L ESPRIT DE FORCE
Ce sujet est très étendu. On peut en juger, par la parole de saint Thomas que nous venons de citer. Nous allons traiter de l'esprit de force, non point dans tout son ensemble, ce serait vraiment impossible, m^iis relativement à quelques chefs seulement, qui permettront, toutefois, d'entrer dans les détails les plus usuels et les plus pratiques.
L'esprit de force nous est nécessaire : — !« Dans la lutte que nous avons à engager et à soutenir contre nousmême, notre nature mauvaise, nos défauts; — 2» Dans la pratique des devoirs quotidiens ; — 3o Quand les dispositions des créatures nous sont contraires -, — 4o En face du monde et de son esprit ; — 5° Quand le monde persécute ouvertement l'Eglise et scandalise les âmes; — 6» Dans les tentations et les épreuves spirituelles -, — 7» Dans les infirmités, les maladies et en face de la mort. — Etudions chacun de ces points.
I. L'esprit de force, dans la lutte que nous avons à engager et à soutenir contre nous-même, notre mauvaise nature, et, suivant l'expression de saint Paul, contre «nos
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Aàces et nos concupiscences i. » — Saint Ambroise, dans son beau livre De officiis ministrorum, que le saint Docteur a écrit pour les Clercs et les Prêtres, commence ainsi à parler de la force: Et re verâ jure ea fortihido vocatiiy, quando tinusquisque seipsum vincit, iram contînet, nnlUs lUecehris emollitur atqiie inflecfitur, non advey.sispertu)-hatur,no7i extollitur secundis, et quasi venta quodam, rariarum rerum circumfertur mtitatione. Le saint Evêque ajoute: Quid autem excelsius et magnificentius, quàm exevcere menteni, afficere carnem et in servitutem redigere; nt ohediat imperio, consiliis ohtemperet ; ut in adeundis laboribiis impigrè exequatiir propositnm animi ac roluntateni / Hœc igitur prima vis fortitiidinis -.
Voilà donc le premier exercice de la vertu de force : nous-même, notre concupiscence, nos défauts. L'Evêque ne semble pas de prime abord indiquer cette première lutte au Diacre, quand il lui communique l'esprit de force. Il dit : Accipite Spirittim Sanctum ad robur, ad resistendum diabolo et tentationibus ejus. Mais, en réalité, c'est bien k lutter contre lui-même, que d'abord le Diacre est invité ; car, pratiquement, la différence entre les suggestions de l'ennemi et notre concupiscence portée au ma], est nulle. C'est ce qu'enseigne expressément saint Augustin : Xon enim tentât diabolus vel angeli ejus, dit-il, nisi quod in te carnale dominatur.Namquomodo vinciinus illos hostes, quos non videmus, nisi quia carnales interiores motus nostros senti mus? Cumhis confligimus, et illos perciiti' mus •''.
1 Calât. V, 24.
- De ofpciis minisfronun, Lib. I, cap. xxxvi, n. 180, 181. — Patr. lat., t. XVI, col. 76.
^ Enarrationes in FsaJmos. — Enarrat. in psalm. cxliii, ii. 5.- Patr. lat., t. XXXVII, col. 1858. — CtV. Ejusd. S. Doct. De Agone Christiano, cap. i.— Patr. lat., t. XL, col. 291.
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Mettons-nous donc à IVpuvre énergiquement. — Nous avons quelque peine, par indolence, paresse, sensualité, à nous lever à une heure fixe : soyons sans pitié pour cette faiblesse; armons-nous de courag-e et n'hésitons plus.
L'oraison nous est un sujet d'ennui, cette demi-heure nous fatigue et nous semble une véritable perte de temps: préparons-la mieux, écartons fermement de notre esprit toute tentation de négligence ; souffrons, s'il le faut, de l'inactivité de notre esprit, de la sécheresse de notre cœur, aidons-nous de quelque moyen qui puisse nous rendre plus facile cet exercice ; mais ne le supprimons jamais, jamais volontairement; ne l'abrégeons jamais, non plus.
Nous sommes, par nature, exposé à n'avoir presque point d'ordre dans la suite et la distribution de notre temps. Nos Petites Heures sont quelquefois renvoyées un peu tard. Peut-être le matin même, les Matines et les Laudes sont encore à dire. Que cette irrégularité cesse. L'ordre parfait, dans la conduite de la vie, est un des plus beaux fruits de la force d'âme.
Ce que nous éprouvons de répugnance pour l'oraison se reproduit aussi à l'action de grâces, après la sainte Messe. Point de concession à notre nature lâche et ennemie de la contrainte ! Ici, cette concession serait une particulière injure faite à Dieu, dont l'adorable Mystère est encore vivant, peut-être, dans notre poitrine.
