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CHAPITRE XVIII

LA PÊNTl 3U8, 1 H I1M: 1- I \l'l LTION

91 la vertu spéciale, qui noua fait li.ru- le mmis par nous, comme étant l'offense <!<• l»n r. i »rte «'ii même temps à donner satisfaction A

>n i d'amour par toute sorte d'expiations, el nou plus vouloir pécher à l'ai enir i.

I dans toute Bon étendue, la Pénitence ne

lemmenl convenir qu'à des créatures personnel 1 • lui qui est le Saint ».

dans la disposition spéciale, qui porte A Imii satisfaction pour les offenses qui faites, non seulement <-ll«- convient a Notr<

• • «-H lui plus <|uVn t'>ut<' créature, eau, la Victime <jui porte les péchés du mondi I qui les porte pour les expier et don

la j » 1 « - î 1 1 - - satisfaction <iui '"' ' »1 (,t"*- '. oir comment bcs humiliations ont idérons de quelle raanièi •

on pourrait dire principales, qui i une

LA PÉNITEN< l DE M 81 S, VU TIME D'EXPIATION 169

dans l'esprit, l'orguei] : ei l'autre dans la chair ei cette partie de raine que l'Ecriture appelle chair ', la sensualité. Et, en vérité, si nous voulons aller à l'origine de notre concupiscence, qui est la chute du premier homme, nous verrons dans sa faute ces deux principaux caractères : l'orgueil : Vous soc/ comme des Dieux : la sensualité : La femme vil que le fruit était bon à manger, et beaU à la Vite, et d'aspect délectable, et elle e)l

mangea, e1 elle le donna à son mari, qui en mangea -'.

La pénitence est privative ei afflictive. Privative, elle appelle à son aide la pauvreté, ei sel'unil pour l'œuvre de réparation qu'elle doil faire : afflictive, elle devient ranieur de la souffrance. De sorte qu'une aine pénitente est toujours vraiment pauvre, ei elle aime à souffrir.

JÉSUS, Victime d'expiation, tut par excellence le Pauvre et l'Homme de douleurs. - Constatons d'abord le fait, comme dans notre étude ^uv l'humilité du Sauveur; ei recherchons ensuite la cause de ces états de dénûmenl et de souffrance.

I. La pauvreté de Jésus. Elle a été souvent annoncée par les prophètes de la Loi ancienne 3. Dans le nouveau Testament, les témoignages <|,M s'y rapportent. sonl Dombreux : Pannis eum involvit, et reclinavit eum in ptœsepio : quia non erat < is locus in diversorio '... ES //o<- roh/s ftignum: Invt nietis infantem pannis involutum, ei positum in prœsepio 5... Ut darent hostiam... par turturum, aut ilims pullos columbarum ';... Nonne hic est faber... fabri

1 ( lenes. \ i, •">. ' îalat. \ . 1 7. otc. i ■ . m, 5, 6.

t il. \ tuns véniel i î * . ï [pse pauper, ei aacondona saper asinam.

Zach. i\. 9.

h'ui port . Joseph incolvii -■'il illml in monui de notre Diei est un mystère de uis 1<- dénûmenl <1<- la crèche jusqu'à la si surtout dans les jours de • à Bethléem en particulier, qu'elle [u'elle triomphe 5. Pauvreté universelle, pau- I > ; « 1 1 \ reté abjecte : tous ces caract< .•m réunis. < >n sail les tressaillements <l«- joie, sion, '!<■ tristesse, que ce beau et toumnait au Pauvre d'Assis» .Tous les saints un irrésistible attrait pour tant <!<• priva- • ■

se de la pauvreté de -1 1 si - ? 1 ►'abord

rédemption. Il fallait expier notre atta-

cl criminel aux biens de la terre; il

pprcndre, par un exemple éclatant et con-

- biens tel qui in- sont «-n

t|ue vanité et ;itïli<'ii..n d'esprit. 11 fallait

de ce dénûment universel «•! si pro

I) tenir les richesses de et de la

ni Paul noua apprend :

. «lit il . i» de Nol neur .1 i si -

Ohrist, qui, étanl riche, s'est fait pauvre pour vous, «•iiin que \< >u- fussiez enrichis d<- sa pauvreté '.

Mais il y a d'autres causes aussi intimes, plus intimes peut-être. Jésus Victime ne pouvait pas être riche.Vir> tinif d'adoration, de Louange, de félicitation, devant la Majesté de sou Pèi e, cette Beauté éternelle <|ii"il adorait) qu'il contemplait, «ju'il louait, qui le ravissait, ce Bien, ce tout Bien , comme Dieu lui-même s'appelle 2, occu^ pait si absolument son esprit . son cœur, tour bob être, qu'il ne pouvait manifestement donner aucune attention : à la bagatelle 3 de la vie présente. Cependant, s'il avait été seulement Victime d'adoration, de louanges, on conçoit qu'avec ce détachement intérieur, universel et absolu, il aurait pu, il aurait même dû posséder non seulement quelques biens extérieurs de ce monde, mais tous les biens. Il les eût possédés en Maître souverain comme Créateur 5 il en aurait joui de plein droit comme Roi de la création, en sa qualité d'Homme-DiEU. Le premier Adam avait bien cette possession et cette jouissance. Mais c'est précisément parce que ce premier Adam avait mérité de tour perdre, et dan- l'ordre de la grâce et dans celui de la nature, que le second Adam. qui vient toul réparer par voie d<- satisfaction donnée a Dieu offensé, sera privé de tous les biens temporels. Victime d'expiation, il devra être nécessairement pau-

