Unterrebung mit Lebrun
Nachricht von der Schlacht bei Marengo. Les consuls Cambacérès et Lebrun me parlèrent de cette victoire dans le même sens, comme étant trop décisive pour ne pas opérer le grand résultat de la paix. Ils y croyaient fortement. Lebrun entrant plus particulièrement en matière, me dit d'un ton aussi amical que confidentiel: »nos alliés et nos amis doivent se réjouir de nos avantages. Le gouvernement actuel est composé de manière à offrir aux puissances étrangères la garantie que nous n'abuserons pas de nos succès. Nous ne demanderons que des dédommagements proportionnés à nos efforts et aux dépenses qu'ils ont occasionnées ; ce qui est dans une exacte justice.
»Nous avons voulu la paix, et on nous a fait une guerre à outrance ... La Prusse doit être particuliérement satisfaite de notre fortune, ajouta Lebrun; car en dernière analyse, les deux puissances sont appelées, pour leurs intérêts de commerce et pour leur existence politique, à être unies, amies et alliées!. Cette opinion est depuis longtemps dans mon suffrage, et je ne doute pas qu’elle ne soit également dans celui du Premier Consuls. C'était la première fois que Lebrun s'expliquait de la sorte envers moi . . .
342. Note des Grafen Saugwis an General Beurnonville. Berlin 1500 Juni 30.
Concept von I. W, Lombard, gez. Gaugwig.
Preußen erbietet fit, zur Herftellung bes Friedens vermittelnd einzumirlen.
... La secousse qu'a essuyée l'Europe depuis huit ans la ébranlée presque entière. Toutes ses parties s'en ressentent, et le remède qui ne s'appliquerait qu'à l'une d'elles n’attaquerait pas le mal dans sa source. La paix doit ou fonder pour longtemps un ordre de choses sage, calculé sur tous les intérêts sans exception, ou ne ramener qu'un repos précaire, cruellement payé tôt ou tard par une explosion plus terrible. Celle des puissances belligérantes qui la première voudra que l'humanité lui doive, non pas les angoisses de ce dernier état, mais le bienfait du premier,
rien ou n'ose rien avancer depuis l'absence du Premier Consul . .. Talleyrand s'est dévoué entièrement au Premier Consul, et il n'aura point d'opinion sur un objet quand il ne connaîtra pas celle de ce chef de la République. (Juni 29.)
1) In Bezug bierauf beift e8 in bem Erla vem 30. Juni: le rétablissement de l'équilibre du commerce . . . forme entre nous un point de réunion, dont la poursuite et le succès pourra même servir à resserrer nos relations et à les rendre plus intimes.
Berichte von Sanboy- Rollin. Hangwig an Beurnonville. 383
doit-elle, en se choisissant un organe, donner à demi sa confiance et, en expliquant ses intérêts, ses intentions et ses vœux relativement à une moitié de l’Europe, laisser dans les ténèbres le sort de l’autre moitié ? ou bien, le tableau général de sa politique, complet dans toutes ses parties, tracé par la main de la sagesse, de la modération et de l'équité, ne serat-il pas plutôt entre celles d'un médiateur plein des mêmes sentiments le plus sûr moyen d'atteindre enfin le but désiré? Si le Roi, au lieu de connaître la façon de penser de la République sur tel objet, important, essentiel sans doute, mais isolé, mais difficile à juger hors de l’ensemble des grands intérêts, la connaissait sur chacun d'eux, si la confiance du Premier Consul l'invitait à devenir l'interprète d'un système de pacification qui les embrassât tous, le soussigné a ordre de déclarer au ministre de la République, en réponse surtout à ses dernières invitations, que S. M. serait prête à répondre à l'attente qui les dieta, et lors même que l'obstacle des distances, des intérêts divers ou des événements contraires à ce premier vœu, en retarderait l’entier accomplissement, et que l'aurore d’une nouvelle existence ne pourrait luire d’abord que pour une partie de l'Europe, le Roi, avec moins de conviction, mais non moins d'empressement, s’offrirait encore au même concours, consolé par l'espoir du second pas et par l'attente des suites d'un premier succès.
Entre les motifs de s’en flatter, le Roi range, non sans quelque raison peut-être, le souvenir du passé et l'expérience de son système. Il y range une autre relation que la République aussi n'a pas méconnue. S. M. compte au rang de ses alliés les plus chers un souverain qui, soit les armes à la main, soit spectateur de la lutte, n'a jamais eu qu'un objet politique, le retour de la paix et la sûreté future de l'Europe, un souverain que sa puissance, son désintéressement, la position même de ses États, dernier gage, s'il en fallait encore, dernier gage de son impartialité, appellent à mettre un poids respectable dans la balance . . .