CONCLUSION DE CE LIVRE DEUXIEME — « SANCTIFICA EOS IX VERITATE
Une parole souvent répétée est la conclusion naturelle de ce Deuxième Livre : Sacerdos alter Christus ; le Prêtre, c'est Jésus-Christ. Il dit : « Ce n'est plus moi qui vis. c'est Jésus-Christ qui vit en moi. » Jésus-Christ est Prêtre et Hostie; il est Prêtre et Hostie. Jésus-Christ est saint: il est saint. Jésus-Christ est, dans l'Église, le parfait Religieux de son Père, uniquement voué à sa louange, à sa gloire, à tous ses intérêts: le Prêtre est essentiellement, lui aussi, le Religieux du Père, uniquement voué à sa louange, à sa gloire et à ses intérêts. Jésus-Christ est, non seulement humble devant son Père, mais l'Humilité même, étant « la substance des vertus » ; le Prêtre vit dans un anéantissement perpétuel devant la Majesté et la Sainteté du Père. Jésus-Chkist habite en nous par la Foi > et les autres vertus théologales; le Prêtre esl l'homme de Foi par excellence, et l'homme d'Espérance et de < lharité. Mais, cette Charité le porte d'une manière incessante, ardente, toujours croissante vers Notre-Seigneur : car, c'est la Charité qui fait l'union; et il aime Notre-Seigneur en lui-même, en ses titres, comme Dieu,
comme Prêtre, comme Hostie, comme Chef, < ime Roi.
Ah : rien ne pourrait exprimer ce qu'il éprouve à penser à ce queJÉsus-CHRiSTest en lui-même, si grand, si beau, si d<mx, si bon, dans sa vie divine, dans sa vie fchéandrique, dans ses mystères, surtout dans Bon état d'Hostie ! Et il aspire sans cesse à l'union ; et, jusqu'à son dernier soupir, cette union est sa vie; et c'est pourquoi il est et il demeure en toute chose toujours Hostie. 11 vit avec JÉSUS sur l'autel de l'immolation, et sa mort est son suprême Sacrifice.
Voilà comment le Prêtre est véritablement un autre Jésus-Christ. Nous avons essayé de le dire. Notre langagea été nécessairement le bégaiement d'un enfant. Mais il n'y a pas. dans ce travail, que cette seule imperfection. Xou> avons dit que le Prêtre est Jésus-Christ; or, l'exposé de cette vérité u'est t'ait qu'à demi. Le Prêtre esl un autre Jésus-< 'iiimst. non seulement dans ses rapports avec Dieu et dans la sanctification qu'il veut faire de lui-même; il est encore Jésus-( Ihrist dans l'Église, dans ses rapports avec cette bien-aimée Épouse du Verbe incarné, el avec les âmes qui sont ses enfants. Toutefois, ce qui t'ait défaut, nous l'avons dit plusieurs fois, a été omis, dans travail, volontairement; nous avons pensé que ce beau sujet devait erre traité à part. L'importance .les vérités. soit dogmatiques, soil morales, la variété des considérations, des réflexions, des règles de conduite qui appartiennent;'! un tel sujet, méritaient un travail spécial. Nous le rappelons simplement ici.
Mais, demeurons convaincus et qu • rien ne puisse jamais affaiblir, altérer en uous cette intime et puissante et si salutaire disposition : que nous sommes d'autr< 8ItS.( Ihrist, que nous sommes JÉsus-t iiki-t même, et par conséquent que nous devons être vraiment saints. La pa-
rôle de saint Paul est directement et spécialement vraie de nous : Benedictus Deus et Pater Domini Nostri Jesu Christi, qui benedixit nos inomni benedietione spirituali in cœlestïbus in Christo, sicut elecjit nos in ipso ante mundi constitutionem, ut essemus Sancti et immaculati in conspectu ejus, in charitate 1. Saints et immaculés en sa présence, dans la charité ! saints et immaculés dans nos pensées et dans nos vues, saints et immaculés dans nos sentiments et nos affections, saints et immaculés dans nos paroles et dans nos manières, saints et immaculés dans toutes les puissances de notre âme et tous les sens de notre corps. Elegit nos in ipso ante mundi constitutionem : voilà la raison première et unique de toutes nos grandeurs, de tous nos pouvoirs et de tous nos privilèges de grâces; mais voici la fin : Ut essemus sancti et immaculati in conspectu ejus, in charitate, — in charitate Dei, quœ est in Christo Jesu Domino Nostro*.
