‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 184 sur 234 · Die Rheingrenze · texte numérisé non relu

Die Rheingrenze

. Un bourgmestre de Cologne, qui est ici depuis quelque temps, vient de manifester son opinion contraire à la réunion des pays du Rhin à la France. On n'a point d'idées combien il y a de membres de la Convention

1) Am 12. September fbreibt Gervinus: es ift ein telles Bolt; panem et circenses — und dann fann man Alles aus ibm maden. Il n’y aura de repos dans ce pays jusqu'à ce qu'un gouvernement despotique quelconque est rétabli, soit conventionnel, militaire ou monarchique, ce sera égal; il faut un miracle pour éviter tôt ou tard la guerre civile.

2) Abnlich fbreibt Darbenberg am 26. November: Il me semble que pour ravoir nos provinces d'outre-Rhin et pour nous tirer en général d'affaire dans cette crise, pour pouvoir enfin profiter encore des événements qui peuvent arriver, le ton ferme et même, s’il le faut, menaçant est le seul qui convienne. — Übrigens lebren bie Klagen über bie Schwädhe der Minifter in Berlin und die Empfehlung größerer Energie gegen Frantreih in ben meiften Schreiben von Gervinus micber.

Sept. 4.

Sept. 24.

Dt. 14.

Dt. 14.

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qui croient bonnement que ces pays demandent la réunion, tandis que tout le monde sait le contraire en Allemagne. Ils se fondent sur les réclamations et instances des Allemands émigrés qui sont ici, et qui donnent leurs voix et leurs vœux pour ceux de ces habitants. (C'est à peu près comme si on voulait faire passer la voix et vœux des émigrés pour la voix de la nation française, qui souhaitent aussi non seulement de rentrer mais de renverser la constitution actuelle de leur patrie . .

19, Rapport sur l’insurrection des sections de Paris les 13 et 14 vendémiaire an IV, ou les 5 et 6 octobre 1795. Yaris 1795 Cftober 231).

Le mécontentement contre la Convention devenant de jour en jour plus prononcé dans le publie, et le décret du 5 fructidor pour la réélection forcée des 2:3 de ses membres à la nouvelle législature lui donnant un nouvel accroissement, on prévoyait qu'une explosion ouverte en serait tôt ou tard le résultat final.

Tous les partis dans la ville de Paris, il est vrai, par des motifs différents, saccorderent à rejeter le décret, qui au sein de la Convention fut tacitement désapprouvé par plusieurs membres, mais qui de crainte de jeter une pomme de discorde dans la Convention et de donner occasion à la guerre civile à Paris, n'osèrent prononcer publiquement leur opinion, au seul Saladin près, qui l'a fait imprimer. Quelque louables que ces sentiments soient, il faut dire que la faiblesse et des craintes personnelles y eurent leur part, qualités qui sont propres aux modérés de la Convention, et qui par cette conduite ont perdu depuis un mois leur influence au point qu'ils furent presque totalement opprimés et désertés de plusieurs membres qui, accoutumés de se ranger toujours du parti des gros canons et gros bataillons, allèrent renforcer la Montagne et ses nouveaux amis Legendre, Tallien, Fréron, Louvet et autres Thermidoriens, les derniers commençant à craindre les modérés autant et plus que la Montagne, qui fut bien aise de faire une coalition simulée avec une partie des Thermidoriens et de porter la discorde dans le côté droit. La Montagne fut avant ce temps muette et nulle, et sans le dessein des modérés d'empêcher à la future législature la rentrée de Legendre, Tallien et Fréron, elle aurait dû rester dans sa nullité, avec tous les Jacobins incarcérés, dans la République.

C'est une faute de caractère des modérés d'avoir été très insouciants quand ils ont eu le vent en poupe pendant quelque temps, d'avoir été trop confiants dans leur cause et leurs lumières, de ne s'être doutés guère de la possibilité d'un revirement de système, d'avoir trop aimé la bonne société et les plaisirs du bon ton. La Montagne par contre est d'une tout autre trempe. Dure et active, elle méprise la bonne société et les plaisirs raffinés. Elle a bien quelque peu de membres qui rivalisent avec les modérés pour le bon ton,

1) Rad ber von Hardenberg am 14. November 1795 tem König eingefidten Abfchrift.

Beridt von Gervinus über den Aufftanb vom 13. Benbémiaire. 413

et qui, en se mêlant de la société, n'y vont que pour épier les modérés et em- 1195 pêcher qu'ils n'accaparent tous les suffrages dans les bonnes maisons. Dt. 23.

