SUR LA CROIX
l'action <lu feu, •!«• mangée; mais le Sacrifice était parfait par que la Victime subissait, quand «-11»' était im-
le Fils «1«- DiF.r venant en ce monde, en qualité de
'ère, y ;i offert un Sacrifice, dont
• chair divine. Il était libre d'offrir ce
suffisant à toute la Religion <lu«- .ï
Ion le rit qu'il voudrait, et même sans ril aucun
icun bî§ érieur. Mais il lui plut, à lui <|iii
la tin <1<- la loi ' . d'accomplir, par des faits exté-
inblables, <•»• qui était figuré par la l«»i : il voulut
produisit l<-> quatre parties <1 vitique. il tit «loue son Oblation,il eut son lin molation, il subil l'Inflammation, et il se donna en Com munion. Il lit son ' ablation au Bein <!<• sa Mère, en disant : lue j<' \ i<-n-. El . parce que cette première mplie «rime manière nécessairement
ne ue aux hommes, il la fit une deuxième
t)lemen( et publiquement, dans !<• Temple, à
< iblation précéda <!«• trente troia ana
notation; comme l'Oblation de l'Agneau pascal,
de l'Agneau (jui porte les péchéa du
son Immolation d'un certain nombre
L'Immolation <!<• .h si s eut li<'ii sur le Calvaire.
i; mrrection, et la l m. Nous parlerons «!<• ces deux lu Saci iflec de Notre Seigneur au < ha .1 l Immolation :
tait la plua Importante du , elle fut ;
SON s \' i:m-i< r. BU* L \ < BOH 185
Seigneur La partie principale de son sacrifice, et, en un sens, tout son Sacrifice, les Livres saints ne cessant de nous apprendre que c'esl par le sang de Jésus <m par sa mort, que tout a été réparé, que notre salut s'est accompli et que toute gloire a été donnée à Dieu. Telle étail et effet la volonté expresse du Père. Tour en Jésus était capable de satisfaire à sa Sainteté et d'apaiser sa Justice, le moindre acte de la vertu de Religion, le moindre mouvement de son Cœur; mais il avait plu à la éternelle, 411e la mort fût le prix du péché et la condition nécessaire de la Réconciliation des hommes. Que de fois cette vérité est énoncée dans les épîtres de saint Paul, et avec quelle clarté par le saint Concile de Trente i !
0 Dieu ! Quel mystère que cette mort ! Quels supplices que ceux qui l'ont préparée et consommée ! Quels abîmes que les abîmes de cette Passion du Pila de Dieu, voulue, rendue inévitable et nécessaire par le commandement de'son Père! Que ce Père est adorable et redoutable dans sigences de sa Sainteté! Que ses conseils sonl pro fonds! Que ses veies sont inexplorables2! Que sa Justice est effrayante ! Que sa miséricorde est riche el merveilleuse en inventions3! Que sa chariti excessive • dans les fins qu'elle veut atteindre et dans tes moyens qu'elle emploie !... Il faudrait nous rappeler ici, de nouveau, comment son Fils bien-aimé, l'objet de complaisances, consacré sa Victime el notre Victime, toujours offerte, toujours en acte d'Oblation depuis le premier instant de son existence, \ii arriver l'heure de son Immolation, el se livra sans résistance, avec amour,
\ \ 1 1. cap. i.
- Rom. m
l »• s qui dives Ml in muericordift. Ëphea. n. I. • Propier nimiam charitatem snam, quâ dilezit nos. Tbid.
