‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 166 sur 204 · I -ai l; \\< I ET LA ( "MI \\i 1 I N PU U · texte numérisé non relu

I -ai l; \\< I ET LA ( "MI \\i 1 I N PU U

Nous avons «lit. au commencement du chapitre pr< <l«-nt. quelques mots <1«- la Buprême grâce qui esl la \ i béatifique. < Jette consommation finale <!<• la communication que Imi r nous fail de lui-même, dès maintenant, par sanctifiante, est l'objet <!<• la vertu d Espérance. Comme "ii m- i » * - 1 1 1 atteindre une fin que par des moyens proportionnés à cette fin, un autre objet de cette vertu, le secours surnaturel de Dieu, c'est la en ce

m«»]i>l<' : mais !<• terme où notre Espérance

ette éternelle et béatifique et « 1 . • i ti « j 1 1 * • \" i Or, notre Espérance est fondée sur la parole même de l 'in . 'pii nous a rè\ élé Bes desseins, sa ferme volonté de nous appeler à cette suprême «'t finale Béatitude. Notre tion au Ciel est donc essentiellement sûre, <lu

de l 'ii i . < l'est cette vocati [ui fait <!<• nous des •

surnaturels. Dieu en donne les parla communi-

cation de la anctiflante et d< ictuellcs.

iiiini- la volonté de Dieu, qui est de noua admettre un jour à la n Ision et A la ion >l<- lui mêm<

umcnt ferme et Btable et permanente, la \ « »l*«i*i«- <!«• en donner olument

t pei manente,

L'E8PÉR w E 11 I. \ I "Ml w< l i 12 '

Voilà l'enseignement de la Foi catholique, qui est le fondement de l'Espérance. Il Bemble qu'au point de vue de l'exposition dogmatique, tout est 'lit : et il D'y a rien autre à ajouter. Mais, pour fortifier de plus en plus uous, eu noua Prêtres surtout, cette grande Foi et cette magnifique Espérance, nous voudrions rappeler ici une vérité très familière aux Pères, et qui n'est peut-être pas assez l'objet de nos méditations et de nos études. La voici.

Dieu le Père noua a l'air une promesse Infaillible, <-t il imus en a donné le gage. < >r. ce gage quel est-il ? Il n'est autre que Notre-Seigneur Jésus-Christ, le principe, l'exemplaire de l'ordre surnaturel, L'auteur de la grâce, !•• consommateur <!<■ notre Foi et de notre Espérance. JÉsus-( îhrist esl le gage de la Promesse du Eîère : et ce ! est vraiment à nous, car il noua a été donm Jésus qui voit 1<- Père, <|iii possède le Père, qui jouit du Père, en sa qualité de Fils, éternellement, essentiellement, par droit, qui ne t'ait qu'un avec le Père, celui-là est le - - et 1»- don du Père, don parfait, don inamissible, soit dans le dessein de celui qui le fait, soit dans le dessein el la volonté de celui qui est le don lui-même; car il est une Personne divine qui sedonn • avec La même plénitude qu'elle esl donnée. Que de textes de l'Ecriture nous assurent de cette vérité ' !

< n-. si JÉsi - « Ihrist nous est donné, il faut dire encore une t'<.is et mille fois qu'il est à nous; véritablement il nous appartient : tout ce qu'il est nous appartient, tout ce qu'il a fait nous appartient. Devant posséder Dieu éter Bellement, comme un bien c'est notre vocation . nous possédons Diei temporellement, comme gage de

1 Parvnloj nattu esl nobis, el Filin* ■ !.

at dilexit mundum, ut l'ilinm sautn unigenttum « I -- ■ - in. m,

h',. - .1 1 1 ■ i I » ma n . 10. Dedil

uobis. 'lit. M.il..-

8PÊR IS( 1 ET LA < 0NF1 W 1 I

cette possession éternel] . d'une manière très bu

hlime et absolument certaine, la gprace qui nous est faite,

le droit <|iii nous est donn - - incai

nous; - - pauvre sur une crèche, Jésus travaillant .1 Nazareth, priant, s'humiliant, Jésus prêchant, .'• souffrant, mourant, mort, enseveli, ressuscité, montant au Ciel, JÉ81 ses! à n<»us. comme un •-■ - celui <|ui le

i -. el il esl à nous tout entier, nous ayant été « 1< >i 1 1 1 « • tout entier. Aussi, tout ce qu'il a fait, est à nous; t<<u^ ses mystères se -"lit accomplis pour nous J nd Sacri