La Montagne voyait donc avec plaisir que, par le décret du 5 fructidor, la lutte s'engageait; elle soufflait le feu tant qu'elle pouvait. Le décret aliénait beaucoup de monde de la Convention: il portait trop évidemment la marque de l'intérêt personnel de ceux qui l'avaient fait donner, et il heurtait autant les principes de la nouvelle constitution que l’amour-propre des assemblées primaires . . . La Montagne avait grand intérêt de fomenter les troubles dans la Convention et dans la ville, n'ayant rien à perdre et beaucoup à gagner, de quelque manière qu'ils se terminassent. Pénétrante, systématique et persévérante, elle a trouvé un excellent levier dans le mot royaliste, successeur bénévole à celui d’aristocrate, pour rendre suspects et odieux tous ceux qui n’aimaient pas les terroristes. Les républicains outrés et les Thermidoriens tarés, tels que Tallien, Legendre et autres, y trouvèrent également leur compte pour désigner comme royalistes tous ceux qui ne voulaient point du décret du 5 fructidor, et qu'ils regardaient comme leurs ennemis personnels, parce qu'ils étaient sûrs d'être exclus de la nouvelle législature, si le décret fût rejeté par la majorité de la nation. Je dirai un mot sur cette majorité proclamée par la Convention. C'était un tour de force et de gibecière; car en supposant même que la Convention avait lors de la proclamation la majorité relative, c'est-à-dire la majorité des assemblées primaires dont les procèsverbaux ont été envoyés à la Convention, elle n'avait certainement pas la majorité absolue, parce qu'elle avouait elle-même que deux mille assemblées primaires n'avaient pas encore envoyé leurs procès-verbaux, et se hâta en conséquence de frapper son coup, prévoyant bien que, d'après le rejet du décret par la ville de Paris, elle n'aurait jamais véritablement la majorité pour son décret, et que si elle tardait un instant, on lui aurait donné, aux assemblées des corps électoraux dans toute la République, un démenti légal et compulsif, de sorte qu'elle aurait été obligée de rapporter le décret et de céder à la véritable majorité. Même la majorité relative ne fut obtenue du gouvernement que par tous les moyens que l'argent, la force, la crainte, les promesses et la ruse peuvent fournir. La Convention disposant du trésor, était sûre de gagner pour quelque temps du moins les troupes, et ayant tout ce qu'il faut pour battre les Parisiens, qui, ayant rendu après la révolte de prairial tous leurs canons à la Convention, n'avaient ou peu ou point de moyens de résistance, elle était bien sûre que, quelques assemblées primaires ayant eu la bêtise de donner dans le panneau des anarchistes et de prendre des arrêtés illégaux contre la Convention, qui lautoriseraient à des mesures militaires et à déclarer une guerre ouverte à ces sections et à envelopper dans la même punition la ville entière, de soutenir par cette explosion son décret et dintimider toute la France par la force armée et le relâchement des terroristes.

On a beau dire qu'on voulait égorger toute la Convention, qui doit tenir et soutenir ce langage à la face de l'univers pour justifier la rigueur de ses mesures prises et à prendre encore; mais le fait est que plusieurs partis voulurent un mouvement; la Montagne, les anarchistes et les royalistes outrés s'accordèrent en ce point, et chaque parti croyait y trouver son compte, bien

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414 Erfter Anhang. Urkunden Ne. 19.

que le but final füt different. La masse armde des bons eitoyens de Paris n'avait d'autre but réel que de demander à la Convention le désarmement des terroristes, et ou le rappel du décret du 5 fructidor, ou d'attendre seulement jusqu'à ce que la majorité de la nation fût legalement constatée, soit pour, soit contre le décret. J'ai moi-même entendu de ma fenêtre les raisonnements des sections qui marchèrent contre la Convention.

