Zalleyrand. Gieès
... Dans deux mois Talleyrand ne sera plus rien pour les affaires étrangères. Il ne me l’a pas dissimulé dans une conversation. Son souhait est d'être élu député aux Cinq-Cents, et il a l'espérance d'y réussir. »On ne se fera jamais une idée, m'a-t-il dit, »de tous les déboires que j'ai essuyés pendant les derniers temps de mon existence ministérielle: j'en suis excédé depuis huit mois. Il n’a pas rédigé une seule note, toutes lui ont été remises par le Directoire avec ordre de n'y rien changer !). »Votre style est du pathos [patois?] pour moi, lui dit un jour Rewbell en plein Directoire; je n'y trouve ni précision, ni jugement. Au fait, et au fait, voilà ce que vous oubliez toujours. Le sieur Siey&s aspire au Directoire et fait mouvoir sourdement tous ses amis pour y parvenir. Talleyrand prétend qu'il pourrait bien y entrer contre le vœu même du Directoire, attendu qu'il réunit les suffrages des Jacobins et des républicains. »D'une manière ou d’autre«, ajouta-t-il, »il trouvera place ici, soit parmi les gouvernants, soit pour me succéderx . . .
1) »Talleyrand n'est instruit de rien, tout se prépare et s'effectue à son insue. (20, December 1798.)
” Dentidrift von Haugwit. Berichte von Sanboy-Rolin. 2373