I .lo.illll. II
l'esprit it i. v vu di roi • t maudit à eau-.' de l< iidales i • •
parce qu'il esl toul entier fondé dans 1«- mal2 . dans • ■ de I >iki". dans le péché.
« >r. la lumière de la F<>i éclaire aussi cette étrang repoussante monstruosité; mais c'esl pour en faire voir la laideur, la bj tous les hideux el abominables
caractères, qui sont: la haine de Jésus-Christ et de son Eglise, la perfidie dans sa lutte contre les âmes rachel'audace Insolente, la ruse méchante el \ i K- . la flatterie, la séduction par toutes Bortes «!<• moyens mépri sables. L'apparence u'esl pas cela; les dehors sont tout autres. Mais la réalité que la Foi découvre el mel à un, c'esl la difformité, < isl le mal.
L'œuvre naturelle de l'espril du monde, c'esl l'infidélité, c'esl l'idolâtrie, c'esl l'hérésie, le schisme, ce Boni toutes les erreurs ; c'esl aussi l'orgueil, l'avarice, la luxure, el les autres péchés. Quel spectacle! Rien ne peul peindre ce <|u >' ,;l>' éprouver de répulsion <'t de douleur a un Prêtre animé de l'espril de Dœi . Un Bainl Prêtre ■ !<• l'ancienne Loi, Jérémie, a «lit <!«• lui-même : Loquort tociferans iniquitatem, <t vastitatem clamito... <t f<t<-t' m cordé ii"<> quasi ignis exasstuanê, claususqtu in ossibue mets: et '/'/'ni. fern non ntstinenê*\ <'t L'Esprit Saint a rail écrire de saini Paul, arrivanl à Athènes: Incitaba fur tpiritui ejus in iptOf vident idololatria dédit a m tatem '. Tncitabatur, 'lit Bainl Augustin, id est, irritabatur Spiritu Sancto intrà
\ Invariablement ce qu'éprouvenl les saints a la
«vin, 7.
I, cap. mi. P \ i 1 1 1
L'E8PRI1 il l. \ \ n: DE i "l 125
vue du monde1. Mais, ce monde, considéré par un tain côté, c'esl une réunion d'âmes, c'est une multitude sur Laquelle Le sang de Jésus-Christ a été versé; et, dès Lors, avec L'inexprimable horreur qu'inspire La mé chanceté de L'espril du monde, oaît, surgit, abonde et surabonde, dans un cœur de Prêtre, une immense commisération. < l'est encore La Foi qui provoque, qui produit ce sentiment, cette disposition si profonde et si sainte. Et La commisération n'est pas stérile. Toutes Les œuvres de zèle s'ensuivent, comme la Lumière produit la chaleur et la vie.
Tous les pécheurs, tous Les enfants avoués du monde, ont été rachetés et sont, en réalité, destinés à la Vision béatifique. 11 est malheureusement vrai qu'ils ne portent, dans leurs âmes, aucune trace de la Rédemption de JÉsi s-Christ. Eh bien! si Leurs âmes n'ont rien qui Les recommande, Leur extérieu Leur condition est pour plusieurs, pour un grand nombre, un signe <im' Les fait reconnaître comme appartenant, d'une manière merveilleuse, .-m divin Rédempteur. Ce sont Les pauvres, les infirmes, Les affamés, Les captifs, tous ceux qui souffrent, tous ceux qui sont au dernier rang, Les plus petits . C'estlarévé lation que nous devons à notre Dieu Lui-même2. Quel touchanl Mystère de L'amour du très doux Sauveur! i !e que vous avez fait au moindre d'entre Les miens, c'est à moi que vous l'avez t'ait. A moi!... Us sont impies, mé chants, pleins de haine peut être, contre I mi i et l'Église; mais ils sont misérables et réduits à être les derniers,
1 Noua derona dire de nouveau ce qu'eel le inonde et la Intte que noua deTona aoutenir contre lui, an chap. w du livre III' /'• 'etttrit dé
1 urivi ciiini , et dediatia mihi mandncare : -iti\i... hoapea i nudua... infirmaa... in carcere... Amen dieo vobia, qnamdîn feciatk ani i \ aiafratribaa meia minimia, mihi feciatia. afatt ixv, 86, UX
- ! r et la vie de i l<-^ plus la suffit : ils sont h que
pour eux, c'est à ni<>i que vous l'aurei fait!...
iiifii|ti«' lumière sort des pai la Lumière «1<- la F<»i. lumière qui brille toujours aux la du vrai Prêtre d< 5-Christ1.
us à un autre Bujet.
Le monde m itériel, le firmament, les astres, la terre, la mer, l( smes, les vastes plaines, t< - pro-
ductions du sol, tout ce qui frappe n< mssi illn
miné <1<- la [ lumière de la Foi. I de 1 mi i
est là : 1 • m action. <!<■ sa Pro>
imour est sur 1<- brin d'herbe el sur lin- • • <lu Fila de I »ii i a baigné toute la tion -'. L'Incarnation «lu Verbe est m cation de Tu i 3t toujours la Foi qui nous révèle
en toute ch< Il 3 l '-ut spirituel deux pieux chap
sur ce sujet. renvoyons le lecteur, pour ne pas
prolonger oui ! •• mesure celui i
A esl doi au Prêtre de rencontrer, dans la récita-
• '!•■ Paul :
leur esprit : d'autant prit de |
la iu> <l:u
L'ESPRIT 1.1 1. \ \ II. DE l "l l'i
don de soe Bréviaire, des paroles comme celles-ci : Cœli enarrant gloriam I >< i . et opéra manuum ejus annuntiat ûrmarra ntum... < 'onfiù antur til>i. Do'mine, omnia <<//« ra tua : et Sancti tui benedicant tibi. Gloriam regni tut dicent, ei poU ntiam tua m loqut ntur ; ut notam faciant filiis hominum potentiam tuam et gloriam magnificentia regni tui*\ el tant d'autres, qui sonl le joyeux cantique de sa Foi el de son amour.
Nous avons annoncé en tête du chapitre, L'esprit de Foi el la vie de Foi : ces deux sujets se confondent. L'espril de Foi est principalement dans l'intelligence; la vie de Foi, qui est « la vie du juste2 . est dans la volonté. Il suffit, pour vivre de cette sainte vie, de marcher à la lumière qui aous vient de la face de Dieu 3 . réalisant, dans dos œuvres de chaque instant, ce que découvre, à nos regards, de volonté divine, d'intention, de bon plaisir divins, la douée et sereine clarté qui est l'aube du jour éternel; c'est, suivant la parole du bon Maître,
faire la vérité '.
l'-alni. xviii, 1. — Psalm. rxi.iv. 10,11, 12 et ><•[■ -' Habac n, 4. — Rom. i. 17. etc.
I ' .ilm. i.x\ i. •': i.xxxvm, 16, etc.
• Joann. m. 21.