On nous demande au confessionnal ; cela contrarie nos goûts, un projet d'occupation, d'études, ou même de délassement. Que le bon sens et la charité jugent seuls ce cas, jamais notre paresse ou notre immortification.
Nous vivons, au presbytère, avec des personnes dont le caractère, l'humeur, les habitudes, le n^anque d'éducation, de délicatesse, de dévouement, nous fatiguent. Mettons une main ferme sur notre cœur ; sachons avec di-
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gnité et paix contenir les mouvements de l'âme, et les paroles de nos lèvres, et les traits de notre visage.
L'heure du repas vient. Nous sommes peut-être difficile à l'endroit du service, trop délicat, sensuel même, ou tenté habituellement de gourmandise : élevons-nous à des pensées plus hautes i : l'Eucharistie est un repas; la vie des Saints au Ciel est aussi un repas. Xe nous abaissons point vers ce qui est vil et animal, de sa nature ; mais, par un mouvement simple et puissant de notre foi, élevons-nous vers notre aliment véritable.
On dit beaucoup de bien de lun de nos confrères. Une secrète jalousie tend à pénétrer dans l'intime de l'âme. Ce sentiment est bas. Il faut l'étouffer sans retard, dès qu'il se déclare. La paix de l'âme et sa beauté surnaturelle l'exigent.
Dans quelques circonstances, nous avons constaté une certaine inclination pour l'affection aux biens de la terre, à l'argent que nous avons dans notre secrétaire, ou qui est déposé ailleurs, dans quelque banque. L'avarice a été autrefois une des grandes plaies de l'Ordre ecclésiastique : témoin ce qu'ont écrit, avec tant d'indignation, les auteurs du xi? et xiie siècle, saint Pierre Damien, saint Eernard, Pierre de Blois, et ce qu'ont décrété les Conciles de cette même époque. 11 n'en est plus ainsi. Mais ce vice demeure dans le fond de la nature humaine. Saint Jean Chrysostôme l'appelle une maladie incurable "-. Or, un jour, un pauvre s'est présenté à notre porte; une œuvre de charité réclamait quelque secours ; à l'occasion
* Sivp iiiîuulucamus, sire bibinuis, Cliristum anuuntieimis, Christiim rogemns, Cliristum coo-iteinus, Cliristum loqiiamur : iii corde r.ostro semper, semper in ore sit Christus.— S. Ambr. In Fsahn. C'A" VIII. Sermo XIX, n. 10. - Patr. lat. t. XV. col. 147:1 - Cfr. 1 Cor. x, :îl. -Coloss. ni, 17.
- In Matth. lap. xix. //ow(7.LXIII (alias C4), u. ?>.- Tat-gra-c, t. LVIII, col. Gu;J-G(J'ô.
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d'une nouvelle fondation diocésaine ou d'une calamité publique, on a sollicité une aumône, notre souscription ; et ce qui s'est passé dans notre cœur, d'hésitation, de répugnance, nous a révélé l'existence de ce mal, dont le monde entier est atteint i. S'il en est ainsi, ne craignons pas d'être prodigue. Soyons large, très large. Ayons un ami, homme de Dieu, d'un jugement éclairé, mais d'un grand cœur, qui connaisse, qui contrôle l'état de nos économies ou de notre fortune, et qui en dispose tout à l'aise. C'est seulement par de grands coups, que l'on peut mettre à mort le monstre de l'avarice 2.
Les Diacres et les Prêtres ont un bel exemple de l'esprit de force, qui fait mépriser les biens de ce monde, en faveur des pauvres, dans le Diacre saint Laurent^.
Ce même esprit est nécessaire pour défaire un autre ennemi plus redoutable encore que l'avarice, la concupiscence de la chair. Ce n'est pas mollement, ni seulement par intervalle, ni pour un temps déterminé de la vie, mais sans cesse, mais avec énergie, jusqu'à l'extrême vieillesse, qu'il faut lui porter les plus rudes coups, par les pratiques de la pénitence, soit afflictive, soit privative. Qu'il y ait de la force, et de la vigueur, même dans la
1 A minore iisqne ad iiiajorem omnes avavitiœ stmlent ; et à proplietâ usque ad sacerdotem cuiicti faciunt doliun. - Jereni. vr, 18. — CtV. Isaiai LVI, 11.
2 Niliil euim tani contrariiim fortitudini, quàm lucro vinci... Fortitudo igitur tain immanem pestem repellat et proterat, nec tentetur cupiditatibus, nec frangatur metu ; quiavirtus sibi constat, nt fortiter omnia persequatur vitia, tanqiiàm virtutis venena. — 8. Anibr, De offic. mhiiatr. lib I, cap. XXXIX, n. 192, 193. — Patr. lat., t. XVI, col. «0-81.
