ces tons <l<- \..i\ peu naturels a été prise; et après quelque t < in j «^ il n'y a plus, «!<• la piété, de l'émotion peut être d'autre fois, qu'une -uit<- <!«• modulations affectées, fausse qui seraient fatigantes, -i l'oreille dos assistants i |,Iun sensible, '-u moins habituée elle même manièi e de parler. Que de bons Pi • lèbrent,

rapport, le saint Sacrifice presque sans dignité ! • timons qu'à la sainte Messe, et en général «lans

il., t. CI \Wlll col 1011

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L'administration <l<'s Sacrements, 1rs bénédictions, etc., le rectotono esl le meilleur. Une inflexion <!»• voix à la fin d • l'épitre, de l'évangile, des oraisons es! d'habitude commune. Mais, en dehors de ces quelques cas qui onl pour objet l'indication d'ime réponse à faire par le servant . nous croyons que le ton grave, modéré, uniforme, est le préférable. Il u'exclul pas la piété, tant s'en faut : et il marque plus de gravité et de respect religieux.

Observons aussi le son et le ton de notre voix, quand nous avons à chanter des Oremus, la Préface, le Pater, etc., une antienne, etc. Nous u'avons pas assez en notre pouvoir inarc organe, pour qu'il soit toujours agréable; mais il esl en uotre pouvoir de ue faire entendre aucune émission de voix, qui ne soit modeste et respec tueuse envers DiEU.Pas de mollesse et de lenteur, mais aussi pas d'effort «le poitrine. Ayons soin que marc voix, en présence de Dieu, ue soit une distraction pour personne. Saint Bernard veut que le chant ait quelque chose de viril «a de pieux, comme étant l'expression même de la vois du Saint-Esprit '.

Nous avons pareillement à élever, dans bien des cas, la voix dans l'assemblée des fidèles, pour donner un avis, faire une annonce, ou une observation. Veillons sur nous: ou ne parle pas à l'Eglise, comme on le ferait dans une salle de congrégation. I<i encore l'esprit de Religion ,i ses <ln>it-: il \ .-ut toujours être représenté pat- la vite, la modération, la modestie, la Bimplicitd : D exclut

(»• <pli est nisrilX. kili.ll. BJ 1 1 - Il I i« T. ipli prête à lire, OU

bien qui est passionné, agité, excessif. Supposons, un instant, que u«>us parlons en présence <!<• notre Evoque,

1 Virili, al ditfnum .--t. .•( tonitu, 81 Affecta • depromentes. In Cant Serm. XLV11 Pâtr. 1*1 l u\\\lil

eoL 1011.

QUELQ1 :■ - IL8 81 R i v 1

ou du Souverain Pontife... < »r. c'est en présence <!<• Dieu même <-t de Jésus-Chbisi vivant au saint Tabernacle, que uoua élevons la voix et que uoua parlons à des aines racl

La prononciation est, pour Le Prêtre vraiment religieux, L'objet d'une attention particulière. Les paroles que uoua disons t « »nj« »in-^ à \ < >ix basse Boni exj être mal articulées, tronquées peut être. Sans quelque vigilance but ce point, noua tomberons dans ce défaut Les paroles que u>>u> disons à voix plus hante, mais chaque jour, «»n très souvent, comme 1<- Gloria, VAgnus I >< i.

ingile /// principio, sont pareillement menacées d'être mal prononcées. On pourrai! se demander s'il esl j i)l<- dédire, Bans «tinl«|u«- faute de ire, la >aint<-

Messe aussi rapidement, en aussi peu de temps, que le fonl plusieurs Prêtres, du reste irréprochables bous tant d'autres rapport i si encore affaire d'habitude. La langue ue <lit plus autrement les mots qu'en les synco panl : '-t quelquefois c'est le Bort de phrases entières '. Saint Paul a dit : Peripsum Christum offeramun Hort laudi* ^iiiiu /■ DeOj id est, fructum labiorum confitentium nonu Le culte dea lèvres, qui se meuvent Boua

l'action de l'esprit intérieur, est donc saint. Le Seigneur n'en voulait i»->int. cependant, de La part des Prêtres, dans l'ancienne Loi, parce «in'il n'était pas animé <l<- i et esprit <l<- Religion ;. Et toutefois c'était quelque chose que

dehors, où quelque apparence de ce qui est dO à I »i i i -•• montrait encore au peuple. Mais -«i. l'esprit inté

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