Hce, qui est toute sa vie depuis 1<- premier moment au sein ii<- sa mère, jusqu'au ciel, est à nous «-t pour nous. Voilà 1«' st-il suffisant ? Mais il y a un touchant

secret, qu'il faut a\ ec amour <-t '\<>\>- dévoiler enc

que -h h - .i fait pour nous, pour nous mériter la

• ■. en ce monde, el la gloire, <laii< l'éternité, I fait, comme un père travaille el acquiert une fortune pour ses enfants ? Ses enfants lui sont présents à l'esprit, ci un jour, après a\ oir amassé quelques biens, il !<■> leur donnera, faisant ainsi l'application <!<• ses travaux, de

ueurs, <!<■ ses sollicitudes. Est ce ainsi qu'il faut par 1er •■! penser de notre Rédempteur «-t Victime ? Non ' cert< toute autre chose qu'il faut dire. Assuré

ment, il a mérité pour noua tous, durant sa \\<- <'t par -i mort : mais a\ ona noua été seulement présents a esprit, a son cœur? et a t il attendu que nous fussions .m monde, pour nous faire l'application <1<- ce qu'il a mé

pour noua ? Non, et tout autrement qu'il

t; et \ --ici I'- iu> -i' ■ l >èa l'instant m. m-- où lea mérites de J Est - ont été acquis pour nos Ames, il fait de ces mèmoa mérites un.- application mj

n... p. m l tioill

. u|. lu-ut présents •• l'esprit et au cœur de notre

L'ESPÉR \m i; ET L \ ("Ml w< r EN D] 131

Dieu, nous étions en lui. Comme nous éti >ns en Adam, l m m r in m ri' perte, qous avons été en Jési - ' urist, pour Qotre salut. Comme nous avons été en Adam, au moment de sa prévarication, nous avons été en Jésus-Chbist, durant toute sa vie ei toute la durée de son Sacrifice, par lequel il nous a sauvés; car c'esl sans interruption durant toute sa vie, ei en sa mort, et dans les mysti glorieux qui ont suivi sa mort, que nous avons été sau \ es, ei que son Sacrifice s' esl accompli. Nous avons donc été en Jési s-Christ s'incarnant, en Jésus naissant, travaillant, prêchant, souffranl sa Passion, enseveli, ressuscité, monté au ciel ? Oui, il en esl ainsi. Rien de plus touchant, rien de plus doux au cœur, ei rien de plus sûr que cel enseignement. C'esl la voix unanime des Pères, ei saînl Paul l'a dit le premier : Mortui sumus cum Christo... consepulti sumus cum Mo... Convivificavit nos 'm ( 'hristo, et c< nresuscitavit, et consedere fecit in cœlestibus in Christo Jesu '. Naturellement les Pères sonl plus expli cites. Seulement, la difficulté esl 'i'- faire un choix, dans le nombre de leurs témoignages. Essayons :

Sainl Léon dil de l'Incarnation : Verbum caro factum est, et habita rit in nobis : in nobis utiquè, quos sibi Verbi divinitascoaptarit, cujus caro de "t> r<> Virginie sumpta non minus*. Et, au sujet de la Nativité, rappelant tout l'en semble de la doctrine : Sicut cum Christo in r<i><i<>n< cm li/i.ri, in Hesurrectione resuscitati, in Ascensione n</ dex teram Patrù <<>lh>c,iti. if,i cum i/>s<> sumus in hoc Nativitate congeniti :;.

Sainl Fui: meedit : Quià verô naturœ primitias suscepit

I ma. ro,8. Ibid. l. Eph. a, •"', 6.

S A aliàa 31 . /» A x cap. m. P«tr. lai .

t. LIV, col. 281.

\ A I / aliaa 25 . In Na /'■ VI, cap. n Pair, lai .

t. uv. col. 213

l.'i - : ! \\< B r\ DIBD

hmuiiiii- ! ru m fui, Hum COTpUÊ,

nie in su,) anima >rum fîdelium anima*, per nai

unit, ■ h justifient}, mis, accepit. I ', r lin u,\ ,•>

Ecclesiam in conjugium sibi ji>e/>>tu,i incorruptibUitatis

• irit 1.

terona pas les témoignages qui se rappor t. -ut aux mystères <!<• la vie <-t de la mort de N gneur; mais voici quelques-uns de ceux qui n« 'ii- appren uent la part <pi«- nous avons eue dans ses mystères glorieux. IU dous disent plus clairement la fermeté que <l"ir avoir notre Espérance.