^ Congregatis inopum turbis, eccle.sia.sticum cen.sum religio.sâ liberalitate divi.sit. Quàm profiindum .spiritalis viri, et quàm cteleste consilium, ut et egeni.s con.suleret et, multitudine consuniente qnae dederat, invenijù non posset quod raperet persecutor : illam nimirum secutus sententiam : Di.spersit, dédit pauperibus ; justitia eju.s nianet in asternum. — S. Maxim„ Ilomil. J. De S. Laiirentio. — Bi"ev. Kom. Die v, infrà octav. S. Laur., lect^ VI. - Patr. lat., t. LVII, col. 410.
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simple vigilance que nous devons toujours avoir dans nos rapports avec nous-même. Jamais le moindre manque de dignité, de réserve, et surtout de pudeur. Il y a une secrète affinité entre la Virginité et le martyre : la vraie virginité ne peut guère se maintenir dans sa magnifique beauté, si elle n'est Hostie perpétuellement immolée.
Le cœur qui s'attendrit sous l'action de la charité, ne perd rien de sa force; parce que la charité, nous délivrant de nous-même, mène toujours au Sacrifice, qui est la plus belle expression de la force du cœur. S'il s'attendrit, sous une autre action, il s'amollit, et saftiiblesse est voisine de la défaillance qui amène la mort.
Forts contre la concupiscence de la chair, soyons-le contre « l'orgueil de la vie i », Nous avons quelque talent, on nous le dit, on nous flatte; nous obtenons certains succès, on a des égards pour nous, on nous témoigne de la considération, on nous honore. Prenons garde au jDoison qu'on nous fait respirer, qu'on nous sert, qu'on nous force presque de prendre comme un aliment. Ce n'est pas j)eu de chose que d'être toujours ferme et constant, dans la vigilance et la résistance qu'il faut opposer à cet étrange ennemi. L'orgueil est la plus pitoyable de toutes les faiblesses, et la plus inconcevable des démences; et, pourtant, la constitution présente de notre nature est telle, que c'est l'ennemi qu'il faut combattre le plus longtemps, le plus habituellement, et avec le plus de prudence. « Ceux qui font, dit saint Augustin, l'expérience de la longue série de victoires, qu'il faut remporter sur les vices, savent que celui-ci est le plus redoutable et peut être le seul redoutable aux hommes justes. C'est par l'orgueil que nous sommes tombés au commencement, c'est l'orgueil que
' I .Joami. II, liî
nous vainquons le dernier i. » C'est pourquoi, la plus grande force qui nous soit nécessaire, c'est l'humilité. Elle est la plus grande force, puisque c'est elle qui réduit au néant le plus fier, le plus astucieux, le plus indomptable de nos ennemis.
Telle est l'importance et telles sont les œuvres de l'esjDrit de force, dans la lutte que nous devons engager et soutenir contre nous-même.
IL Nécessité de Tesprit de force dîins la pratique des devoirs quotidiens. — La vie d'un Prêtre est, sous tous les rapports, très sérieuse-. Tout ce qu'il fait est si grave et d'une si haute portée ! La sainte Messe est tout un monde de prodigieuses merveilles. L'administration des Sacrements, et spécialement celle du Sacrement de Pénitence, porte avec elle des conséquences incalculables, puisque les intérêts éternels des âmes en dépendent ou y
' Qui expertus est vitionim siiperauclonim gratins, intelligit hoc vitium iuanis glorisp, vel solmn, vel maxime caveiulnm esse perfectis : quo primo cnim vitio lapsa est anima, lioc nltimnm vint-it. — Enarrot. iii Psalm. — In Psalm. vu, n. 4. — Patr. lat., t. XXXVI, col. 100. — Le saint Docteur fait ailleurs cette remarque : Omnia vitia in malè factis timenda sunt, superlùa in benè factis plus metuenda est. — //( Psalm. i.%'iii. Sernio II, n. 5. — Patr. lat., t. XXXVI, col. 70i).
2 S. Ambroise a écrit à l'un des Prêtres, qu'il avait formé lui-même dan.s sou école cléricale, une magnitique page que nous transcrirons ici. Ce que nous allons dire, n'en est que le pâle commentaire. — Aml)rosius Iren;eo salutem... Niliil in Sacerdotibus plebeium requiri, niliil populare, niliil commune cuin studio atqu«i usu ot nioribus incouditse multitudinis V Soliriam à turbis gravitatem, seriani ^•itam, singulare pondus, dignitas sibi vindicat sacerdotalis. Quomodo eniin ])otest observari à populo, qui niliil liabet secretum à populo, dispar à multitudine ? etc.. Quœramus nobis viaminaccessam sennonibus insolentiuin, inviani operibus imperitoruni, quam nullus maculosus deterat, etc.. Sit ergo via nostra angustior, virus exuberantior trames pressior, fides sublimior, callis arctior, vigor mentis exundans, .semitae rectse; quia inflexibilia sunt virtutum vestigia... Sit gressus ad superiora; quia melius est ascendere. Non ntique transire in x'Egyptum criminosum est; sed transire in mores ^Egyptiorum. — Epixt. XXV III. n. 2, :>» 7,8.- Patr. lat., t. XVI, col. lOÔMO.j:!.
