EST LE SEIN D€ PÈRE
n'est-ce pas exercer une espèce de Sacerdoce à sou égard? Le Sacerdoce est-il autre chose que l'honneur et la gloire de Dieu, suivant Le texte de saint Paul : Tout Pontife esl établi pour ce qui est de Dieu ' ? Il est vrai que cette parole de l'Apôtreaété dite du Sacerdoce tel qu'il existe depuis la chute, Sacerdoce de médiation et d'expiation, et, par conséquent, impliquant dans celui <pii .■h esl revêtu un*' véritable et nécessaire infériorité, relativement à celui qui en reçoit l'hommage. Mais, si donner a Dieu, dans ce ministère inférieur, une gloire accidentelle, est un acte sacerdotal, n'y a-t-il pas, dans L'état «lu Fils, qui est à son Père sa propre gloire essentielle, et dans l'acte incessant et infini d'amour qui répond à cet état, une sorte de Sacerdoce sublime, véritablement <'t de toute manière excellent, supérieur à trait autre, type et exemplaire éternel de tout Sacerdoce et de toute Religion-y Plusieurs pries l'ont pensé,
Saint Cyrille de Jérusalem, dans sa dixième catéchèse, dit : Le < lirist est souverain Prêtre ; il possède un Sacerdoce immuable, qui n'a pas commencé avec le temps et quin'abesoin d'aucun autre qui lui succède. 11 uel'a pas reçu d'une succession qui soit selon lachair; il n'a pas été oint d'une huile figurative : mais il l'a été par Le Père Lui-même, avant les siècles :!. »
1 Omnis pontifex... constituitur in iis quse sunt ad Deum. - Hebr. v, I.
• Il j a. peut-être,quelque subtilité dans Les considérations de l'Auteur rar le Sacerdoce du Verbe dans le sein du Père ; et c'est toute la critique qu'on peut en faire... Comme elles expriment au fond une manière de voir particulière, -m pourrait évidemment ne pas y adhérer; mais rien n'y justifierait, pas plusdansles termes qnedans la pensée, le soupçon d'erreur, ni même celui d'exagération. Les explications f »ui ni'-- par l'Auteur enlèvent toute équivoque, et Thomassin le couvre de Bon autorité, <-t <1<' celle des ■ l'appui. A ott de l'éditeur.
I ristus est 8ummus Sacerdos, immutabile habens sacerdotium, quod neque à tempore cœpit, neque Buccessorem alium babet sacerdotii... N