‹ Prêtres et religieux [microforme]Chapitre 10 sur 12 · DT · texte numérisé non relu

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j’assiste tous les jours ; mais j'irai à huit heures,” Les points d'interrogation diront-ils que Larmoricière était un crétin, un abruti, une vieille

. femme ?.…

De son vivant il lui eût suffi le regarder seulement une quatraine de demi-douzaines d’individus de leur espèce pour les faire trembler dans leurs bottes et les mettre en fuite.

‘* Si les Jésuites avaient l'influence, tout irait bien, comme tout allait au Paraguay dont ils avaient fait un Paradis terrestre sans une organisation fixe, sans un système arrêté, uniquement parce qu’étant de braves gens ils conciliaient tout dès qu'ils pouvaient agir à leur guise.”

C’est Edouard Drumont qui a dit cela et ila mis son nom en toutes lettres au frontispice du livre dans lequel il fait cette déclaration.

D’après les auteurs €e certain petit livre tout bourré de mensonges et de calomnies, ‘‘ tous les citoyens intelligents s'élèvent très-vivement contre l’escroquerie que le clergé pratique à l’aide de la dévotion à Saint Antoine, ”?

Francisque Sarcey avait dit moins que cela à propos de l’Œuvre de la Propagation de la Foi, lorsqu’il fat sévèrement puni par les tribunaux français.

Ces ‘ messieurs ” feraient mieux de parler pour eux-mêmes ét de laisser faire les ‘‘ citoyens intelligents, ”?

Grâce à la dévotion à Saint-Antoine et à l’œuvre du pain des pauvres, des milliers d’indigents sont secourus dans tous les pays du monde. Et ce ne sont pas, comme disent les insulteurs du clergé et du peuple canadien, ce ne sont pas ‘© des ivrognes ?’ qui déposent des gros sous ou

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des pièces de 25 cents dans les troncs, ou qui envoient parfois de grosses sommes dont les pauvres seuls profitent, mais des officiers, des savants des hommes éminents sous tous les rapports aiment cette belle œuvre grâce à laquelle tant d’infortunes ont été soulagées,

je sont ordinairement ceux qui ne donnent rien aux pauvres qui critiquent les œuvres charitables,

Les Points d'interrogation ‘ commettent ??

cette spirituelle plaisanterie :

‘€ En feuilletant mes vieux bouquins,je viens de mettre la main sur une gravure g'gnificative extraite d’une petite feuille religieuse dont les principes ne peuvent être mis en doute: Saint Anthong’'s Canadian Messenger. La vignette représente un personnage auréolé, probablement saint Antoine, portant dans les mains un saint sacrement et devant qui s’agenouille un âne, sur les pattes de devant. Près du saint on voit un enfant de chœur, impassible et soumis. Au second plan, la troupe des badauds émerveillés, la bouche ouverte, le cou tendu, contemplant ce divin spectacle.

‘* La gravure ne porte pas de légende; elle parle par elle-même.

‘Te reconnais-tu pauvre peuple ?

‘Te peint-on on ces saints lieux sous des couleurs assez réelles ? ??

Pardon, messieurs ; cet âne (cette mule, plutôt) était une espèce de Caton-Brutus du règne ani mal à qui son maître, un libre-penseur, avait inculqué des idées pas ma! semblables aux vôtres.

Le ‘pauvre peuple ? n’a pas les oreilles si longues que cela,

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