C'est pourquoi ce miséricordieux et si aimant Rédempteur, s'adressant à son Père, dans la dernière cène, lui fait cette prière, en faveur de ses Prêtres : « Sanctifica eos in veritate ;î. Sanctifiez-les dans la vérité. » Mais de quelle sainteté faut-il qu'ils soient saints ? De la sienne propre ; car il dit tout de suite après : Et pro eis ego sanctifico meipxum, ut sint et ipsi sancti ficati in veritate 4. Grandes paroles ! pressante et puissante prière qui a eu, dans tous les siècles, de magnifiques effets. Que de saints Prêtres depuis les Apôtres ! quelle belle et glorieuse légion d'âmes sacerdotales qui ont reçu cette bénédiction, « cette grâce excellente » entre toutes, « ce don parfait », sollicité par le Cœur
1 Ephes. i, 3, 4.
- Rom. vin, 39.
3 Joann. xvi :, 17.
■ tbid. 19.
CONCLUSION DU LIYia-'. DEUXIÈME 611
de notre Souverain Pontife et de notre Hostie, au moment où il allait à la montagne des Oliviers, pour y commencer sa Passion! Quelles ardeurs et quelles sollicitudes dans ce Cœur, tandis que eette humble et puissante prière montait vers son Pore ! Et quelle consolation pour notre doux et miséricordieux Prêtre, quand il prévit cette multitude de disciples, d'amis, d'Hosties, qui devaient être fidèles à son appel, à ses désirs, aux ardents besoins de son amour, et recevoir et faire valoir, pour la gloire de son Père, la communication qu'il leur ferait et de la dignité de son Sacerdoce et de la sainteté de ses dispositions de Victime : Ah ! qu'il plaise à ce miséricordieux Sauveur, que nous soyons du nombre de ces Prêtres mille fois bénis !
Afin d'exciter notre ardeur et notre amour, recueillonsnous quelques instants, et essayons d'approfondir le sens de cette grande prière, par laquelle Jésus a demandé pour nous la sainteté.
Sanctifica eos in veritate. « Ces paroles sont hautes, dit Bossuet. Non seulement elles nous élèvent au-dessus des sanctifications et purifications de la loi, qui n'étaient que des figures et des ombres, au lieu que les chrétiens sonl sanctifiés dans la vérité, qui est JÉSUS-CHRIST ; mais encore elles nous apprennent, d'une façon plus particulière, quelleest la propre sanctification des chrétiens. Être sanctifié, c'est être séparé. Pour être sanctifié dans la vérité, et à fond, à quelle séparation ne faut-il pas être venu d'avec toute créature <-t d'avec soi-même ! < >I>ii:r! ajoute le grand Évêque,je suis effrayé, quand je le considère. Être sanctifié dans la vérité, en Borte qu'il ne reste eu nous que <-<'tte véritéqui nous sanetifle,el quetout Le faux, tout l'impur soit ôté et déraciné, c'est quelque chose de si pur et de si parfait, qu'on ue peul y atteindre en cette vie. Mais, seulement qu'il y faille tendre en vérité, sous
les yeux de Dieu, c'est de quoi crucifier l'homme tout entier i. »