- int Ambroise semble entonner un hymne, dans son discours sur la mort de son frère Satyre : Si Chn nobis non r< '■ utiquè non r, su m .rit . qui nib\

./, hàbebat. Resurrexit in ,<> mundun, resur i lu m. /■• •■ rra -'. Ailleurs, par

lant <l<- l'Ascension, le iii<"-iii«* saint Docteur s'écrie, com mentant ces paroles : Eleramini, portœ œternah \t junfUiae porta* } eœdemqut Xori et l'< ///< uti. quibus ,-u lu m api r/fur. wu mutant ur utique, ned elevantur ; quià non untts homo, ned totus in omnium Itedempton mundus iutrnlmt ■'•.

Tertullien rend à sa manièrecette même |" ml mu,! n m , ni m nobis arrhabonem |>i^ini- npiritû* Il 1 liquit, itn ,t à nobis arrhabonem <</

'/////. pignus fntius suiniiiir illur quandoque

itiatum it i

lib II /'■

L'ESPÉRANCE ET l.\ CONFIANC! BH DIB1 13.1

redigendœ. Securi estote, caro et sanguis, usurpastis et ca lum et regnum Dei in Christo l.

Saint Augustin ne peut manquer d'avoir sa place, dans un pareil ensemble de témoignages. Il dit : In Christo sumus il,i sursùm : quia et nunc exaltavit caput meum Huper inimicos meos. Ecce quale pignus habemus, undt et no8,ftde etspe et charitate, en m Capite nostro sumus in cœlo i a a ternum -.

Les Pères Grecs parlent comme ceux de l'Eglise latine. Mais il pourrait être fatigant de multiplier les cita dons3. Terminons-les par ces paroles de saint Maxime, de Turin, qui nous ramènent précisément à notre Bujel :

/// Sàlvatore omnes resurreximus , omnes reviximus, omnes ml cœlestias transmigravimus. Est enim, in ill<> Ckristi Homine, uniuscujusque nostrûm carnis et sanguinix portio. Ubi ergo portio mea régnât, regnare me credo; ubi dominatur sanguis meus, me sentio dominari; ubi glorificatur caro mea, me gloriosum esse cognosco... Ait sanctus Apostolus : Nemo unquàm carnem suam odio habuit . nutrit et fovet eam, sicut Christus Ecclesiam Ephes. v, 29 . Nïhïl ergo de renia desperemus, nihil de <i</i<> timeamus, Habemus prœrogativam sanguinis nostri; in Christo enim caro nostra nos </ili</it '.

Voilà un grand enseignement. En vérité, en la per

1 1>< Résurrection» carn>>, cap. li. Patr. lat>, t. II, col !

'-' Enarrat. in Paalm., in paalm. xxvi, Kn.iiT.it. 11. d. 11. Patr. lat., t. \ \ \ \ l. col. 205. Nous savons que cette doctrine est familière an saint Docteur. Cfr. praesert. in Paalm. cxxn, o. 1. Patr. laU, t. WWll. col. 1630.

- itaque in ipso velu ti in altero generis nostri principio eramus. qui \;iliih> iiini clatuore el lacrymis in Cruce) enixè deprecabauiui B ' liez. Ad Reginaa, •/■ rectâ fidi altéra, n. 10. Pa(

LXX VI, col. 1891. Cfr. S. Athanaaium, Contra i aliaaS),

n. il. Patr. i..,.. t. \\\ I col. 102, 103.

\ XXIX, in 1 I Patr. lat, t. LVII, <

el .v.'i.

sonne <1«- notre Chef, de notre Aine, Primogenitus in mmitis fratribuSj nous sommes déjà au ciel. La parole de saint Paul : Xosi pas simple-

ment une recommandation, c'est une réalit rit a

a d'être consommé ; mais il a commencé très véri tablement à s'accomplir. Celui qui <>t plus qu'une partie de nous-mêmes, mais notre Tout, qui s'appelle • notre vie2 . dont saint Paul a dit que vivre c'est lui celui tu ciel et il a voulu, par une intention for-

melle, un dessein arrêté, nous y fixer déjà, en sa Personne, quand il en fit l'ascension glorieuse. 0 Dieu ! <ju<-1 ra\ issant motif d'Espérance !

