Auszüge aus dem Journal von Gervinus
Gefpräd mit Boiffy d’Anglas. Parteien im Convent und im Comité. Die Rovaliften.
... On ne peut rien dire sur le succès de la nouvelle constitution. La lassitude de la nation la servira, et c’est le seul et meilleur appui de la Convention . ..
J'ai été ce matin chez Boissy, l'homme probe du Comité . . . Il m'a dit avec franchise que Caillard n'était pas son choix, et que lui avait proposé de nous envoyer un militaire distingué, un général, pour ministre; mais qu'on n'en avait pu trouver qui réunît les connaissances politiques et militaires nécessaires à la mission. Il me dit que leur gouvernement manquait absolument de sujets habiles pour les missions, parce qu'on ne pouvait pas encore employer les ci-devant, auxquels on ne pourrait pas avoir confiance aussi longtemps que la république ou la nouvelle constitution ne fût bien établie . . .
La Convention et le Comité de salut public sont de nouveau divisés en deux partis, qui s'agitent en secret pour se renforcer et se prononcer ouvertement. Les uns sont les modérés par excellence, la plupart partisans de la Prusse et de la paix à des conditions très modérées dont les chefs sont Boissy d’Anglas et Cambacérès ; Fréron et Tallien en sont aussi de quelque manière, mais avec la différence que Tallien n'est pas Prussien, et on peut le regarder comme le chef du parti autrichien, qui cependant perd du terrain de jour en jour, à ce qu'il me paraît. Fréron n'est pas dans le Comité, il espérait d'y entrer, mais il a manqué son coup, son parti ayant succombé et Jean Debry l'ayant emporté sur lui, que Sieyès y a porté pour y avoir une personne affidée. Jean Debry, quoiqu'ami de lui, ne pense cependant, à ce qu'on prétend, pas tout à fait conforme au système de Sieyès depuis son entrée au Comité. L'autre parti est nommé le Brissotin, composé de la majorité des membres des 73 qui furent incarcérés par Robespierre et sont rentrés depuis au sein de la Convention. Ils veulent encore la paix sur le continent, mais en conservant les conquêtes, pour en former du moins des républiques intermédiaires entre la France et l'Allemagne; plusieurs sont du parti autrichien; les chefs en sont Sieyès, Louvet et Chenier. Mais le grand but de ce parti est celui de se venger contre tous les membres de la Convention qui ont pris part à leur proseription, soit par leur activité, soit par leur silence et faiblesse. Ce sont les républicains par excellence et qui redoutent le retour du royalisme bien plus que l'autre parti.
La peur d'un prompt retour du royalisme me paraît assez mal fondée. La lassitude de la nation de toute révolution nouvelle, le désir du repos de tous les honnêtes gens, les déchirements d'une guerre civile et les vengeances redoutées des royalistes, sont des barrières presque insurmontables aux derniers, et la Convention, quelque méprisée qu’elle soit en sa totalité, est et sera soutenue comme la seule autorité à laquelle on puisse se rallier pour ne pas devenir la proie de l'anarchie ou la victime d’une autre espèce de terrorisme. Il est vrai que les royalistes se servent de tous les moyens imaginables pour ramener l'opinion à leur système, qui est favorisé sous main par les spectacles, qui penchent
Juli 21.
Juli 21.
Juli 27.
Aug. 2.
405 Erfter Anbang. Urkunden No. 11—13.
généralement pour eux. On a donné hier à la grande opéra le ballet »le déserteure, et celui-ci et tous les soldats qui paraissent en ce ballet furent dans l'ancien costume, habillés en blanes et revers et parements rouges, excepté le roi qui fut en habit bleu. Quelques spectateurs commençaient à applaudir à l'apparition de ces soldats de l'ancien régime, mais d'autres en murmuraient, et j'ai observé moi-même qu'on fut réservé dans les applaudissements à cet égard. On a voulu me prouver depuis que c'était plutôt la peur que les sentiments républicains qui avaient rendu les spectateurs si économes dans les témoignages de leur approbation de ce costume . ..
Diner bei Baron Staël. Geipräh über das Schidial der bei Quiberon gefangenen Emigranten.
dcier des 9. Thermidor; Bericht Tallien’s über die Niederlage der Emi granten in Quiberon, 20. und 21. Juli; großer Jubel darüber in Paris. 1500— 1500 ont été faits prisonniers, qu'on veut tous fusiller . . . J'ai hier diné chez le baron de Stael avec quelques députés et le comte de Carletti. M"® de Stael a employé tous ses talents pour fléchir les députés et leur montrer l'odieux qui résulterait pour la Convention en faisant exécuter à la rigueur la loi de mort contre tous les prisonniers, et quelques autres personnes furent du même avis; j'opinais moi de punir les chefs de mort et de déporter ou enfermer le reste. Mais rien ne pouvait influencer les députés à la clémence ; »la loi existe, les émigrés la connaissent, ils sont venus pour nous égorger, il est juste qu'ils subissent le sort que leur conduite mérites Le ministre de Toscane était du parti des députés et approuvait toutes les rigueurs, et M. de Stael, par faiblesse et peur, non pas par sentiment, se conformait assez à la même opinion . .