e: Paul est d'une grande beauté surnaturelle
pendant qu'est-elle en comparaison d< ttion,
bâillements, de la joie de l'âme d< .t<-m-
plant la Beauté de l'Être divin, et aimant cet Etre divin, suivant toute la force <1<* sa vision et d< ence, qui
■it en quelque manière infinies, à cause de la lumière même, principe nce, qui est Dn ause
de la nature même de son amour «jui était l'Esprit- Saint? ('ar l'amour dmit Nbt aeur aimait ainsi son
tait 1«- même Esprit-Sainl <l"iit il l'aime éternelut Il est vrai <ju'il en est ainsi de nous i-dire • m'- l'amour surnaturel <iu<' noua av. .us pour Diei l'amour même dont s'aiment lr- Personnes divines, et
tnour c'est 1<- Saint-Esprit; mais nous aim v..ir la Beauté de r«>l»j<-t aimé, noua aimons et notre amour est imparfait comme notre Bcience de I >n i . Tandis que J liait suivant toute la conna qu'il avait des amabilités de Bon Père; el cette connaissance, puis» la Vision béatifique elle môme, était n sairemenl sans voile <-t Bans ombre, et pai [uent trèa parfaite.
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WImii; DE COMPL 118 W E 109
Il y avait donc, en Qotre douce Victime, ce que nous appellerions une perpétuelle extase de joie, à La vue de tant de perfections infiniment aimables1; mais, encore une fois, adorons, bénissons notre Dieu et Sauveur de ce qu'il daigne nous laisser entrevoir de telles magnificences de sa vie humaine; et attendons l'éternité pour voir, non plus en énigme, mais faceà face . <!«■ telles Bplendeurs divines.
Nous pourrions seulement nous demander ici. comment mciliaient dans l'âme bienheureuse de Jésus cette immense joie, cette jouissance ineffable en présence des amabilités de son Père, toujours contemplées, toujours louées, toujours aimées, cet incomparable et béatifique ravissement, et la complaisance universelle qu'il '-prouvait dans tout son être, son esprit, son cœur, sa volonté, charmés, transportés, tout enivrés par la contemplation d'un t*-l spectacle éternellement beau, — et ou mena' temps la douleur, la tristesse, la désolation qu'il éprouva sur le Calvaire, et même durant toute sa vie.
Manifestement nous sommes en présence d'un profond mystère. Mai-, s'il nous était permis d'en bégayer un mot, nous dirions qu'il y avait, en Notre-Seigneur, la Victime .le louange et la Victime d'expiation. La Victime de Louange contemplait par la partie supérieure de l'âme, qui cm l'intelligence, la Beauté infinie de L'Etre divin, et cette vue remplissait son âme d'une joie immense et inaltérable; mais la Victime d'expiation était particulièrement affectée de la vue du péché, de la malice de l'homme, dans cette partie inférieure de L'âme où réside
1 Voir, iur i b sujet, quelques belles pages dans les 2 la dm
m\ lu dociritu ■'■ ïrUt, par Mgr Gay, Et. d'Anthédon,
l\ l la joie comme étal premier el principal il.' la tes sainti-
âme de -ii si - t. 1, i'. Ti .
110 l'amoub divine victime POUR DIEl SON Pi
lisibilité; car Notre Seigneu p< ssédait, dans toute leur perfection nous L'avons «lit . t<.ut«-> les facultés de l'âme humaine. Cette divine sensibilité était donc en lui affectée douloureusement «-t sans interruption de tout ce que réclame l'expiation, c'est-à dire des tristesses intérieures <-t <lr la souffrance qui afflige le corps. Et, parce que c'est en cette qualité <!<• Victime d'expiation, et uon comme Victime <1<- louange, que Notre-Seigneur opérait notre salut, la I >i\ iuit<'- qui était en lui, refusait toute consolation à l'humanité en sa partie Inférieure, afin que rien u<- manquai à la tin qu'il fallait atteindre, selon le dessein -1.- Uni 1<- Père '.
L'amour de Complaisance est l'état 1<- plus élevé de l'âme de Jésus Victime, et il demeure éternellement la plus Bublime expression des rapports qui existent entre lui et son Père céleste. <"<-t amour est la vraie gloire, la
pure louange «lu Verbe; c'est son cantique, ce beau cantique dont saint François <!<• Sales a «lit : Après avoir (»uï toutes les louanges que tant <l<- différentes créatures, à l'envi les unes des autres, rendent unanimement à leur 1 •••ur: quand enfin on écoute celle du Sauveur, on y trouve uni- certaine infinité de mérite, <!<• valeur, de sua vite, qui surmonte toute espérance et attente -lu cœur...
