‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 40 sur 204 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

NOTRE-SEIGNEUB JESUS-CHRIST EST PRETEE DANS TOUT S< m ÊTRE ET EN CHACUNE DE SES ACTIONS.

En Notre-Seigneur Jésus-Christ, le plus grand, le plus complet, le plus étendu, le plus élevé de tous les titrés, celui qui les embrasse tous, duquel tous les autres dériveur, et, en ce sens, l'unique titre, est celui de Prêtre. Mais il y a plus encore à dire : Notre-Seigneur est Prêtre dans tour son être, à chaque instant de sa vie mortelle, ressuscitée, glorifiée, et dans chacune de ses actions, qui Bont routes Intrinsèquement «les actions sacerdotales.

Ces vérités ressortenl sans doute de ce qui précède, depuis le commencement de ce livre; mais il est convenable de leur donner quelque développement.

Notre-Seigneur, étant venu en ce monde pour y être Prêtre et Hostie, est Prêtre et Eostie dans tout bob être,

dans sa Personne divine, dans son âme, dans sa chair, dans ses actes,dans Bes états, dans ses dispositions; dans ce qu'il opère en Bon esprit, en son cœur, en sa volonté : dans ce qui apparaît au dehors, paroles, travaux, souffrances; dans les moindres circonstances de sa vie, dans tout ce qui remplit son existence mortelle, dans tout ce

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qui appartient à Ba vie dans le temps el à jamais. L'Incarnation est un Sacrifice, un Sacrifice incessant el perpétuel. Les caractères extérieurs de ce Sacrifice varient : les fins 1 1 1 • • 1 1 1 « • - «|iii lui Bont propres ue seront pas toutes maintenues, après cette vie voj i Mais le fond et mee du Sacrifice, qui est la Religion «lut- à Dieu1 pour Ba gloire et le bien des âmes, >«>nt les mêm< Jésus-Chkist, soit dans le temps, soit dans l'éternité.

Le témoignage des Pères est manifeste2; les raisons théologiques Bont les suivantes :

Qu'est-ce que l'Incarnation? L'acte par lequel l«i Verbe prend la uature humaine. Mais cette assomption même n'est-elle pas une Immolation? Que devient cette uature ainsi élevée à l'unité de personne? Elle ne s'appartient qu'elle est ettout ce qu'elle fait, est la propriété du Verbe, et tout cela est offert à Dieu le I comme un Sacrifice. Les saints Pères ont tlii . que la nature humaine esi absorbée par la divinité comme le fer est absorbé par le feu. Cette belle comparaison, dit Thomassin, uous présente la uature humaine dans le < !hei8T comme passant à l'état divin, de la même manière «un- 1<- fer passe en quelque sorte 6 l'état <1«' feu. Mais ce feu de la divinité changeant ainsi en elle-même l'huma* nité, en t'ait un véritable holocauste, dans lequel cette humanité devient une Victime consacrée à jamais, et qui

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