- B i. \ CH
. ;iu milieu d'un océan de douleurs el
iinrae un agneau qui se uduire à
imme une brebis qui demeure muette
.■lui qui la dépouille . el comme le bouc ap-
omme parli I '. <|u<- l'on
ii. parmi 1»
us du peuple : car, il savait <iu'il por- ■ . ce poids intolérable. < î'esl pourde lui : <|ii'il commença à être effi lé d'ennui el de tristesse \ 11 «lit lui-même : Mon ame est triste jusqu'à la moii ,; : el un peu a]
possible, que ce calice B'éloigne il»- moi ! < îependant . mon Père, soit faite el uon la
H parlait de l'horreur qu'inspirait à bs très son universelle sainteté, l'horrible - des hommes <|u'il prenait, plus ette heure décisive. Il l'.i\ ait accep ment; rien n'était nouveau pou maintenant lesentiment dercpugnance .qu'il éprouvait pour son état et sa condition m uui\. ; sel, Lui l<- saint de I »n i - , d
ant, pour ainsi dire, ^"ii ame, son us «I une manière plus affligeante, il pai istice du Père comme un criminel <|ui
humilié, en se faisant obéissant jusq
^'<N SA< Ivll- li E 81 K I. A i ROIS 187
la mort. et La mort de la crois ' : et il n'y eul point d'ignominies el de souffrances, qu'il ne voulût endurer. C'étaii la condition exigée par son Père pour l'achèvement de >a mission en ci- monde, (•'.'•tait L'honneur et la gloire de ce Père bien-aimé, c'était Le salut définitif de
unes. Comment aurait-il pu hésiter? I l'est pourquoi, avec un courage dont lui seul est capable, «-t dans la prévision de telles extrémités, il avait dit, en se levant de la table de la Cène : Tl faut Lien que le monde connaisse que j'aime mon Père . sa gloire, son bon plaisir, sa volonté; il a parlé, j'accomplirai tout ce qu'il désire. Levons-nous el allons2 »; et il était mont»;' à G-ethsé mani;et il avait prononcé Les grandes paroles de son obéissance: Non ma volonté, mais la vôtre ! ''t il était entré en agonie, '-t son sang avait rougi la terre, et Ju-
illail venir avec la foule et La cohorte romaine, pour Le'prendre ; et alors commença cette passion, dont il est impossible de rien dire, qui provoquera à jamais tant de Larmes, tant d'adoration, tant d'amour, Passion bienheureuse '■! bénie , comme L'appelle L'Eglise3, qui est Le r ilu ciel et de [a terre, le bien de Dieu Lui-même, sa joie éternelle, joie <|iii sera [a nôtre aux siècles des siècles.
0 Passion douloureuse! ô Passion amoureuse! ô Pas sion aimi Sueur de sang ! ô supplices du Prétoire! ô ignominies! ô universelle souffrance ! ô universel opprobre! ô Flagellation ! ô Couronnement d'épines ! Condamnation] Portement de croix ! Dépouillement! Crucifiement! Epouvantables heure-, d'agonie! Lente mort de
1 Philip, m. 8.
i • mundafl quia diligo Patrem; et ricul mandatum dédit
milii Pater, sic facio. 8urgite, eamtu bine. Joann. kit, 81.
• memores... tam i» lu liuiâ
benedictœ Paasionis tuae. 0 Compami. B. M V.
• | des pieds toujours le, qui B'arrête noir et abandon du 1 !S iprême soupir! et Mort I... 11 mourut donc ('••lui qui est la Vie; véritablemme nous expirons; et il fut mort !
ellement «!«• son corps. Peu à Ht froid, ce fût bien la mort. Le sacrilège coup • -t La preuve. Le corps demeurait uni à la divine qui le portait : car, l'union hypostatique :it indissoluble. Biais cette union, j»lus toute vie, qui rendait 1«- corps «lu divin < Crucifié adoration, digne «lu culte <iui n'est «lu qu'à Drau, cette union ne lui donnait pas la vie. La !><• \ i<- nui l'animait auparavant, était t détruite; et c'est dans cette destructif qu'apparaissait la Grandeur de l'Etre de D itruction, cette Borte d'anéantissement n<qu'afln d'honorer et do ^lorifn r cet l
imme toutes les perfections <li\ im- • nt en un — « - 1 1 1 ni" t. ['Etre, t < ■ 1 1 1 le culte, tour»' la toute l.i perfection du Sacrifie* • sumaient
! ande mort : rien n'étant plus capable <l< tuei le tout <!<• 1 mi i . qu'un tel anéantissement, naître <il|r ' '* "• même un< • de subsister en sa l'i •
lans l'oubli, bj tout ce qu'il y i subitement été détruit, M liflnic «I I
ii ••..inj i. d'une si Incompréhensible
: la \ le i éolle,
BON BACBIFK E BUB LA 0ROI2 189
la vie propre d'un Dieu disparaissant, vaincue par la mort!
