‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 155 sur 204 · LA FOI K · texte numérisé non relu

LA FOI K

rieurs, nous avons oublié, négligé de le demander : de sorte que l'opinion qui s'est produite contre nous, Les mesures <|iii <»nt été prises el La situation qui nous est faite, v..iit. en partie, en partie notable peut-être, le résultai de ik.s propres misères, de notre incapacité, de notre inexpérience, de nos vraies fautes. Là est l.i différence entre les Sainte el les pécheurs. Pour les Saints, la croix esl le pur don de Difa*, don de sa droite, de son cœur, de sa

sainteté tournée vers eux, \ ■ en faire de vraies copies

de Jksi sa Jhrist; pour nous, la er«»i\ esl une disposition de l'adorable et toujours paternelle Providence, utilisani nos propres erreurs, nos propres péchés, pour nous donner aussi, par la pénitence, les traits du Fils de DlEU.

Dans tous les cas. voilà des extrémités douloureuses. Or, ce qui importe, c'est d'éviter de tomber dans les pièges de ce mortel ennemi qui s'appelle le décourageaient s'il parvenait à réussir, à nous enlacer dans ses filets de mort, nous serions perdus. Il faut demeurer debout, calmes et forts. Mais qui nous donnera de ne point succomber, d'être sans entrave, et Invincibles?... Evidemment, ce n'est pas un dédain superbe des hommes, de leurs lâchetés, de leur bassesse ou de leurs injustices, de leur dureté ou de leur colère. Non ! ce dédain ne Berait pas chrétien, moins encore sacerdotal. Et puis, à vrai dire, oe dédain n'est jamais une force; il n'élevé pas l'homme au dessus de l'épreuve, il l'abaisse au contraire; il n'e-t pour lui (prune manière misérable «l'être vaincu par l'épreuve, avec ce faux air d'une dignité empruntée. Oe n'est pas non plus une sorte de stoïcisme froid et de philosophie indifférente ei sceptique, qui sera le point d'appui ferme et solide, don! notre .nue fatiguée a besoin. Cette sorte de disposition ne dure pas, ou, si elle dure, die tinit par amoindrir considérablement les meilleures

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