Et voilà ce qui nous rappelle la condition qui est nécessaire pour nous sanctifier. Qui se sanctifie, s'immole et se sacrifie. Nous avons vu précédemment, avec les Pères et les commentateurs, que les deux mots Sanctifiearé et Sacrificare ont le même sens. Il y avait cinq conditions pour le sacrifice parfait, de l'ancienne Loi : la séparation, l'oblation, l'immolation, la consomption par le feu, la communion. Ces conditions, comme le sacrifice lui-même, étaient figuratives. Notre-Seigneur les a réalisées. Celui qui se sanctifie en Jésus-Christ, les réalise aussi et devient Hostie parfaite avec lui. Il se sépare de ce qui est profane, mondain et charnel, et ne se tourne que vers Dieu ; il s'offre, et cette oblation est une remise de tout lui-même à la volonté et au bon plaisir de Dieu; il est abandonné à ce bon plaisir qui lui est tout; il s'immole par une vigilance constante et généreuse pour détruire en lui. non seulement tout péché, mais toute disposition au péché. LYime et le corps sont soumis à cette mort, afin que la vie seule de Dieu, la vie de Jésus-Christ prenne la place de cette vie de la nature et des sens, universellement réduite à mourir. Après l'immolation, il y avait la consomption par le feu. Celui qui se sanctifie, se livre aussi au feu surnaturel qui est l'action du Saint-Esprit; de sorte (pic « tout ce qui est mortel étant absorbé par la vie - », il soit vivant de cette vie nouvelle dont parle saint Paul : Si vous êtes ressuscites avec Jésus-Christ, cherchez, goûtez ce qui est en haut et non ce qui est sur la terre :;. Il n'y a réellement plus en lui que des goûts et des désirs
1 Méditations wrl'Evemçfibp. La Cène, II* partie, Lv'jôur.
- 1 1 Cor. v, 4.
:1 Coloss. m, 1.
célestes l. Purifié des tendances corrompues du vieil homme, il passe, comme parle l'Eglise dans une prière qu'elle mel sur nos lèvres, « en la société du Mystère de L'autel -' . où JÉSUS immolé est le pain descendu du ciel, qui communique une vie céleste. Dans cet état, il est vraiment un objet de complaisance pour le Père; et cette complaisance que prend le Père, c'est, au sentiment des Saints, la Communion du Père; et il est aussi un objel de conso lation, d'espérance et de vie pour l'Eglise; et, se donnant ainsi à l'Eglise, il se donne en quelque sorte en Commu nion à l'Église :!.
( J'est ainsi tpue celui qui se sanctifie est Hostie parfaite. Or, c'est pour chacun de nous que JÉSUS a dit à son l'ère. avec tant d'instance et de zèle : Sanctifica eos in veritate. Sanctifiez-les dans la vérité; mais pour qu'ils soient sanctifiés dans la vérité, qu'ils soient immolés dans la vérité, immolés par l'action de votre bon plaisir, immolés par Les saints effets de votre grâce, immolés pour chaque instant de leur vie passagère, et immolés pour l'éternité. ("est la prière de notre souverain Prêtre.
Arrêtons-nous maintenant au sens de ce mot particulier : in veritate.
Sanctifiez-les, sacrifiez-les dans la vérité : qu'est-ce à direyparlant de lui-même, JÉSUS a 'lit : .lésais La Vérité '.
i t't mentes nostras ad cœlestia desideria erigas, te rogamus, audi nos. — LU nu. Sanct.
- lui nos, Domine, sacramenti libatio sancta restaurât : ut, ;i vetustate purgatos, in Mysterii salutaris faciat transire consortium. Postcomm. lu fer iâ VI, Quatuor Temp. Adventûs.
i le que nous .lisons ici el qui a été a peine indiqué dans le cour» de ce livre, est exposé plus longuement dans notre ouvrage: Dt l'union à Notbi Ski,,ni, b jési - Chrisi dans ta oie de Victime, ebap. xn. Voir aussi,
,„„,,- 9e rendre npte de cette expression : 86 donnei en Communion
à l'Église, aux âmes », le pieux ouvrage de M. Olier : Explication d ,„,,„/, g de l" grand' messe de ■paroisse . livre \ III", chap. «' .
' Joann. xiv, •>.
