‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 148 sur 234 · Sivès. Bonaparte und Benjamin Conftant · texte numérisé non relu

Sivès. Bonaparte und Benjamin Conftant

... Tout à coup Siey&s a prévenu ses collègues les sénateurs qu'il avait besoin de repos et passerait quelques jours à la campagne. Il s'y est rendu hier matin. C'est l'effet du mécontentement qu'il a éprouvé en voyant ses partisans et ses protégés absolument mis de côté !).

Le consul Bonaparte ne sait ou ne veut rien dissimuler. Il a dit en pleine assemblée en parlant de Benjamin Constant: »c'est un intrus, un petit brouillon; je casserai son élection comme inconstitutionnelle, il est étranger; et je ferai chasser M"* de Stael comme une mauvaise intrigantec?) . ..

1) Dazu gehörte, wie Sandoz am 2. Januar berichtet, u. A. Grouvelle, der frühere franzöfiihe Gefandte in Dünemarf, beffen Ernennung für ben Poften im Haag ber erfte Conjul verhinderte.

2) Die Veranlaffung biezu gab eine Rebe Eonftant!8. Bergl. Lanjirey IL, 102.

Erlaf an und Berichte von Sandoz:Rollin. 363

314. Bevorftehende Dafregeln gegen ben gefegebenben Körper und bas Tribumat. Sieyes. Lırcian Bonaparte.

... L'intention d'épurer le Corps législatif et le Tribunat et d'en réduire infiniment le nombre, existe toujours. Le consul Bonaparte a fait insérer dans le Publiciste un article, dont le but est de préparer les esprits des Parisiens à cette nouvelle scène, de ces Parisiens qui n'ont d'autre opinion que celle qu'on leur donne. Le sieur Sieyès est revenu présider dans le Sénat conservateur, comme je m'en étais douté: mais la retraite ne lui a rien fait perdre de sa morgue et de son humeur. L'influence dont il a joui baisse et tombe et ne servira pas même à protéger ses amis et ses créatures. L'homme qui arrête aujourd'hui la réduction du Corps législatif et du Tribunat est le sieur Lucien Bonaparte, ministre de l'intérieur. Il a dû représenter à son frère que cet acte d'autorité ferait soupgonner ses intentions d’aspirer à la souveraine puissance ; ce qui a produit l'effet de suspendre ladite résolution, sans toutefois y renoncer . . .

315. Softemlofigkeit ber fransëfiften Politit. Madtfielung Napoleon Bona-

parte's. Sieyes.

... Aujourd'hui on parle à V. M. de médiation armée, demain on proposera une ligue du Nord pour la paix. Tout cela ne tirera pas à conséquence; se sont des tentatives que l'on essaye selon les circonstances et selon les besoins du temps. Il n'existe pas encore ici un système bien déterminé et suivi dans les relations politiques du gouvernement français avec ses amis et ses alliés . . .

Rien ne prouve mieux, au dire de Talleyrand, la force du gouvernement actuel que le silence imposé aux journalistes et aux différents corps de l'État: tout cela a été opéré sans décrets, sans efforts, par la seule attitude imposante du Premier Consul. Il est vrai de dire que le Tribunat, comme le Sénat, n'agissent et ne décident que selon la volonté du gouvernement: la plus grande union et tranquillité y règnent dans ce moment! ...

Quelle inconstance dans les opinions du peuple de Paris! Le sieur Sieyès, qui avait inspiré tant d'enthousiasme à son retour de Berlin, est

1, »L'opposition qui s'était montrée contre le gouvernement dans le premier moment de l'acceptation de la constitution est anéantie entièrement; nul membre des autorités constituées n'ose élever la voix. Tout cela provient de la force du gouvernement actuele. (Sandoz, San. 19.), »Tout l'édifice du nouveau gouvernement repose en quelque sorte sur le général Bonaparte seul«. (Febr. 2.)

Jan. 23.

Jan. 23.

Febr. 2.

Febr. 6.

364 Urkunden No. 315—319.

tombé dans un oubli profond, personne ne parle de lui et personne ne le regrette. Le don national qu'il a sollicité sous main a éclairé le public sur son désintéressement. On parle d’un entretien qu'il a eu dernièrement avec le Premier Consul, où il s'est montré très embarrassé et déconcerté. »Perdu, comme vous l’êtes, dans l'esprit de tous les partis, lui a dit Bonaparte, »vous n'aurez bientôt plus d'autre défenseur que moi...

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