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rire sa gloire même de ce qu'elle perd dans L'absorption qu'elle subit de la divinité >.
Du reste, pourquoi le Verbe a-t-il pris «erre humanité, vin. .11 pour en faire une Hostie à I >iki" ? Il n'était pas possible qu'uneautre intention accompagnât, et fût l'essence même du Mystère.
Donc, soit en prenant l'humanité, soit en la conservant en l'union de personne (et cette union est indéfectible et éternelle), le Verbe ott're l'humanité.
Il nous faut voir, à la lumière de l'Ecriture et de la Tradition, comment ce Verbe adorable n'a cessé, durant va vif. d'offrir cette humanité, sa Victime.
Quand le Verbe divin entra dans le monde, c'est-à-dire, au premier instant de son Incarnation, son premier acte fut un Sacrifice. Il dit à son Père : « Les holocaustes et les hosties pour le péché ne vous ont pas été agréables. Voilà que je viens pour faire, 6 Dieu, votre volonté. » Or, la volonté du Père, était que ce sacrifice abolît et remplaçât tous Les autres. <jui n'en avaient été que la prophétie et la figure. En ce moment, par ce seul acte, par cette seule oblation, toute la Rédemption du divin Prêtre fut consommée. Extérieurement, le Sacrifice devait avoir diverses phases. L'immolation publique surtout, avec le sang versé et la mort de la Victime, sur Le I îalvaire, était une condition du Sacrifice, qu'il avait plu au Père de rendre nécessaire, pour qu'il eût tout son effet et sa pleine efficacité : mais, quant à la valeur intrinsèque et au mérite essentiel du Sacrifice, rien ne pouvait y être jamais ajouté, une fois cette première oblation accomplie -.
/'. Inearnatione, lib.X, cap. i\. n. 16. Ce chapitre i\ t.-iir mite an chapitre tiii qui est intitulé: .46 exortu ruo Sacerdot est Chrùttu,el ïncar- /'"".i"!lf quoddam • -' Sacrificium.
ri.Min. 1 1 1. 1|. \wiv.;irt. .;. <,». xi. i. .-ut. i. Q. lvt, art. 8. — Nous entendons bien, avec tous les théologiens, que tous les mérites de
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ta les instants de la vie •!<• Jésus furent occupés à la renouveler '. Durant tout le temps mystérieux d< silence et <1<- son obscurité au Bein <!<• Marie, il ne de dire, avec un amour Incompréhensible pour la gloire m zélé infini pour l'amour <!<• nos âmes : là queji Quand il parut parmi les hommes,
petit Enfant, pauvre, méconnu, il disait dans l'intime de Bon S Cœur: Ile voici . Prêtre et Hostie de mon . pour le monde coupable8. Car, nul ne l'ignore, au Marie et but la paille de Bethléem, !«■ Verb< chair avait la plénitude <1«- la science4, il jouissait plus clairement que les anges «lu ci<-l de la vision béatifique. Son regard ne se détournait donc jamais de la beauté, de dnteté, de la volonté, des droits, <!«'> intérêts d< Il \ oyait tout ce qui lui est <lù d'honneur,de loua d'adoration, <1«- reconnaissance, d'amour, la réparation qu'il était nécessaire d'offrir pour les créatures pècheonciliation qu'il fallait obtenir du Père. Incea samment, sans être jamais détourné de cette science et de la vision même <1«' la divine Essence, 1<- Verbe était appli aux actes qui pouvaient satisfaire l'honneur »•( ir^
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droit- de Dieu, e1 porter secours au monde coupable. < l'était donc toujours la même oblation, Le même universel Sacrifice de Lui-même, qu'il faisait à la divine Maj
Me voici pour accomplir, 6 Dieu, votre volonté! Me voici pour L'humiliation, Le travail. La souffrance, la Passion, la mort!
Le quarantième jour après 8a naissance, Jésus porté au Temple. Il y fait son oblation publique. Son Sacrifice devant être extérieur et public, il était convenable qu'un Mystère de sa vie portât Le caractère d'une oblation publique, i si >elui-ci i.