Lors donc qu'il demande à son Père que nous soyons sanctifiés dans la vérité, il sollicite cette grâce, qui les comprend toutes : que nous soyons sanctifiés et immolés en lui. Il demande l'union, il demande l'unité. Car, toute sainteté, c'est lui : car, tout Sacrifice, c'est le sien : ou bien, notre sainteté ne serait qu'apparente et fausse et mensongère, et notre Sacrifice serait répudié. Etre sanctifié en Jésus-Christ, c'est tout recevoir de lui : pensées, vues, désirs, affections, volontés, actes et habitudes; et c'est faire toute chose par lui, et sous sa dépendance, sans initiative propre, comme lui appartenant absolument en tout notre être : et c'est tout rapporter à lui. comme à la fin où tend notre vie et où elle rencontre son repos et sa félicité, et où l'être trouve l'accomplissement de tous les desseins de la Création, et de la Rédemption et de la Justification. Être sanctifié et être sacrifié en Jésus-Christ, c'est donner à ce doux et miséricordieux Prêtre la satisfaction que son Cœur a réclamée de notre correspondance à son amour, quand il a dit cette merveilleuse parole : Manete in me et ego in vobis 1.
Sanctifica eos in veritate. Cette divine prière comprend tout. Elle contient et elle désigne le grand et vraiment unique caractère de la vie surnaturelle : être sanctifié en Jésus-Christ; mais elle se rapporte aussi à tous les détails de cette vie. Quand saint Paul dit : « La vérité de Jésus-Christ est en moi- », il n'assure pas seulement qu'elle est en lui d'une manière générale, mais dans chacune de ses œuvres, dans ses paroles et dans sa conduite. dans ses desseins et dans les moyens qu'il prend pour les exécuter, dans les vertus qu'il pratique et dans le ministère qu'il remplit. Il doit en être ainsi du Prêtre. Il faut
1 Joann. xv. 4.
i Est veritaa Christi in me. — Il Cor. xi, 10.
que tout en lui soit vrai: et c'est là -a perfection. Par nature, nous sommes faux, parce que, par nature, c'est uous que nous cherchons en toute chose Nous nous faisons notre centre : etc'esl à nous que nous rapportons toute chose.
De là, la nécessité d'avoir une humilité vraie, qui est la parfaite abnégation de soi-même; c'est une perte de vues, c'est un oubli complet, accompagné de mépris. Si L'humilité qui est le fondement, n'est pas vraie, que devient l'édifice V II faut donc que tout soit vrai dans une âme sacerdotale. Mais entrons dans quelques détails.
Il faut que sa vie intérieure soit vraie : point d'illusion volontaire dans l'esprit, point de fausse conscience. Que la prière, l'examen, la direction et tous les autres secours de la divine grâce, lui soient en aide à cette fin. Il cherche à se connaître : qu'il en ait le sincère désir: point d'erreur sur ce point. Qu'il n'ait pas peur d'arriver à se v*oir tel qu'il est. Cette disposition est rare, même parmi les personnes de piété; mais elle doit être dans le Prêtre. En faisant sa direction à l'homme de Dieu qu'il a choisi, et en se confessant, qu'il soit vrai, toujours très vrai. <v>uo son humiliation soit vraie, sa contrition vraie, son ferme propos vrai. Après l'examen quotidien, dans une retraite du mois ou annuelle, il prend des résolutions: que ces réso lutions soient toujours parfaitement vrai-'-.. Rien pour la forme, rien par manière d'acquit, rien pour faire prendre le change ;'i notre conscience et la rassurer, pour ainsi dire, par les apparence d'une lionne volonté, qui manque de vigueur et peut-être de sincérité réelle. Manquer de vérité avec soi-même, ou. suivant L'énergique expression de saint < Srégoire, se mentira soi-même sur soi-même >.
