PERFE< TION DE SON HUMANITÉ, HOSTIE DE 8A< EUTI( E
appartenanl hypostatiquement à une Personne divine, l'Incarnation ayant été faite une fois et ne devant plus se reproduire jamais '.
Le t'ait de l'Union hypostatique explique cette perfection: niais la fin pour laquelle eette Humanité est créée, nous révèle aussi la raison de son incomparable et tout à t'ait unique excellence. L'Humanité «le Jésus est la Victime de Dieu. Klle doit doue être, et par état et par acte, la très pure et très parfaite gloire de Dieu. Ce qu'est l< Verbe, éternellement, substantiellement, personnellement, par état de Fils de Dieu et par acte d'amour in-
iiit et substantiel, c'est-à-dire la gloire du Père, splendpr gloriœ nous l'avons vu précédemment . L'Humanité le sera accidentellement et temporellement, mais
parfaitement et pour toujours, par état de créature unie au Verbe et par actes, les actes théandriques qu'elle opérera : ce qui veut dire encore, par conséquent, la gloire du Père. Or, pour être la gloire du Père, il faut qu'elle soit parfaite en tout son être, et parfaite d'une perfection tout à fait singulière et unique, d'une perfection qui exprime tout ce que peuvent opérer, parmi les œuvres extérieures, la Puissance, La 3 - sse et l'Amour du ( îréateur -'.
L'Humanité duVerbe Incarné, étant entière et complète, est composée d'une âme et d'un corps unis ensemble. Il est de foi «pie le Verbe a pris, en s'incarnant, une ame et un corps semblables aux nôtres ;. Quelle esl d'abord la perfection propre et naturelle de son âme?
1 Quoniam in ipso condita sunt aniverea in eœlis, <'t in terra, risibilia, ei iiivisil.ilia, give throni, etc. Omnia in ipso constant Coloss. i. 16, 17.
- Ili a. III, i|. i. a. l : et ibid. 8. Joann Damaacen., cnjna S.
i verba refert.
Perfectna boroo es anima rationali et hnmanâ carne subsistons. Athan. Assumpsit N erbum animam rationalem animabns nostris
- - ris : \ I- mu
me humaine est intelligence et volonti Quelle fut l'intelligence du Christ, dès l»- premier moment de sa création ?
La plus sublime, la plus étendue, la plus profonde '. Intelligence forte, toujours sûre, toujours infaillible; intelligence actuellement pleine, riche, Bans que rien ne put lui être inconnu. Il n'y avait, en effet, aucune vérité, dans quelque ordre que ce soit, qui lui tïit obscure. Dieu, -..h être, -.1 vie, Bes opérations intérieures dans la Trinité des Personnes, Bes œuvres extérieures, les voies de sa Providence, Les secrets de sa Prédestination, l<s abîmes de Ba Justice et les abîmes plus insondables de sa Miséricorde, toutes les richesses d<
Bcience - . toute l'élévation de Bes jugemei la profondeur <!<• >»-s tlrs^-iiis -'s : nuit «'-tait lumineux pour le regard intellectuel de l'Ame de Jésus, et Bans effort et simplement Ce qu'est la lumière naturelle pour nos yeux, la lumière universelle qui éclaire toute vérité l'était pour les regards de son finie; <>it plutôt, il p< dait en lui-même cette lumière in. i r c'est dans
le Verbe <li\ in qu'il voyait toute chose, i e Verbe qui est
menti comparent. S S qiM' refertur in ( '. I.
• iliii.m, de bien belle ir l'int<>llij
\ ornai*
PERFE< TIOM l>K son HUMANITÉ, HOSTIE DE s\( EUFICE 71
Lui-même'1.' — Mais ici noua ('-virons de considérer te source de cette infaillible el très parfaite science, pour
en voir él «mi admirer seulement le fait, en L'humanité de .h -i - < Ihrist.
Nous venons de dire que cette science s'étendaii â tout ce qui est de Dif.u; comment aurait-elle pu ignorer ce qui es\ '1rs créatures2? Toutes les actions des hommes, tous les secrets de leur conscience, tous les replis de leurs pensées et <le leurs desseins, tout ce qui est l'histoire de chaque âme: son passé, son présent, son avenir: tous les problèmes delà nature, tous les phénomènes de l'univers, toutes les lois du monde, toutes les connaissances humaines el angéliques : toutes ces choses si variées, si mobiles, si précaires, étaient pour l'âme de JÉ8U8 sans incertitude, ni ombre aucune, mais se montraient à son intelligence dans toute leur simple vérité et distincte réalité. L'Enfant qui reposait au sein de Mabie, avait cette universelle, très sûre et infaillible science. Il y a quelques textes de l'Ecriture qui semblent la limiter et l'amoindrir3; mais ce ne sont, tout le monde le sait, que des difficultés apparentes. Tous les Pères eut affirmé, avec saint Thomas, que cet Enfant, comme l'Adolescent de Nazareth el le DlEU de la Vie
imus animam Christi, per sapientiam sibi gratis datam in Verbo I><'i oui onîta est, andè etiam perfectè intelligit, omnia scire quœ Deus Bcit... Bed non Ha clarè et perspicuè omnia capitatDens. Petr. Lombard. /// en/. Distinct X IV, n. •'. - Patr. Int., t. CXCTJ, coL 783. -' Joann. kxi, 17.
1 1 • itur aescire diem et horam judicii, quia non facit scire; interrogatus i-ii'mi snper lioc ab apostolis, hoc eis aoluil revelare. - 8. Tbom. III, <\. \, :irt. •', ad i. Scriptum est : Bciens Jésus quia Pater dedil <'i omnia in tnanns. Si omnia, profecto et diem judicii et boram. Quia ergo ita stultus fst, ut dicat quia aceepil Filins m manibus quod oescit? v Greg. papa, lib.X. Epist XXXIX (alias lib.8, epist 12). Patr. la»., t. I.XW 11.