BON A.MOUB DE COMPLAISANCE
étant Père, Fils et Sainl Esprit, Qécessairement, subsiantiellemenl : encore une fois, que Dieu soit Dieu, el non seulement que Dieu soi! Dieu s'il est permis d'user d'un tel Langage i, mais que Dieu, étant ce qu'il est, s<>ii à Luimême sa propre gloire, sa propre louange, sa propre félicité; de sorte, qu'en tout état de chose, Diet se suffise, Dieu se contente, Dieu trouve éternellement, et essentiellement en lui-même, ce qui est son suprême bonheur, son infini contentement... c'est là la jouissance de L'âme qui le connaît, qui s'élève à lui par L'amour; c'est son transport, sa très douce complaisance, son inexprimable joie.
Bien des anus — les âmes des saints — ont connu cet amour. Mais comment parler de l'amour de Complaisance de noue Prêtre, de notre Hostie? Il était toujours en présence de son Père, précisément en sa qualité de Prêtre et d'Hostie; el son regard, dans La claire Lumière, non d'une foi vive, mais de la Gloire même, contemplait sans voile la suprême et glorieuse Beauté de l'Etre divin; et, L'amour de Complaisance dont son Cœur était inondé, transport»'', consumé, l'Eternité seule nous en apprendra quelques-uns des profonds secrets. Mais, jusque-là, nous n'en saurons vraiment rien. Le même saint Denys,que nous avons cité, a dit: Que l'amour est extatique, el que, -"ii- bod empire, celui qui aime n'est plus à soi, mais à celui qui est aimé '. Il ajoute : Le grand Paul, possédé du divin amour, dont la force le ravissait en extase, s'écriait avec sa voix divinisée: Ce n'est plus moi qui vis . Voilà bien Le véritable amant, passé, comme il !<• dit, de Lui-même à Dieu, vivant non plus
1 I-'m prœt< rea divinua amor exstaticus, qui non Binil esse buob eoa qui >imt amatores, Bod eorum quoa amant. D< Dit), nomîn.c&p. i\, fj 13. Patr. grme, t. [II, col. 711.
KOTRE Dl
. vie propre, mais de la vie souverainement chère de l'( Ibjet de Bon amour '.