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sont engagés. Il en est ainsi, proportion gardée, delà Prédication de la parole de Dieu, de la Direction, et de toute influence que le Prêtre exerce par ce qu'il dit ou par ce qu'il fait. Il n'y a pas un acte public de son ministère, qui ne soit très considérable. Sa vie privée elle-même porte ce sérieux caractère. On finit par savoir tout ce qu'il est, ses habitudes, ses mœurs, sa manière d'occuper le temps ; et tout cela a son importance, importance très grave quelquefois, vis-à-vis des âmes qui l'entourent, et dont il est chargé.
C'est dire qu'il ne doit y avoir, dans sa vie, dans sa conduite, dans ses paroles, dans ses manières, rien de bas, de vulgaire, d'irrégulier ; rien qui ressemble au sans-façon, au laisser-aller, au négligé des gens du siècle-, — rien, non plus, dans les apiDréciations, les jugements, les tendances, les préférences, qui révèle une certaine médiocrité, de goûts, d'aspirations, d'affections ; ■ — ni rien qui paraisse de la routine, ou qui laisse voir ce genre, si contraire au sérieux de notre vocation, qui consiste à faire les choses par manière d'acquit. Mais de la tenue, de la dignité, ce qui indique qu'on a le sentiment des grands devoirs que l'on accomplit; par conséquent, un certain recueillement, de la réflexion, presque de la profondeur i, dans la parole et dans l'action: la parole publique, en chaire, et l'action sacramentelle ou liturgique.
Or, tout cela suppose une constante force d'âme. Si nous laissons la nature à elle-même, elle incline comme fatalement au plus commode, au plus facile, au superficiel, et se contente d'un niveau très inférieur, et quelque-
1 Nous venons d'entendre le mot de S. Ambroise : Sinriulare jjondus, dig-uitas sibi vindicat sacerdotalis. Le saint Docteur dit un peu après : Quid enim aliud sunt bomines nidlius pouderis, nisi ut videantur sicut cicadae, ad inorteni nati diurnani, etc. ? — Ejusd. Epist. n. 5.
fois d'une sorte de terre-à-terre, d'où elle ne se relève pas. Hélas! qu'un pareil état serait regrettable dans une âme sacerdotale! Si elle s'était abaissée jusque-là, si elle était descendue à cette vie, qui est indécente pour elle, qui la déshonore, qui l'avilit, il faut que, avec la force toute-puissante de l'esprit de Dieu, elle se soulève, elle grandisse, elle monte à ces hauteurs saintes, sereines, glorieuses, où sa dignité l'oblige à se fixer toujours. Cet efif'ort coûte à la paresse, à cette lâcheté dont nous j)renons si facilement l'habitude, à ce sans-gêne qui est devenu comme une seconde nature ; mais l'honneur de notre Dieu et de l'Eglise l'exige et (si une considération plus intéressée peut nous toucher davantage) la grande affaire de notre salut le commande. Avons-nous (|uelquefois réfléchi à cette parole de saint Pierre : Qiiapropter, fratres, magis sataglte, ut per hona opéra certam vestram vocationem et electioîieyn faciafis^? Il s'agit ici de confirmer notre élection et notre prédestination. C'est un bien profond mystère que celui du choix de Dieu, du sceau dont il marque ses prédestinés, de la disposition d'amour suivant laquelle il se réserve, pour sa gloire éternelle, des âmes que sa grâce rendra fidèles jusqu'à la fin : mystère absolument insondable, qu'il faut adorer, mais devant lequel il est sage de craindre et de trembler -. Et toutefois
1 II Petr. I, 10.
- Que de graves paroles, dans S. Augustin, sur ce sujet : Ex duobus piis liuic donatur perseveraiitia usque in finem, illi autem non douatur ; inscrutabiliora sunt judicia Dei, etc. — De dono j^fi'severantiœ, cap. ix, n. 21. — l'atr. lat., t. XLV, col. 1004.— Appellamus eos et electos Christi disi-ipuies et Dei liiios, quia sic appellandi sunt quos régénérâtes piè vivere cernimus ; sed tune verè sunt quod appellantur, si nianserint in eo propter quod .sic appellantur. Si autem perseverantiam non habent, id est, in eo quod cœperunt esse non nianent, non verè apijelhintur quod appellantur et non sunt; apud eum eniui hoc non sunt, cui notuin est quod tuturi sunt, id est «X bonis mali.— De correp'iom et f/ratid, cap. ix, n. 22.— Patr. lat. t. XLIV, col. 92'j.