Nazaretb ;i Jérusalem, où il passe trois jours à ndier .-<>u pain, la

l tend, comme an vaste filet, pour réunir le

plus possible ries i-onséquences île sa pauvreté bien-aimée. P. Faber, /;,//,/' ,,,. chap. mi i. -. p. 1-1 -' . 1 Seitis '■iiiin gratiara Douiini Nostri Jbsu-Chbisti, quoniam propter vos ■ii> est, cum essel dives, m illins inopiâ vos < i i n i t • Il Cor. mm. '•>

v : O mde niihi gloriain tuam. Respondit Dominas):

ttendam omne bonum trot Exod. uxiii, 18 -

v -a la place «!«' tous les pécheurs, il portera le cheurs méritent. < le châtiment, la p] me pauvreté. Méprisant le Bien suprême, en

tiit «!<• lui par le péché '. ne voulant plus des de --H amitié, <-n jse portant soi-même . le pécheur devrait ôtre puni privation universelle <!<• tous les biens du

démons, «lit saint Grégoire, ne possèdent . monde -'. La pauvreté des damnés est horri- 0 ne ] *• - » 1 1 imaginer une si effrayante misère. !.• -' pas damné par le fait : mais il l'est, bï l'on ainsi dire, par droit. Il ne ti<'iit pas à lui, qu'il m* kte terre <lr misère . <l"iit parle l'Ecri tin-.- I. miséricorde le retient en ce monde ; mais il ;..iii le poids il<- -«-il iniquité, sur cette misérî < nte; et, en un sens, il voudrai! s'en aller en

h plus aucun bien véritable, mis .1 la place de i"ii^ les pécheurs : il haritnble, ce miséricordieux erimii (l-.nl parle Bossuel l, qui , voulant porter devant

i 'l.\ ân( les hommes In peine du péché

ut, rien posséder en ce monde . comme

eux-mêmes, naissant dans une étnble, «m

étirent, \ ivanl Bans a> oir un lieu pour

mouranl dépouillé de tout, enseveli dans

En Notre-Seigneur Jésus-Christ, rien n'est simplement Biiblimeou héroïque, tout est divin. Sa pauvreté est digne d'un Dieu t'ait homme; d'un Dieu qui comprend <>ii sont les vrais biens; d'un Dieu qui veut mériter aux hommes ces vrais biens, en Les délivrant de la servitude où les a réduits L'amour des biens périssables et trompeurs : d'un I mit qui veut donner à son Père, par un tel dénûment, une satisfaction qui couvre Le désordre de L'ambition et de la cupidité de ses créatures : d'un Dieu quiveul accomplir toute justice, dans L'expiation qu'il a entreprise et qu'il offre à L'infinie Sainteté de DiF.r. < l'est la grande Lumière, avec Laquelle il faut descendre dans tous Les abîmes de L'Incarnation. Mais voici que cette lumière surnaturelle nous est plus nécessaire encore.

II. Lu souffrance dt Ji . Victime d'expiation. — Di- Bons d'abord que nous ue voulons pas isoler ce grand caractère de la vie de notre Dieu, comme si ses humiliation- .-i sa pauvreté n'avaient pas «'- 1 «'- elles-mêmes d'intimes el perpétuelles souffrances '. Rien, dans Jésus, n'a été sans douleur et sans martyre. Toute sa vie n'a été que cela, sans interruption -'. l'n disciple de saint Bernard, dont les œuvres ont été Longtemps attribuées an saint Docteur, a dit ces touchantes paroles : Je puis parcourir, Seigneur, Le ciel et la terre, La terreet La mer, et je ne vous trouverai jamais que sur la croix. C'est Là

.'un.- <|ni on ont le mieux compris Le mystère, sainte Angèle '1" Foligno. Qu'on lise le chapitre lis1 de ses I • Edit. et traduction de M. Ernest

Hello. Poussielgue, libraire). Quel! iction < U \ i 1 1 o ! quels accents

d'amour I Nous <>~tii i> ce livre mi Me> plus beaux qu'on puisse lire.

1 Ver< ni u t\ ni genus, dit saint Bernard, paupertas roluntaria est

/ •• ■• -v. n. 15, Patr. lat., t, < i.\\\iil. coL 182.

ta vita Ohristi crus fuit et martyrium. !'• Imit. ' krùti, lib. Il, cap. mi. n. 7.

mraeillez là que vous prenez votre

la que \ ous vous reposez à l'heure

l -: mit la croix <|ii<- vous trouve quiconque

Il ajoute : Mais nul ne vous cherche,

mil i. -• lui-même crucifie '. < ïondi-

. que noua reconnaissons ne pouvoir

cntcnient, mais à l'accomplissement de la-

quelli rons atteindre, ayant à cœur <!«• <lii»- un

jour avec l'Apôtre : Je suis crucifié avec Jksuh

< in;i-i

qu'il faut donc que n<.- cœurs d'abord se rappellent (ue la souffrance, »'ii notre divine Vi<erpétuelle el Bans tri i »on Sacri-

nou8 l'avons \ u dans un <!<•- pre i l.i\ re . et < | n « • >"ii Sacrifice ni -..u Père toujours 1<" même caractère, <|iii est i que l'expiation ne |>"ii\ ;iii se faire que par ette parole : Il a fallu <|n<- l<- Ciikisi souffrit :< ; la souffrance a été la compagne assi due du Kils de DlEt'. C'esl pourquoi Bethléem, N

la Judée, le Thabor lui même -<>nt mon-

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