‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 118 sur 234 · Gejprüde mit Rebell und Talleyranb. Der Oefanbtenmorb · texte numérisé non relu

Gejprüde mit Rebell und Talleyranb. Der Oefanbtenmorb

. . »Pourquoi vous le dissimulerai-jex, m'a dit le sieur Rewbell, »les revers que nous avons essuyés deviendront utiles; je les avais prévus en grande partie. Des triomphes trop répétés avaient enflé notre orgueil et avaient corrompu peut-être nos têtes. Il est temps de revenir à des idées de prévoyance et de saine politique et à se pénétrer de la vérité que révolutionner et conquérir, c’est troubler sa prospérité et son repos. Ce que je vous dis ici de nos revers, n’est pas l'effet d’un sentiment de crainte, mais c'est au contraire l’effet du bien qui peut en résulter pour la paix générales . . . Er jchiebt die Schuld auf einige feiner Collegen vivres d'un malheureux esprit qui avait plus de rapport au jacobinisme qu'au républicanismer . . .

Unterredung mit Talleyrand über die Möglichkeit eines Friedenzschluffes (30. April). Dans le même moment où je conversais avec ce ministre, on lui a apporté une dépêche du télégraphe de Strasbourg qui transmettait ces seules lignes de Jean Debry: mes deux collègues ont été assassinés hier; je ne suis arrivé ici à Strasbourg que par miracle. »Quelles horreurs !« a été son exclamation. Il m'a remis ensuite la dépêche comme pour en prendre lecture. Toute la ville est pleine au-

; jourd’hui de ce forfait, qui a excité la plus terrible indignation, et l'on

en accuse le prince Charles, qui certainement y est très innocent . . .

Directoire. Plusieurs représentants des Anciens m'ont dit, en me parlant de cet envoyé: »nous considérons sa nomination comme une opération de finances, comme une opération de paix, et comme une opération de salut publics.

Beridte von Sanboy Rollin. Haugmwig an Friebrih Wilhelm II. 283

248. Graf Haugwi an König Friedrich Wilhelm III. Berlin 1799 Mai 5.

Dunbum (Du Bois), gez. Haugwib.

Rep. 89.

Anträge Englands und Ruflands betreffend die Mitwirkung Preußens zu einem Angriff auf Holland; OGrinbe für Annahme berjelben.

Votre Majesté a daigné m’ordonner de retracer à sa mémoire, et par écrit, l'important objet sur lequel j'ai eu l'honneur de lui faire mon rapport verbal. J’ose croire qu'elle daignera agréer que je reste attaché, dans ce très humble rapport, à la même suite d'idées à laquelle elle a daigné applaudir dans celui que je lui fis de bouche.

Les difficultés qui se sont élevées dans la négociation que nous avons poursuivie jusqu'à présent avec les ministres de Russie et d’Angleterre, ne les ont pas entièrement rebutés. Ils reviennent à la charge, et en tâchant de renouer par un autre bout le fil de la négociation, ils sont évidemment dirigés par trois différents motifs.

L’Angleterre ayant destiné ses fonds à la poursuite de la guerre et à des mesures actives, est en état de disposer d’un million de livres sterlings pour le courant de l’année à l'effet d’une entreprise hostile, dont le

\ but doit être la délivrance de la Hollande. Cette somme, à ee qu'on voit

aintenant, est celle qu'elle avait d’abord destinée à la Prusse. Ayant échoué vis-à-vis d'elle dans la proposition qu’elle lui fit, d'établir entre elle et les cours de Londres et de Pétersbourg un concert d'une offensive immédiate, l'Angleterre est prête à offrir encore cette somme à la Russie, pour l’engager à une coopération plus active, et les premières démarches à cet effet sont effectivement faites. C’est sur quoi M. Grenville s'est expliqué avec la plus grande franchise. Mais il ne m'a pas dissimulé que, quel que soit le concours de la Russie, il était dans son opinion que l’entreprise contre la Hollande réussirait difficilement sans la participation efficace de la Prusse. Cette opinion, qu'il annonce pour être particulièrement la sienne, est, il faut le croire, encore celle du ministère britannique, et il en suffit pour l’'engager de revenir à la charge et d'offrir à V.M.lemilliondelivres sterlings dont il s'agit, pour le courant de l’année, et pour le cas qu’elle s’engage à l’entreprise contre la Hollande.

—Par ce quo je viens d'exposer très humblement à V.M., elte daignera voir que l'Angleterre, en renouant la négociation, est dirigée par le double motif de l’engager à l’entreprise contre la Hollande ou, pour le cas qu'elle s'y refuse entièrement, de disposer du million de livres sterlings qu'elle y destine en faveur de la Russie. Elle est dirigée encore, et c'est le motif que la Russie partage avec elle, par celui d'entretenir la

Mai 5.

