‹ Prêtre et hostie (volume 2)Chapitre 46 sur 204 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

KfOTR] -I [GNEUfl JT SUS-CHRI8T VICTIME. LA PERFECTION SON III MAMII. Ql 1 ESTL'HOSTD DE SON SACRIFICE.

Il y a une relation si intim< ntielle môme, entre

le Nbtre-SeigneurJÊsi s < iHBijSTel -"ii Sacrique m »u- avons dû nécessairement, dans les chapitres «jiii précèdent, en traitant de -"H Sacerdoce, par 1er de son étal de Victime. Toutefois, comme ce dernier Bujel mérite, à fous égards, d'attirer notre attention, soit pour notre instruction, soit pour la consolation el l'édification de ii"- âmes, qous allons nous •■!! occuper maintenant, avec t"iit le s-.in qui dépendra <1<- nous. Nbl eur Jesi - « 'hrist est I un et Bpmm<

pas I" Dieu qui esl Hostie, c'esl l'Homme; son humanité seule esl la matière <1<- son Sacrifice : son corps premièrement, à cause du caractère de visibilité que porte mais aussi nécessairement son ame. i

I rquoi, quand il entra dans !«• mondé, Ji si s «lit i

\'"ii- m'avez donné et approprié un corps; \ "il à • viens , pour remplacer toutes les hosties ai eu! \ otre Sacrifice el \ otre I lostie. l • de M util fui 1 1 mple '. Il prit de l'auguste Vierge la

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PERFE( TION DE SON III M A Mil: . HOSTIE DTJ S A< IMI I< E 07

chair dont il se revêtit, el cette chair il l'offrit, il en fit la Victime <|iii seule est agréable au Père; el dès ce moment, comme il était Prêtre dans toul son être, il fut Victime aussi dans tout son être.

C'est cel être créé, chef-d'œuvre <l<- la Puissance, de la Sagesse el de L'Amour de La Très-Sainte Trinité; c'est cette Humanité adorable, dans Laquelle el par laquelle Du r le Père a reçu tanl de gloire, et le monde son salut ; c'esl cette très parfaite Victime qui a tout restauré, tout réconcilié, qui a été pour nous, par le bon plaisir de Dieu, Sagesse, Justice, Sanctification et Rédemption1»; . — c'est son état et ce sont ses dispositions d'Hostie, c'est son divin Sacrifice, c'est ce magnifique ensemble d'incomparables beautés, qui va être l'objet de notre humble et si attrayante étude.

Nous considérerons successivement - la Perfection, — la Dignité — et la Sainteté de l'Humanité de JÉSUS. C'est Le BUJet de trois chapitres. — En celui-ci, nous étudions -.i Perfection, c'est-à-dire, l'excellence tout à fait singulière et unique de l'être naturel de l'Humanité du Verbe incarné. Etre naturel signifie son fond, ce qui la constitue, L'âme et Le corps par conséquent, mais abstraction faite de l'Union hypostatique : non assurément que la perfection de cet être naturel puisse avoir une autre cause que cette Union, non encore que L'abstraction dont qous parlons puisse être autre chosequ'une simple opération de DotTe esprit, L'Humanité n'ayant jamais un seul

hominibus fabricatam, sed Spirïtn Sancto firmattun est, el virtute Altislimi protegitur... lu hoc sancto Tabernaculo non mannfacto, quod esl Deipara M mua. inhabitavit Qlic enim, in ipsâ Ses noster, Rex glorise, factns est Pontifex, et manel in perpetuum. 8. Dionys. AJexandr, mi l'uni. 8amotat.t qntestio vu. — Magna Biblioth. Patr., CoL Agripp, III. p. 75.

1 I Cor. i. 30.

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instant existé sans cette Union. Mais cette manière d'iso 1er l'être naturel de Jésus de ce qui est le principe de sa perfection, nous permet de mieux voir, en les analysant • le la Borte, les richesses et Les trésors qui sont cacl ru notre divine Victime.

L'Humanité du Verbe est parfaite, non seulement en us que rien ne lui manque de ce qui constitue la nature humaine, et quant à L'ame et quant au corps; de sorte qu'il eai aussi vrai de dire <|ii<- le Verbe est homme, qu'on peut le dire de chacun »!«• nous -'. Mais, en un autre Bens plus élevé, elle esi parfaite, parce que sa perfection est telle, <|n'il n'est rien au inonde, et <|u'il mpeut y avoir rien transi excellent, d'aussi sublime que cette divine Humanité. C'est la doctrine de saint An gustin exprimée dan- ces belles paroles : Clamât I* 'm m cttpite Epistolarum nuarttm... : Qui pra natus est Filius !>>i ... Prœdegtinata est i*ta naturœ humants tanta it tam celsa >t tumma stibeectio, ut 7»" aftolleretur altius, non haberet '.

Va cette divine Humanité ne Burpasse pas seulement r.-nr<- perfection <-t toute beauté créées, <-\ l'ensemble ■ •r l'accumulation <l«' t<>nt<^ les beaut mais

toute excellence ••! toute beauté possibles; parce que, quelle que -<'it la perfection ]><>ssibi<- que Dieu crée, cette perfection ne sera jamais celle d'une nature humaine

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