Serfünbigung zwifchen Preußen und Ruflant
. .. Je dois vous dire à cette occasion que le courrier si longtemps attendu de Pétersbourg est enfin arrivé. Les démarches que j'avais faites envers l'Empereur, relativement au désir de la France de s’arranger séparément avec lui, n'ont pas eu, à la vérité, tout l'effet que celleci en attendait; mais ce monarque ne s'en est pas moins fortement rapproché des principes que j'ai suivis moi-même en dernier lieu, et c'est comme un effet de ce retour à mon système, qu’il faut regarder la retraite de ses troupes de l'Allemagne, et en particulier le rappel nouvellement résolu de celles qui se trouvaient aux îles de Jersey et Guernsey. L'Empereur se montre prêt surtout, d'après les relations intimes d'harmonie et de bonne intelligence qui subsistent plus que jamais entre nous, à se concerter avec moi sur les objets de la pacification générale, lorsque les circonstances y seront favorables. Je vous fais part de ce que ci-dessus... pour que vous vous expliquiez verbalement en conséquence, envers le sieur Talleyrand et envers le Premier Consul lui-même, sur l’arrivée du courrier, sur les dispositions manifestées par l'Empereur pour un concert ultérieur avec moi et sur le rappel des troupes russes, qui tient de très près à ces dispositions. Mais je dois y ajouter, pour vous seul, que suivant les dernières explications du Premier Consul envers vous, le moment d'y donner une suite ultérieure n’est pas venu encore. Mon intention avait été de faire connaître à la France, après m'en être concerté avec la Russie, mes idées sur cette ligne de la Moselle et de la Meuse par elle mise en avant; mais la déclaration que le Premier Consul vous a faite ‘) doit m'arrêter tout court, et puisqu'une explication de ce genre ne ménerait actuellement à rien du tout, il ne me reste qu'à attendre et
1) Bergl. ben vorbergebenben Bericht vom 24. April, ©. 376.
Erlaffe an und Berichte von Sandoz-Rollin aus Paris. 379
vous-même serez attentif à saisir et à m'indiquer le moment où les eirconstances paraîtront seconder mieux le désir qui m’anime toujours de pouvoir rendre la paix à l'Allemagne sur des bases solides et contribuer à la pacification générale, et où je pourrais, conjointement avec la Russie, travailler avec espérance de succès à ce grand but...