Mai 5.

284 Urkunden No. 248.

négociation entamée avec vous, Sire, et d'amener de manière ou d'autre, entre les trois cours, un rapprochement et une réunion quelconque sur les affaires générales de l'Europe.

Quelle que soit la détermination finale de V.M. sur cette proposition de la part de l'Angleterre et sur la nature de laquelle je reviendrai encore dans la suite de ce très humble rapport, je crois, d’après les principes qui me sont connus, Sire, d'être les vôtres, ne pas me tromper en prenant pour décidé que pour tous les cas l'intention de V. M. sera d’&carter le voile qui couvre encore l’état actuel de la négociation entamée entre les trois cours et de s'expliquer envers celles de Russie et de Londres, avec une véritable franchise, sur ses intentions à l'égard des propositions qu'on lui fait, concernant la Hollande. Elle ne voudrait pas, et j'ose le dire avec cette candeur dont elle me permet d'unir l'hommage à celui de la profonde soumission que je lui porte, elle ne voudrait pas, dis-je, s’exposer au reproche d’avoir entravé, par un espoir illusoire de son concours futur, l’entreprise contre la Hollande dont l'Angleterre s'occupe, pour le cas qu'elle fût décidément déterminée à ne pas y concourir, et dans aucun cas, par la force des armes.

J'en viens maintenant à la proposition même. Elle consiste en ce

que V. M. reconnaisse que l’affranchissement des Provinces-Unies et le

rétablissement de leur ancienne constitution soit une mesure à laquelle elle est appelée de concourir par les traités qui l'unissent à cette république, et qu'elle s'engage à employer ses moyens, conjointement avec l'empereur de Russie et l'Angleterre, pour atteindre ce but; et que, si une sommation préalable de sa part au gouvernement français ne fût pas immédiatement suivie de l'entière évacuation de la Hollande par les troupes françaises, elle s'engage à faire marcher contre elle l'armée sur la force de laquelle la Prusse serait convenue avec les cours de Pétersbourg et de Londres. Cette armée devrait agir pour cet effet et contre l'ennemi dans l'espace de deux mois, à compter du jour de la signature du traité, ou pour mieux dire, de l’article secret, et ses opérations seraient préalablement convenues entre les parties contractantes.

Telles sont les propositions de l'Angleterre. Elles ont été assez clairement articulées pour qu'il me soit permis de croire d’en avoir saisi le véritable sens. Il n’en est pas tout à fait de même de celles que la Russie y joint. Le comte Panine annonce cependant qu’un corps de troupes russes serait prêt à agir en Allemagne et sur le Rhin, en prenant sa route par la Bohême, et favorisant par là l’entreprise des armes prussiennes contre la Hollande.

Vous ayant exposé maintenant, Sire, l’état de la question, je supplie V.M. d'agréer que je reproduise encore, et dans le plus profond respect,

Haugmwig an Friedrich Wilhelm III. 285

les réflexions que j'ai eu l'honneur de présenter à sa profonde considération dans la matinée d'hier.

Il est sans doute d'un grand intérêt pour la Prusse d’arracher la Hollande d’entre les mains des Français. Tant!) que la France reste en possession des pays situés entre la Moselle et la Meuse d'un côté, et le Rhin et l’'Ems de l’autre, la sûreté de la Prusse sera menacée, et elle doit en être ébranlée jusque dans ses fondements, si, avec cela, la France reste une puissance révolutionnaire, fondant son pouvoir sur les principes auxquels elle est revenue depuis le 5 septembre (18 fructidor) 1797. L'Escaut, la Meuse, le Waal et l'Yssel, le Rhin même — c'étaient là les boulevards que la nature avait élevés contre les projets de conquête qui menagaient autrefois l'Allemagne septentrionale du côté de l'Occident. Ces boulevards ne sont plus, et ce qui met le comble à ce désastre, ils sont au pouvoir de l'ennemi de tout ordre social. S'il est à prévoir effectivement que tôt ou tard la Prusse sera obligée de tourner ses armes de ce côté-là, faudrait-il attendre le moment où la France ayant consolidé son ouvrage gigantesque, il deviendra impossible peut-être de l’expulser d'un pays dont l'indépendance est devenue d’un si grand prix pour la sûreté de la monarchie prussienne même? Je me dispense d'ajouter à ces très humbles observations celles que votre propre cœur, Sire, vous fait faire. Elles sont dictées par les relations personnelles de V. M. et ses sentiments de tendresse envers une famille qui lui est chère à tant de titres.