Après L'oblation au Temple, la fuite en Egypte, etle séjour en ce pays idolâtre; puis Nazareth avec ses années
silence, de travail, de prière. Le Sacrifice ne i point. Une fois, le saint Evangile, dans le cours des trente années de la vie cachée, cite une parole du Verbe incarné: c'est une parole toute sacerdotale. Il «lit. dan- le Temple, à sa divine Mère et à saint Joseph : X<- >aviezvou8 pas qu'il faut que je sois appliqué à ce qui est de mon Père2? In his quœ Patris mei sunt \ Saint Paul. définissant plus tard l'office du Pontife, dira aussi: I appliqué à ce qui est de Dieu. In iis qua sunt ad Deum.
La vie publique commence. L<- Baptême avec l'humiliation qui l'accompagne, la pénitence au désert avec Les caractères austères qu'elle porte, sont d'autres actes de La divine Victime d'expiation. Saint Thomas non-, apprend que Les anges qui le servent, après la tentation, sont les ministres de son Sacerdoi
1 Nom .v yé d'étudier ce Mystère dans an antre ou1
•'• partie, médit. 8' >t :iiu-i des autres - igneur
V quia in lu-, quie Patria mei sunt,
Lue.
Mi '..-•; : lacerdotii ejus. III. q. wn. art. 1. ad 1.
: ».-fi sue mot E8T a bon 1 ras
,t de Buite après, Jésus se met en rapport avec les hommes; il annonce le royaume de I un. il guérit les malades, il nourrit les foules, il console, il bénit; il 8e choisit
lisciples, il fait l'élection des Apôtres; il accepte la contradiction des Scribes et des Pharisiens, il y répond par des bienfaits : tout cela, toute cette merveilleuse
été d'actions divines, toutes celles que l'Evangile a racontées, toutes «■•■lies que nous ignorons, tant d'actes intérieurs de religion, de charité, d'abnégation, d'humi-
le patience, lesquels, b'Us étaient racontés, composeraient des volumes à remplir l'univers1; toute cette vie «lu Fils de Dieu est Bon Sacrifice. Les hommes ne peuvent 1«- discerner; les regards «lu Père se reposent,
un amour infini, but cet Incessant <-t très parfait II"-
iste. Jésus est toujours Prêtre et toujours Victime;
et toujours il .-m a Lui-même, suivant la pensée d'un an>
cien ! son Hostie, -on Sacrifice, -on Autel, -on Pou-
d Prêtre -'.
Mais voici la Passion. Le Sacrifice intérieur se continue
«•t demeure le même. Nbtr* ? ir s'adressant a -on
■ lit: Et pro eis ego sanctifico meipsu m. Tous les inter- - traduisent : Pour eux c'est-a-dire les apôtn
tous les hommes), je m'immole, je me Bacrifle8.» I • intérieur de la divine Victime, qui est invariable.
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r.T dans CHACUNE DE BE8 LCTIONB 11
Mais au dehors, 1<' Sacrifier va devenir L'immolatioD douloureuse et sanglante. Manifestement, dans cette immolation publique, dont la malice des hommes fut L'occasioB voulue de Dieu, Jésus-Christ apparaît Victime. Mille textes de l'Ecriture nous l'apprennent. Mais commenl s'y montre-t-ii Prêtre? Ce point peut être une difficulté dans l'esprit de quelques-uns. Il est nécessaire de l'éclaircir.
La réponse est dans cette simple réflexion : Si Jésus- Christ est Victime dans ce Sacrifice sanglant, donc il y est aussi Prêtre; car nul ne peut faire une telle immolation, si ce n'est lui; son seul Sacerdoce peut offrir une telle Hostie. Il a toujours été Prêtre de son Sacrifice, comment ne le serait-il pas au moment où ce divin Sacrifiée apparaît dans sa plus grande solennité ? JÉSUS « a été offert, parce qu'il l'a voulu *. » Si les soldats s'emparent de lui et le lient, c'est qu'il veut bien les laisser faire, pour qu'ils deviennent les instruments de ses desseins d'amour2. Ne dit-il pas, en ce moment même, à Pierre qui a frappé le serviteur du Grand-Prêtre : « Pensez-vous que je ne puisse pas prier mon père, et il m'enverrait douze légions d'anges3 . peur me défendre et me délivrer ? Si ses ennemis le frappent et couvrent son corps de plaie-, c'est qu'il permet que leurs lanières et leurs fouets blessent sa chair divine; et si, dans le mystère du douloureux crucifiement, les plaies de ses mains
1 Oblatas est quia ipue volait. — Isatse, Lin, 7.
Lmùit in Be impias manus fareatiom, 'in.-i' dam proprio iocambuut •céleri, faroalatse suât Redemptori. 8. Léo Magn., Serai. I.XI1 alias 60
Dr Pa Domini XI. cap. m. Patr. lat.. t. LIV, eoL 3&1. v-
nt li.ii: vellont, sed cessit al possent. ni. Dt Patrioru Domin \\I. cap. in. Patr. lat., t. I.I V, col. 870.