• i\ retentit au dessus des Séraphins <•! <!<• toute i ture; il a la \ ue du chevreuil pour pénétrer plus avant '|u<- nul autre <'ii la beauté <!<• l'objet sacré qu'il
I D ■ ' ■ i lui m> nu- une o|i|)l
\ Il fftl .h\ nul.-
s<>N AMOUB DE REC0NNAI88ANCE 111
veuf louer; il aime la mélodie el louange de la gloire de son Père plus que tous ; c'est pourquoi il fait des tressaillements, des louanges el '1rs bénédictions au dessus de tous '.
L'aimable Saint ajoute: «Oh! quelle suavité à nos coeurs, quand nos voix, unies el mêlées avec celle du Sauveur, participeront à l'infinie douceur des louanges que ce Fils bien aimé rend à sou Père éternel -'! »
lu aune amour qui embrase le Cœur de notre divine Victime, c'est l'amour de Reconnaissance. « Diki est Charité3.» Ce Dieu que Jésus contemple sans cesse, et qu'il adore, et qu'il aime, si parfait, si absolument beau et bon, n'est pas seulement bon en lui-même, en son essence, il est bon au dehors de lui; tout ce qui existe est une communication faite à l'extérieur de sa i>onté essentielle. Et ce qui fait voir l'excellence «le cette bonté pour ses créatures, c'est que, les aimant, ce n'est pas en elles-mêmes qu'il les aime, c'est en lui, ou plutôt, c'est toujours lui-même et lui seul qu'il aime eu chacune d'elles ». Ce qui montre la solidité, la force et la perfection de son amour. La créature, qui sait qu'elle est ainsi aimée, et qu'elle reçoit, par la vertu prop] e â cet amour.
tOUS les bienS dont elle est enrichie, entre dalls les seil-
1 Traité d* l'amour dt Dieu, liv. V, chap. xi.
l Joann. tv, 8.
4 Araor tuns bonitas tua est, o summe Bone el sui uni Bonum !... Amas
te in teipso, cùxn à Pâtre el Filio procedit Spiritua Sanctos, etc. Amas et teipsum in m .l>t ^. mittendo Spiritum Filii fui in corda aostra, clamantem: Abba ! Pater! Sic nos efficiena t ni amatores, imô sic teipsam in aobia amans.
Guillelmi, abbat S. Il 1 « • i- i« ■ i . l>< contemplando !>■■■ seu Soliloquia,
cap. vit, ii.il. [nter opp. S. Bernardi. Patr. Int.. t. ri.\\\|\ :;7i :..
I 12 L'AMOUB H DI\ IM" \ I« l [ME POUB DŒO BON l'i
timents d'un amour très fort et très doux, l'amour de nnaissance.
< >r. «pii a été plus aimé de Dieu que .'i - - Quia plus reçu, «-t qui a reçu comme Lui? 11 est le Fils de la <lil»-cti<>u Mu Père1. Le Père a mis en lui tout* - s< - complaisances* il a été prédestiné Fils de Dieu ;. Il est 1»' Principe <'t la Fin de toute chose *. Toutes choses sont «-u lui, et par lui, et pour lui &. D est le Roi des rois, et le Domiuateur des dominateurs6. Il est le Prêtre et L'Hostie uniques <lu I qui exprime la plus grande gloire.
II a plu à 1 Mri «!<• tout réunir en lui '. de ^<>rt<' que toute créature reçoit <!«• -a Plénitude B. Tout «•«• qui est communicable de L'Être divin, est en lui en plénitude : puissance,
sainteté, vérité, charité, beauté, vie '. Il est la figure de la substance divine; il est la splendeur d gloire '". II 1 1 nu mot, tout «-m en lui . «'t. par la communication qu'il fait de ce qu'il a reçu, il est tout «laus
chose n.
-t pourquoi, le Cœur de Jésus Victime s'élève perpétuellement vers son ii cantique d'action de grâces, et L'amour reconnaissant qui anime ce saint cantique ternité. 11 aime son l