LA FOI M
douleur demeurera peul être, el sans doute, la compagne assidue de La vie; mais la douleur sera sanctifiée; el quoi de plus? Et, s'il s'agit de la persécution qui vient des hommes, ce n'est pas nous, ce sont ciix.cn réalité, qui seront les vaincus '.
Une forte Foi! 6 Dieu! quelle -race d'un pris ines timable! Nous pourrions dire ce qu'elle a opéré dans les martyrs ; mais reportons-nous seulement à ces hommes admirables, à ces héroïques confesseurs, que nous avons • •H peut-être le bonheur de connaître dans notre enfance. Quelles âmes sacerdotales, simples, mais énergiques! Comme on sentait que la Foi était leur vie! Il y avait peut-être en eux un peu moins de cette dévotion affective el tendre, à laquelle la piété de noire temps attache tant d'importance; mais quelle vigueur, dans l'affirmation de la vérité ! quelle solidité dans leur enseignement ! quelle inflexible fermeté dans leur conduite! Aussi, comme ils avaient combattu le schisme, et fcoul souffert plutôt que de rien céder delà doctrine, ils étaient inflexibles, toujours bous l'empire de leur grande Foi, en présence des prétentions de l'esprit novateur qui gagnait toutes les classes, surtout les classes populaires, dans la première partie de ce siècle. Avec quelle sévérité ils réagissaient contre l'esprit dissipé, superficiel, ennemi des traditions, séduit par la nouveauté, el se précipitant vers tous les écueils du luxe, du bien-être et de la liberté! Ce qu'ils disaient, l.i force avec laquelle Us protestaient, ce qu'ils osaient même faire, n'est plus, évidemment, un exemple qu'il nous Boit possible de suivre. Mais, tout cela était le témoi
■ il:., eal rictoria, quœ vincit mundnm, Bdea nootra. 1 Joann. \. L
Calcari non potest, niai inferior; ted inferi a r-t qui, quamria
corporc limita îit terri sustineat, corde tamen fixai m eœlo i s. Âugaet /'. termon* Dotnini <'» monte, lib. I- B • . Boi offic. Doctor.
■• manifeste d'une puissante <-t magnifique Fol génération Bacerdotale a disparu, et dous, qui lui sni sommes pas aussi forts que dos p< Mais veillons et prions, pour <iu«- leur esprit nous Boit donné. Car, si noua a'avons pas le bonheur d'être les héritiers de leur forte grâce, qu'adviendra-t-i] de ceux qui \ iendront après nous? Le jour <»ù la Foi <1<^ anciens s'affaiblirait dans les rangs «lu Clergé, il faudrait dire que nous touchons à cette époque malheureuse entre toutes, Mont 1<' Sauveur a 'lit: Filius hominti veniens, putas, ■ in tt rrâ ] ?
Notre Foi doit être agisse st-à dire qu'elle
il"it être un principe fécond de toute Borte d'actes surnaturels. Déjà ce qui précède nous révèle cette qualité
ssaire de la vraie Foi. Les œuvres saintes sont Le fruit nature] qu'elle porte. Le sujet que nous traitons dans 1«- chapitre Buivant, répond à ce sixième caractère <1<- la Foi.
1 Lac. w i