Vraiment, il faut répéter l«à mot du saint Évêque <!<• Turin : Xihil <l< <> nu mus. nihil il» <><lit> ti

Quand même nous nous sentirions couverts de pé( quand même nous nous croirions dignes de haine l .

notre Espérance inébranlable et élevée, pleine de paix et de lumière, et même <1<- joie, puisque quelque chose de nous occupe déjà sa place au ciel.

Le Pi -M e connaît, mieux q tte I><'11<' i

trine. Qu'il en profite pour avoir toujours en »<u cœur une Espérance parfaite. A cette fin, qu'il « - 1 1 fasse fré quemment 1 3 avec force et suavité. 11 en a tanl

in ! Il nous \ i<-nt en ce moment à l'esprit

mi Jean Chrysostôme, Bouvenl citée par les 1rs <|iii traitent <\<-^ « 1 * - \ . ■ i 1 - très. Qui <l<' nous

-nu.- d'abord, puis attristé et troul ■ lit !»• Bainl l.\ êque, >< </ ><t aff\ >n oc

L'ESPÉRANCE El LA CONFIANCE EN DIEU 135

gentio : non abritror inter SacerdoU s multos esse qui <<ilii fiant} sed multô plures qui pereant >. Peut-être, connais Bant, plus que tout autre de ses contemporains, L'état du clergé de l'Eglise grecque, vers la fin «In tve siècle, a-t-il voulu parler seulement <!<• cette époque de décadence '.' < >u bien, son jugement est-il plus général, et, eu a ce que d'une part doil être le Prêtre, en Bainteté, en zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, et à ce que d'autre part plusieurs sont malheureusement, a-t-il, par quelque vue particulière de l'Esprit de Imi i . prononcé cette redoutable sentence pour tous les siècles? on ne sait que penser. Ce qui est certain, c'est que le grand Evêque de Constantinople a parlé avec une grande assurance; et ce n'est pas l'unique fois qu'il l'a fait Nous retrouvons ailleurs, dans ses Eomélies, une affirmation semblable : Mïror si quem ex rectoribus, dit-il, salvum

contingat -.

Eh bien ! que conclure de telles paroles ? sinon que le Prêtre, plus que tout autre, doit porter haut, très haut son Espérance, et la maintenir en sa plus grande perfection. Car, plus le danger est menaçant, plus il est m saire de s'appuyer, de 8e jeter dans les bras de Celui qui seul peut nous sauver. Ce n'est pas quand il jouit, dans 8es jeux, d'une sorte de sécurité <-t d'insouciance, que l'enfant sent le besoin de la protection et du secours

a mère : c'est lorsque, tout à coup, quelque péril s'annonce. Alors, avec empressement et confiance, il Be précipite vers celle, qu'il sait être pour lui un refuge assuré. C'est ainsi que le Prêtre, considérant d'une part l'éminente erâce de sa vocation, la sainteté de Bes fonc

/ . Ad. AportoL Homil. III. u. L. P

/ [ Hebr. Homil. \\\l\ ■.. 1. Pal LLXIII,

. LA CONFIANCE El

ta très grande responsabilité <!<• 8a vie et d<

. et, d'autre part, sa faiblesse, son inconstance natu relie, le peu de fond qu'il peut faire sur ses résolutions

leilleures, inquiet «'t troublé de ce qu'il entend dire de la chute et de l'endurcissement <!<• plusieurs d<

3 dans le Sacerdoce, Be jette en lui i . et en .'i si s ( IHRI8T, avec humilité, supplication et confiance, et attend

alul de cet amour éternel qui a fait <!<• si grandes promesses, qui a donné des arrhes si assurées : promes

; arrhes glorieuses dont il connaît mieux <|ii<- personne l'inestimable prix; arrhes <-i promesses dont il a personnellement, dans 5a vocation, dans les - déjà

de si touchantes, de bï sublimes preuv< Le Prêtre a donc besoin « 1 1 1 1 1 « • grande <-t ferai» ! rance pour Ba paix, pour >"ii bien, pour sa sanctification. Il doit l'avoir constante <•! forte, à d'autres titres pas, devant la Majesté de l>n i . médiateur pour les peu