steE vuede cette Immolation si prodigieuse, d< Sacrifice vraiment et absolument parfait et unique en sa perfection, que le Seigneur disait à son peuple par ses prophètes : Qod mihi multitudinem victimarum vestrafiiin.' Plenus su ni '. Plemt8 8uml quel mot tout divin! ( Jette mort donnait à Dieu tout ce qu'il attend de ses créatures, et répondait à tout ce qu'il est en lui-même. Elle était, en effet, un Sacrifice parfait de latrie, c'est-à-dire, d'adoration et de Louange, puisqu'elle était l'acte et l'état Les plus propres à exprimer ce que Dieu mérite en luimême, ''ii Ba Majesté, en sa Sainteté, en son Etre, d'homet d'honneur. Elle était un Sacrifice parfait d'action de grâces, puisqu'elle rendait à DlEU et lui remettait, comme à celui dont elle émanait, cette vie, qui était, en Jesi b-Christ, ce qu'elle est en tout homme, le bien qui est considéré comme le plus précieux. Cest pourquoi, la divin»- Victime dit : Je remets mon esprit entre vos mains tte mort était aussi un Sacrifice parfait d'im-
pétration, honorant Dieu comme source de tous les biens; et nous savons, en vérité, par la toi, que tous les biens noue sont venus par elle. C'était enfin, d'une manière plus touchante et plus sensible, un Sacrifice parfait d'expiation, la mort étant la dette du péché. Le Fils de Dieu paya cette dette, afin que La seule mort redoutable pour nous, qui es! La privation de la vie d<- la mare, fût écartée de nos âmes et non- fut évitée à jamais : i ritn morti m pertulit, et mortt vitam prottdit3. « Jette adorable mort est encore, sous d'autres rapports,
m i, 11. \ . ■.'•'. Psalm. m*
- Luc. Win. 16.
3 IKinii. Vi xilla /.'• yù.
\ l ROIX
parfait. Il y avait, «lit sainl Thoi la loi ancienne, trois ordres de sacrifices : le Sacri- Rostie pacifique, el l'Holocauste.
Or, J ni cela : Sacrifice pour le péché, puis-
qu'il qu'U a été livré à cause de nos fautes ' :
que, dont la fin était d'obtenir 1<- salut de ir de qui le Sacrifice étail offert, comme le [tique chap. m. . puisque r'esl de JÉsi - Chrisi que nous recevons la grâce lui nous sauve, suivant ces paroles de l'Apôtre : Il a été fait, pour tous soumettent à lui, la cause du Balut éternel* : enfin Holocauste, qui avait pour fin l'union parfaite Diei . laquelle union se fera surtout dans la gloire, puisque c'est par Jésus-Christ que dous avons obtenu la
elon ce que «lit saint Paul : N«>u>
avons confiance d'avoir par Bon sang entrée au Taber
dire, dans la gloire céleste. Ain>i
parle le Docteur angélique. H conclut : C'est pourquoi
« [riht, «n tant qu'homme, a été non seulement Pn
time parfaite, ayant été à la fois ll«^ti«' pour le pacifique et Holocauste '.
le grand M> stère <!«■ ' i -i - rru< Juifs réclament des miracles, disait l'ardent Vpo demandent la sj nous.
« nKisi crucifié, scandale pour le* I "in les fîentils; mais qui est à ceux qui ^««nt • « , ■ . -. ki hkin i mil •«'!•• de DiRt i • dans un autre endroit : J
80» - L( i: 1 1 l < i: BUB i. \ I BOIX 191
lime Qe savoir aune chose, parmi vous,que.JKsi > < ÎHBlSTj <•! Jésus-* !hki8T crucifié i. »
Or, ce grand Mystère s'est accompli dans le temps; mais il est pour L'éternité. Il a été autrefois un événement historique accompli sur le Calvaire; mais c'est seulement dans ses circonstances qu'il est un événement. Considéré en sa substance, en ses fins, en ses effets, il est permanent et pour les siècles éternels. 11 est « ce grand sacrement d'amour, dont parle saint Paul ; qui a été manifesté dansla chair, qui a été déclaré et justifié par le Saint-Esprit, montré aux anges, prêché aux nations, cru dans le monde, et enfin élevé dans la gloire 2. »
Nous allons essayer de voir, s'il plaît à la Bonté divine, cette élévation dans la gloire.
» I Cor. ii, 2.
* I Tim. nr, 10.