‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 131 sur 234 · ombard an Graf Gaugiwit. Charlottenburg 1799 Juli · texte numérisé non relu

ombard an Graf Gaugiwit. Charlottenburg 1799 Juli

Eigenhändig, gez. Lombard.

Stimmung und Auferung bes Könige.

Le caractère de V. E. est mis à une grande épreuve. Je tremblerais pour l'État si un autre qu'elle avait à la subir. Mais si la connaissance que j'ai de votre cœur, monsieur le comte, rassure le patriote, hélas, quelle fait saigner le cœur de l'ami.

Le Roi, qui cède à l'impulsion du sien, n’y gagnera rien pour sa tranquillité. C’est à présent que, tout retour devenu impossible, la force de vos raisonnements le poursuivra à son tour. Video meliora proboque, Deteriora sequor. Accoutumé à voir lamour-propre des hommes se révolter contre les contradictions et dicter plus que le devoir leurs opinions et leurs conseils, „Nein“, s'est-il écrié, en retrouvant dans votre dernier mémoire la même expression de respect et de tendresse, „Nein, e8 ift vod der edelfte Mann!“

Cher et respectable comte, ne laissez pas refroidir votre zèle pour ce jeune et intéressant souverain. S'il se fait des fautes, veillez sur leurs suites. Songez que vous travaillez plus pour l'ami que pour le maître, car il l’est de toutes les puissances de son âme, et chaque jour les preuves s'en multiplient sous mes yeux.

Je suis affligé et abattu, mais je donnerais pour V. E. mille vies si je les avais.

Friedrich Wilhelm III. und Lombard an Graf Haugwiß. 319

270. König Friedrich Wilhelm III. an Graf Haugwis. Charlottenburg 1799 Juli 21.

Diundum (Yombard), gez. Frédéric Guillaume.

Einleitung von Verhandlungen mit Frankreich über Holland.

. Je partage vivement avec les cours de Pétersbourg et de F9

Londres le désir de voir la Hollande et les pays limitrophes délivrés du Mi ?1 joug des Français. Des considérations puissantes, particulières à ma monarchie, prises surtout de sa position géographique, ne m'ont pas permis de concourir au succès du vœu commun sur le même plan que mes alliés, mais je ne m'en flatte pas moins de pouvoir beaucoup pour le remplir. Vous savez que je n'ai pas attendu les invitations des deux cours pour prononcer l'intérêt que je prends au sort de la Hollande, que, vis-à-vis de la France elle-même et à une époque tout autrement difficile, la Prusse se réserva constamment d'y concourir, et que la France n'y méconnut point ses titres. Le moment est venu peut-être où, par rd des moyens moins onéreux à la monarchie, je réussirai à les faire valoir. Il n’est pas impossible que le Directoire, entouré d'obstacles et de revers, ne goûte enfin des principes de modération, particulièrement à l'égard des objets dont il a été question jusqu'à présent entre les trois cours. II sent le besoin de présenter à la nation des résultats plus rassurants et de lui faire espérer qu’en abandonnant les principes subversifs de tout ordre social et les projets d'envahissement qui ont aliéné l'esprit publie contre l'ancien Directoire, on réussira à ramener la paix, après laquelle la France soupire. Si cette espérance est illusoire, je dois commencer du moins par essayer de la réaliser. Vous donnerez done aux ouvertures qui pourront amener l'évacuation de la Hollande toute la?suite, toute l'activité que l'importance de l'objet demande. Tant que je pourrai me flatter d'arriver au but par cette voie, les motifs qui m'en défendent toute autre acquièrent une double force, et ce n'est qu'à l'issue de la négociation avec la France, que je pourrai juger le système dont ses refus me feraient la loi . ..

271. Erlaß an Sandoz-Rollin in Paris. Berlin 1799 Juli 22. Unterrebung zwiichen Saugwits unb Otto.

. J'ai à vous faire part aujourd'hui d'un entretien que mon mi- 3uÿ”22. nistre d'État, le comte de Haugwitz, vient d'avoir avec le chargé d'affaires Otto, qui s'était rendu chez lui pour lui parler d'affaires et surtout du bruit répandu de nouveau dans le publie d'un prochain débarquement de troupes russes à Hambourg, et pour lui témoigner l'espérance

Juli 22.

ee je ne me départirais point de mon système de neutralité. Le comte le Haugwitz, sur cette insinuation, lui a observé comme de son chef et par forme de e réflexion particulière qu'assurément, quel que fût d'ailleurs le désir de la Prusse de rester neutre dans la nouvelle lutte qui venait de s'élever, son attention devait cependant nécessairement. se e porter sur deux objets q qui sont pour elle du plus grand intérêt; savoir 1° la possession de mes provinces transrhénanes, dont la seule occupation militaire avait été intérimistiquement abandonnée à la France par la paix de Bâle et dont on savait qu’elle ne s'était pas moins arrogée la possession civile et plénière, en s'emparant de l'administration et de tous les revenus que j'avais le droit le plus évident de réclamer; 2° le sort de la Hollande, auquel il m'était impossible d'être indifférent : que d'après sa manière de voir, à lui, comte de Haugwitz, iln ‘y avait qu'un moyen de conserver l'amitié et la bonne harmonie entre les deux puissances, c'est-à-dire de s'entendre sur ces deux objets: que dans ce moment il semblait importer plus que jamais à la France de rendre à la Hollande son ancienne indépendance, en se concertant A cet égard avec la Prusse, plutot que de la voir s'effectuer par les armes des puissances coalisées: qu’enfin on ne pouvait lui cacher que tant que la France resterait en possession de ce pays et le traiterait pour ainsi dire en province française, je ne pourrais, par des considérations locales et militaires faciles à saisir, m'empêcher de regarder la France comme une puissance contre laquelle il me faudrait constamment rester dans une attitude de défense; ce qui naturellement ne pouvait que nuire aux relations de

bonne intelligence à entretenir entre nous.

Le sieur Otto a paru entrer dans ces idées, en insinnant qu'il avait

‘aussi déjà pensé qu'il conviendrait de s'entendre sur ces objets. Il a mis

en avant l'idée d'une nouvelle ligne de démarcation, prolongée de manière à y comprendre mes provinces transrhénanes et la Hollande, en élevant cependant la question: si mes vues porteraient sur le rétablissement du stathoudérat? Lä-dessus, sans paraître rejeter absolument le biais d'une ligne de démarcation prolongée, on lui a répondu que c'était l'indépendance effective et entière de la Hollande que je devais désirer, et que celle-ci supposée, si alors, comme il était probable, la majeure et la plus saine partie de la nation désirait le retour de la famille stathoudérienne, je me flattais que ce ne serait pas la France qui s’opposerait au rétablissement de cette maison si étroitement liée à la mienne. Le charge d’affaires a fini par demander la permission de faire sur tout

<ela son rapport à son gouvernement et témoigné le désir de contribuer à un rapprochement sur les objets en question; en observant qu'il était

obligé toutefois de mettre beaucoup de délicatesse dans la manière de

Erlaß an und Berichte von Sandboz-Rollin. 321

présenter ces idées entièrement nouvelles, mais qu'il eroyait savoir qu'elles n'étaient pas éloignées de celles que le directeur Sieyès avait rapportées d'ici . . .

Berichte von Sandoz-Hollin aus Paris.

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