‹ Prêtre et hostieChapitre 47 sur 56 · LA MATERNITÉ DIVINE · texte numérisé non relu

LA MATERNITÉ DIVINE

qui doit être son Prêtre et son Hostie. David le savait i, les Prophètes le savaient 2- comment Marie l'aurait-elle ignorés? Elle veut donc être Mère comme Dieu est Père 4:. Elle veut donc, entrant dans tous les desseins du Père, lui donner ce qu'il veut se donner dans cette génération temporelle, c'est-à-dire, la plus parfaite, la plus grande gloire, dans son Fils incarné, par conséquent un Prêtre digne de lui, une Hostie dont le Sacrifice satisfasse à toute la Religion qui lui est due. Or, pour l'humble et admirable Vierge, vouloir donner au Père cette gloire, ce Prêtre, cette Hostie, n'est-ce pas faire, d'une manière excellente, très sublime et vraiment sans égale, un acte sacerdotal?

Mais, ce n'est pas tout. Nous avons dit, au commencement du Livre 1er de cet ouvrage, que c'est en vertu de l'autorité essentielle que le Père a sur son Fils incarné, qu'il le fait son Hostie 5; car, nul ne peut offrir un Sacrifice, qu'en offrant ce qui lui appartient. Que fait le Père, en voulant que la Vierge devienne la Mère de son Fils? Il la fait Mère dans toute la plénitude de la dignité qui convient à ce nom ; il lui donne, par conséquent, autorité

1 Cfr. S. August. Enarrat. in Psalm., passim. — Prsesert. in psalm. cix.

2 Isaiœ LUI. — Malach. i. — etc.

" Les saints Docteurs vont bien plus loin. Duni ipsa Virgo gratiosa, dit saint Bernardin de Sienne, haberet Christum in utero, participabat et sentiebat cum Christo passiones... Etenim si omnes per baptismum introeunt statum Christi, consepulti, secundùm Apostolum, in mortem, et crucifigitur vêtus horao eorum: quantô magis Virgo cum Christo crucitixa est in horâ hujus conceptionis ! — Operuni t. III, p. 342, et t. IV, p. 102.

* Natus est Filius, ut ipse fieret Filius Virginis Matris, qui est Filius Dei Patris; et per temporalem nativitatem Dei oinnipotentis numerus nullo modo cresceret filiorum, neque duos filios faceret unici Filii secunda Nativitas. — Fulgentius Ferrandus, Diaconus, Epistol. VII, seu Parœneticus, ad Beginum coviitem, n. 12. — Patr. lat., t. LXVII, col. 940.

^ Chap. II : Le Père envoie son Fils en ce monde, pour qu'il y soit son Prêtre.

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