- N'est il pas, par "Hier, par devoir, intercesseur et suppliant ? N'avons uous pas reconnu <|ii'il est Victime, Victime de satisfaction, d'expiation? Oh! que tout cela suppose, dans la prière, une grande <-i intime confiance! Comme il faut que le Prêtre Bâche <|u'il s'adresse, qoh a l'infinie Justice, mais à l'infinie Bonté, Miséricorde et Indulgence, <|u'il s'avance vers le trône de la grâce ' . et non vers l<- tribunal où Biége l'indéfectible Sainteté. S'il l'oubliait, quel pourrait être !«• fruit de Ba médiation ? Tout lui -«rait fermé, tout crédit auprès «lu Cœur

• In Père lui Berait Impossible. C'est la grande et forte et

• • et humble Esp< rance qui le conduit, qui i i»1 qui I'- lait réussir, dans t< tères d int<

-l expiation et de satisfaction.

l'espérance KT l.\ confiance EN I • 1 1 t 137

L'Espérance esl aussi nécessaire au Prêtre, parce que,

«'•tant Père, Docteur et Médecin des âmes, son devoir

«■-t de faire connaître cette vertu divine «-t d'en faire pari

aumonde, par ses enseigne nts el ses exemples. Nous

traversons des temps misérables, où les âmes ne Bem blent plus avoir d'inclination, d'ambition et d'amour que pour It-s choses de la terre. Quel spectacle présente notre pauvre société ! Quelle avidité, quel entraînement, quelle passion pour les biens qui périssent el les jouissances qui corrompent le cœur! Or, qui doit pousser le cri qui peut arrêter tant d'n sensés ? Qui leur dira, avec quelque efficacité, la parole d'espérance et de salul : Sursùm corda? si ce n'es! le Prêtre, qui ne t'ait cette invitation g frères que parce que son cœur, à lui, est, en vérité, « tout au Seigneur 1 ». « Le Dut de l'Espérance, suivant la parole de Bainl Paul, a rempli ce cœur; et il abonde et il surabonde en cette divine vertu, par la grâce du Saint-Esprit '-'.

< )ui ! le Seigneur a daigné répandre dans l'âme de son Prêtre, et de bonne heure disons-le ici avec une grande reconnaissance . cette huile de joie3 .Souvenons-nous de ce qui s'est passé, en présence des anges et des hommes, le jour de notre entrée en la sainte Cléricature. Quelle fête ! quelle «louée joie ! Nous avions Reposé l'ignominie «le L'habit du siècle . comme parle l'Eglise '. et nous avions revêtu l'habit religieux des Clercs, Habitum religionis. A genoux, inclinés devant l'Evêque, non- subissions, avec une tremblante joie, le retranchement qu'il faisait de notre chevelure, en portant but notre tête le

- nom corda! Habemtu ad Dominum.

Déni autem ipei repleal vo« omni gatidio si race in eredend abundetu taspe, '-t virtute 8piritûa SanctL Bom. w, L& Paalm. mi-. 9. H< br. i, '•'.

• Poatif. Rom. / U tdo.

P LA CONFIAI n;r

,i qui traçait un signe <!<• croix. Or, quelle est la parole <i,lt' l'Esprit-Saint, L'Esprit d'amour nous inspirait de «lire : Dominuê paré hœreditatis nu alicis

hœreditatem meam mihi. 0 I'in !

quelle allégr» cantique délicieux ! Nous voulions

dire :0 Dieu! mon Dieu ! c'est fait; je ne suis plus du monde. Je ne veux ]>lus rien <1<- ce qui est à lui, d< biens, joies, d< le 3es honneurs, d<

le tout ce < i ii* il convoite et de tout ce qu'il

aime. Je Buis mort, et ma \ le est cachée en lui o avec

rist ". Je suis un mort et, pour l'amour de

.i i >i s-( îhrist, je suis crucifié au monde, <-\ 1«- iii«»ii»l«* pour

moi est un crucifié -' . M * • 1 1 Dieu m'est tout; il est ma

Fin, il est mon < " « - 1 1 1 1 - « - . il est ma Paix, il est ma Joie, il es\

ma Vie, il est mon Bien unique : il est mon Tout. Dominus

ma part ! Tout autre chose m'est un objet d'à-

on, de mépris: Il est la -« n I« • « ju»- je veux, <l<>nt je

fais mon Trésor, à présent et pour les siècles éternels.

J'entre dans La voie du Sacrifice ;je m'avance vers l'autel.