' Sœpè sibi de se meus ipsa mentitur, et fingit se de bono opère amare quod non amat, de muadi autem glorift non amare quod amat ■/'•< part. I, cap. ix.- Patr. lat.,t. LXXVII, eoL 22.
est une faute peut-être très commune et dont les inconvénients sont toujours graves. Il n'y a pas de vie intérieure possible, quand on est le jouet d'une telle erreur. Non seulement l'humilité n'est plus vraie, mais la pénitence ne l'est pas non plus, ni la simplicité (et la simplicité qui n'est pas vraie n'est rien), ni même la pureté d'intention, ni le zèle de notre salut.
Dans nos rapports avec Dieu, il faut que notre amour de sa gloire, de son règne, de ses droits, de ses intérêts, soit vrai, non pas seulement dans l'apparence que portent avec elles les œuvres que nous faisons ; mais en réalité, vrai au dedans de nous, dans nos prières, nos intentions, la direction surnaturelle de tout ce que nous faisons, ou disons, ou pensons, qui se réfère au culte et à l'honneur de Dieu. La part que nous donnons à notre propre gloire, diminue la vérité de notre zèle. Car ce qui est vrai, c'est que Dieu seul a droit à tout.
Dieu. Vérité, Fidélité. Bonté, est le principe et l'objet et la fin de notre foi, de notre espérance et de notre charité. Que notre foi soit vraie, c'est-à-dire profonde, agissante; que notre espérance soit vraie, c'est-à-dire ferme et constante ; que notre charité soit vraie, ce qui veut dire qu'elle doit toujours grandir.
A l'égard de Notre-Seigneur, que tout, dans nos cœurs, dans nos œuvres, soit vrai : foi, confiance, piété, religion, amour, zèle, dévouement. Que tout ce que nous disons de lui, en chaire, dans le confessionnal, aux enfants, aux malades, aux pauvres, aux pécheurs, à toutes les âmes, soit vrai; et que les sentiments avec lesquels nous le disons, soient vrais; et que notre propre langage, dans nos prières, dans nos oraisons, dans la Messe, dans l'Office, soit vrai. Sanctifica eos in veritate. Saint Paul a dit : « JÉ- SÙS-Cheist, Fils de Dieu, qui vous a été prêché par nous,
CONCLUSION DU LIVRE DEUXIÈME t\ ] 7
parmoi, par Silvain,par Timothée, n'est pas tel,que le oui et le non se trouvent en lui : tout ce qui est en lui. c'est le oui1. Le oui, c'est-à-dire la vérité. Soyons comme lui, envers lui: que tout soit oui à son égard. Ce mol peul bien se traduire : docilité à sa grâce; ce qui nous ramène à la pratique de la vérité, ou, comme dirait encore le grand Apôtre, « à faire la vérité'dans la charité, afin de croître, entente chose et par tous les moyens, en JÉSUS- CHRIST, notre Chef-.
Dans nos rapports avec nos Supérieurs, que tout soil vrai : obéissance, déférence, respect, hommages, dévouement. Pareillement, dans nos relations avec les fidèles, que la vérité soit partout : dans notre enseignement, nos conseils, nos décisions, notre direction, nos jugements.
Mais que d'études, que de prières, quelle défiance de soi-même, quel esprit d'observation, de prudence, de sagesse, cela suppose! c'est pour nous surtout que saint
Paul a dit: Quœcumque sunt vera, quœcumque justa hœc
cogitate, hœc agite5.
Dans l'appréciation dos hommes, <\<'> évènements,point de passion, aucun point de vue trop personnel, pour être vrai, pour ne pas excéder, pour demeurer juste. 'Fontes les t'ois ipie notre amour propre est on jeu, nous inclinons fatalement vers l'erreur e1 l'injustice.
Dans les discussions, dans toute controverse, évitons un écueil. Si nous croyons sincèrement que notre sentiment est h- \rai. nous pouvons le défendre, mêmeavec
" Dei enim Filius, Jésus Christus, qui in vobis per dos prœdicatm per me, et Silvanum, <-t Ti theum,non fuit I Non;sed EhI in ill