\n pntai qoia aon possam rogare Patreui meuoi, el exbibebit mihi ■ pluaquam duodecim legioaes aageloram? Mattli. \w i
et de ><-^ pieds »-t <1<- tou( bob corps, et l'horrible supplice qu'il endure, amènent La mort, c'est parce qu'il veut bien, Librement, sans aucune nécessité, qu ifirances
supplice se terminent ainsi '. <*Vm lui. lui Beul, qui donne à la mort le pouvoir <1<- s'approcher de son humanité adorable. Il a «lit : Nul ne m'enlève la vie, moi-même qui la donne, et j'ai 1«- pouvoir <1«- la <l<>iiucr et j'ai celui <1«' la reprendre2. De sorte que, «la: mystère d'amour, Les bourreaux ii<- <(.nt qu'instruments, instrumenta criminels à cause <!<• leur malice, <'t instruments qui n'ont <1<' force et de pouvoir, que parceque .h -i - veut qu'ils aient ce pouvoir Bur Ba personne «■! but
Durant Les troia jours de la sépulture, il est étendu mula pierre «In sépulcre, comme autrefois la victime étendue sur l'autel <•! attendant <|u<- 1<- feu descendit du ciel pour la dévorer '. Ce feu est maintenant la gloire même
■ ,i in> iti impleretui
t \ \ \ I i 6. l'.ar. l.n.t. \\ V
•.• riniti-, non \ in
■ identram Ipanm fuit m»lefi< in
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1 rois l'uniqtio lv , il «lit
r i D w- CHAC1 M-: DE SES H TI0N8 1;;
«lu Père, qui en effel descend du ciel '. et, consumant tout ce qu'il y avait d'infirme dans la aature humaine du Verbe incarné, donne à cette aature ainsi transformée une vie uouvelle, et en t'ait une Victime immortelle 2. Le Père donne ainsi à son Fils bien-aimé comme ane nouvelle naissance, ei le consacre d'une manière plus solennelle Pontife selon l'ordre de M elchisédech 3.
Après ce mystère, apparaît de nouveau ce grand Sacrifice du ciel, auquel aboutissent toujours nos pensées à la fin de plusieurs des sujets traités précédemment. Le moment viendra où notre espril ei notre cœur tressailleront dans la contemplation de cet incomparable spectacle.
Mais nous venons de voir comment Jk.su. s-Christ est toujours Prêtre, dans tout son être, dans tontes ses actions, dans tous ses mystères, à chaque instant de sa vie humaine soit passible, soit glorifiée pour l'éternité : considérons maintenant comment Notre-Seigneur Jésus Christ est l'unique Prêtre *\u Père, dans les siècles qui <.nt précédé l'Incarnation.
1 Surrexit à mortuis per gdoriam Patris. — Rom. ti, 4.
-' In Bscrificiû judaicis victima incendebatur super altare holocaustol'iim, ut quidquid in eâ vitii essel flammis absumeretur... In aovfl iege con-
■umpta fuit Victima in Christi Resurrecti : 11:1m in Resurrectione ali-
■orptum tuir in Christo « quod mortale est ;i vitl Benedict. XIV, Dt
$ocrificio Mis8œ,\ib. II, cap. m, n. 5. 8. Augustin dit aussi: In Pasaione ■acrifiernm factus est ( liristus : bi Resurrectione înnovavit illud quod occiaum est. Enarral in Psalm. Psalm. « xxix, n. 7. Pair, lat.,
t. \\W II..-..1. 1 7<U .
Deus... ressuscitans .('--11111 sicut et in psalmo secundo Bcriptum est: Filius meus es tu, <■;:<> hodie genui te. Ait. xiii, 83. N " . . i 1 de belles • !• M. Olier sur ce sujet, Traité de» saints < >,■■!,■, v. 111 partie, ebap. v.