• rai Hostie. < l'est La part de mon calice L'Immola

don, 1"' parfait Holocauste, avec Jésus. Gardez-moi,

teur, en cette condition heureuse; car j'ai espéré en

vous seul. Conserva me, Domine, quoniam speravi in

C'est le paaume <|u<- chante L'assemblée des Pré

< Lercs, pendant que l<- jeune l.<\ Lte «lit bob

cantique': Dominus pars hœreditatis m<<i et c alicis m>i.

Le chœur ajoute : Ili accipient benedictionem « Domino.

i ainsi que, dès le premier pas dans la \"i-' de ion

Sacerdoce, le Prêtre est établi et confirmé dans une {

particulière d'Espérance. Mais ce D'est <|u<' le commen

l'espérance et LA CONFIANCE EN DI] 139

cernent : La suite esl bien plus belle. Le Clerc devïenl Mi aoré, Sous Diacre, Diacre; le voilà voué à la divine Eucharistie. Il devient Prêtre! le voilà ne faisant qu'un avec le Sacrifice et l'Hostie... Que dire ? Que devient en lui la vertu d'Espérance ? Ah ! certes - elle demeure '. Non, ce u'esl pas une union telle, qu'il n'y ait qu'àe cer la déifique charité : mais, que cette union rend forte, et sûre, la vertu qui rencontre et trouve, dans la Consé (•ration et Mans la Communion, ce qu'elle espère!

I >ès lor». le Prêtre peut, avec joie, s'approprier tant de consolantes paroles de l'Ecriture, dans Lesquelles les saints Prophètes affirment Leur confiance dans l<i Sei gneur, et qui font partie de ce consolanl office qu'il remplit chaque jour, qui s'appelle le saint Bréviaire. C'est vraiment son droit do tenir ce ferme et doux Langage. Par devoil-. il dit ces paroles, au nom de L'Epouse bien-aimée du Christ, la sainte Église; mais, par un droit réel, il se les applique à lui-même. Du reste, qui pourrait dire, connue Lui qu'une vocation éternelle appelle au service de Dieu : Spes mea àb uberibus matris meœ; in te projectus 8um ex utero -. Pars mea Dominus; proptere*

ibo in m. Bonus est Dominus sperantibus in eum '■'•. Qui confidunt in Domino, sicut mm/s Sion : non commovebitur m œternum, qui habitat in Jérusalem '. Expectai turi Dominum, et intendit mihi5. In te, Domine, sperati ; mm confundar in œternum*. Et peut-être encore osera t-il dire, avec l'humble Victime : Et ego sciébam quia sempt /• //" audis 7.

1 Nunc aatem manent fides, spes..< 1 Cor. un

l'-.ilm. \.\i, 10, 11.

Thren. m. 24, •-'."..

* Psalm. cxxiv, 1.

Paalm. uxu, .

■ Psalm. i\\. t.

uni. xi. 1"J.

L'BSPÉB iS( r il LA I "Ml \\< l IN DIEU

Et, oe pouvons-nous pas ajouter ce qui >uit ? il semble que le Seigneur réponde : Hic est Filins meus dilec- - i. Et clarificavi, et iterum clarificabo -. /•■ tu,

Israël. Quis similis tut, popule, </ni salvaris in Domin ttum auxilii fui. et gladius gl in manibus

■■ '. Qui tetigerit vos, tangit pupUlam oculi et, ait Dominus, munis ignis in circuitu; >t in gloriâ » ro in medio < is induam salu-

ttilmnt '. ( 'nui ipso su m

m tribulatione, eripiam eum et glorificabo eum s. >

-oui cités ici presque au hasard. Tout ce <iu'il y a de plus «loiix. de plus affectueux, <!<• plus encoo rageant dans l'Écriture, peut s'appliquer au Prêtre. Il l'Enfant de I »n r. son élu, son bien-aimé, <im est l'ob j.-t de toutes — affections et des complaisances <!<■ ami ' - paroles ont été dites, il est vrai, de N - . :ir: mais que Ji m a et son Prêtre n<- ^>\w

pas un, « 1 .- 1 1 1 - la plus touchante unité ? Que de Bujets <!<• confias i au Prêtre plus qu'à tout autre, que -

dresse la belle invitation de saint Paul : Fortissimutn so lutin m luth, n mus, qui confugimus ml f< n< ndam propositatn

-/>• m : ijiiiim siciit a minuit m luilu mus iiuimiv tiifum ,i

fn- mu m edentem usqm ad interiora relaminis : ubi

prcecur&or /<r<> u<>l>is introicit Jésus, secundum ordinem \felchisedech Pontifes factus in cetemum '".

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