Si enfin V. M. se déterminait dans sa sagesse d'écouter les propositions de l'Angleterre et d'accepter l'offre d'un million de livres sterlings pour le courant de cette année, je crois prévoir qu'elle ne s’y prêterait qu'en stipulant expressément les conditions suivantes :

En faisant marcher tel ou tel nombre de troupes, {sur lequel il resterait de convenir d'une manière plus précise encore), et en fixant l'époque où ces troupes seraient rendues aux lieux de leur destination, c'est-à-dire dans les positions que V. M. leur assignerait dans l'enceinte de la ligne de démarcation, d'après le plan militaire qu’elle se serait tracé elle-même, elle se réserve expressément la faculté de n'en venir à l'expédition contre la Hollande que pour le cas que les circonstances ou l'état des choses d'alors sera tel, que l’entreprise dont il s’agit pourra être faite sans compromettre les intérêts de sa propre monarchie. Ce serait à elle seule à en juger à l'époque

susdite.

1) Die folgende Stelle ift der Dentidrift vom 15. Januar entnommen. Bergl. &. 270.

Mai 5.

Mai 5.

286 Urkunden No. 245—249.

Il reste à savoir sans doute si sous une telle restriction l'Angleterre voudra fournir le secours pécuniaire qu'elle offre. Si elle le fait jamais, ce serait une preuve rare peut-être de l'hommage qu'elle porte à la pureté de vos sentiments, Sire, et à la confiance que votre caractère inspire. Mais il n'est pas échappé à V. M. combien sa propre gloire serait comprise dans un tel engagement.

Après cet article, qui sans doute est le plus difficile, il y en aurait d’autres encore à régler.

L'Angleterre aurait à s'engager de continuer, l’année révolue, les secours pécuniaires, si les circonstances l’exigeaient, et V. M. déclarerait d'avance que la Hollande délivrée et ses frontières assurées, sur quoi encore elle ne se rapporterait qu'à son propre jugement, elle n'irait pas un pas plus loin et se bornerait dès lors à des mesures purement défensives et telles que l’état des choses l’exigerait.

En réitérant à V. M. la très humble prière que nous avons eu l’honneur de lui adresser par notre rapport du 3 de ce mois, de nous accorder une autorisation expresse pour la continuation de nos conférences avec les ministres d'Angleterre et de Russie, j'ose maintenant la supplier très humblement de me faire connaître avant toutes choses sa détermination finale, qui me servira de règle, s’il faut écouter les propositions de l’Angleterre, en autant qu’elles ont pour but la coopération future de V. M. pour laffranchissement de la Hollande, ou si son intention est d’&carter une fois pour toutes tout ce qui se rapporte à une coopération effective contre la Hollande, et ne s'en tenir uniquement qu’à la proposition des cours de Pétersbourg et de Londres, en autant qu'elles sont relatives à une garantie mutuelle et à un arrangement provisoire entre les trois cours sur les objets majeurs qui doivent être réglés à la paix future. Je n'ai certainement pas besoin de fixer l'attention de V.M. sur les dangers auxquels une telle détermination pourrait encore exposer les intérêts les plus chers de sa monarchie. Elle les a appréciés d'avance.

L'Italie délivrée et tombant au pouvoir de l'Autriche, la Suisse rendue à son ancienne constitution, la cour de Vienne ne rougira apparemment pas d'en venir à un nouvel arrangement équivalent à celui de Campo Formio, et il n’y aurait entre un tel acte perfide et celui qui l’a précédé que l'avantage inappréciable que l'Autriche en retirerait, que tandis qu'elle se serait mise à couvert contre les entreprises futures de la République française, les forces toujours infiniment considérables de cette dernière ne p&seraient désormais que sur les frontières de la Prusse, et que cette puissance se trouverait plus que toute autre, exposée à en

de ne pas avoir saisi le moment favorable {si effectivement il se pré-

Haugmwit an Friebrich Wilhelm LIT. Dentidrift von Lombard. 287

sente) de reculer les frontières de la France révolutionnaire du côté du 179

Nord, comme l'Autriche aurait réussi à y parvenir dans le Midi. un,

Appelé par mon devoir et par la confiance dont V. M. daigne m'honorer, j'ai dû lui exposer ce que j'ai puisé dans ma conviction intime, et j'attends maintenant qu'elle daigne me prescrire les principes qui me serviront de règle dans la conduite et le langage à tenir vis-à-vis les plénipotentiaires de Russie et d'Angleterre.

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