Il est probable que si la Convention avait eu le dessous le jour du combat, on se serait porté à des excès contre plusieurs de ses membres, et des arrestations et des massacres en auraient été les suites. Mais la Convention était assez sûre de sa victoire, et n'avait pas grande chose à craindre ce jourlà d'après toutes les sottises faites par les sections et les pitoyables arrangements faits pour s'opposer au gouvernement. Le danger aurait pu devenir très grand pour la Convention, et il l'était bien quelques jours avant le jour du combat, si les sections s'étaient mieux entendues, mieux concertées, et s'étaient premièrement pourvues de canons et de munitions aux communes aux environs de Paris, qui étaient toutes bien disposées pour la ville. Pour prévenir ceci, de certains meneurs, probablement payés et établis par la Montagne, ont dû accélérer la levée de bouclier des sections, sons prétexte que si on attendait plus longtemps, on serait désarmé par la Convention, qui faisant arriver beaucoup de troupes, serait en quelques jours invincible. Un homme en particulier, jadis grand montagnard et dont les membres jacobins se sont autrefois servis, est venu la veille du jour de l'attaque à la section Lepelletier, l'a tellement montée et influencée pour frapper le coup, qu'il l’a fait changer de délibérations, qui roulaient le soir sur une déclaration à donner, moyennant quoi on garantissait à toute la Convention et à tous ses membres le respect et l'obéissance des sections de Paris, pourvu qu'on desarmät de nouveau les terroristes réarmés par la Convention, qui donnaient l'alarme et répandaient la terreur parmi les habitants de Paris. Le même homme fut incarcéré pour la forme, après la victoire de la Convention, par le Comité de sûreté générale quelques heures, et relâché de suite, jouissant d'une grande influence et intimité près du gouvernement. Il était du nombre des électeurs de la ville de Paris, contre lesquels on procède actuellement avec tant de sévérité et d'injustice.

Le jour de l'attaque étant arrivé, l'opinion de la majorité de la ville fut, que la Convention serait obligée de céder et de laisser désarmer les terroristes, argument dont les royalistes et anarchistes se servaient pour faire marcher quelques sections au plutôt. Les sections furent tellement bercées et fortement imbues de l'opinion que la Convention n'oserait pas tirer le canon sur elles, et que les troupes de ligne resteraient inactives, qu'elles allèrent comme des imbéciles sans canons, qu'elles auraient pu se procurer dans le voisinage, et laissant d'ailleurs échapper, pendant qu'elles étaient le matin sous les armes, beaucoup de moyens, sous prétexte de modération, qui leur auraient donné de la force et du courage contre la Convention. Il est vrai que le nombre des sectionnaires qui ont marché, n'allait peut-être pas à 15 mille. Toutes les autres sections furent sous les armes, mais ne marchèrent pas, et n'étaient pas assemblées en bataillons, ni en corps quelconques, à celles des faubourgs St.

Bericht ven Gervinus über ben Aufftand vom 13. Venbemiaire. 415

Antoine et de Marceau près, qui s'étaient déclarées en faveur de la Convention, ou une autre section encore,

Un général, nommé Danican !|, s'était déclaré pour les sections, ayant abandonné la cause de la Convention et pris le commandement de quelques bataillons. Mais c'est probablement lui qui par ses conseils a perdu la journée pour les sections, et s'il n'est pas passé avec le consentement de la Convention, comme tout le monde le suppose et le croit maintenant, il doit être regardé comme un grand sot. L'émigré rentré Maulevrier, ancien maréchal-de-camp. vint avec 800 à 1000 hommes seulement de l'autre côté de la Seine attaquer le Pont-Neuf avec violence, et s'empara de 4 canons, qu'il voulait emmener pour s'en servir dans sa marche ultérieure à l'attaque des Tuileries. Danican l'empêcha, sous prétexte que cela retarderait l'attaque et qu'on était assez fort sans canons. On obéit et on fait l'attaque au coin rue Dauphine avec peu de monde, et on a le dessous par les canons qui y furent placés et foudroyèrent les gardes nationales, qui soutinrent pourtant bravement deux terribles décharges à bout portant, mais à la troisième elles se retirèrent en assez bon ordre, ayant perdu ?/, de leur monde, et les canons du pont furent bientôt repris par les troupes de la Convention. Le général Carteaux, qui avant l'attaque du Pont-Neuf fut envoyé avec 3 à 4 cents hommes d'infanterie, 60 dragons et un canon de l'autre côté du pont, se vit tout d'un coup enveloppé par les gardes nationales, qui débouchèrent à sa droite et à sa gauche sur lui. Il se croyait perdu déjà, mais voyant qu'on ne l'attaquait pas sur-le-champ, il fit bonne contenance, comme s'il voulait lui même attaquer, et en même temps il se retira à pas grave et regagna le pont, où peu après il trouva du renfort. Les gardes nationales lui reprochèrent sa retraite comme une lâcheté, tandis qu'elles auraient pu et dû lui tomber sur le corps et le détruire, ce qui aurait été pour leur parti un coup presque décisif, d'autant plus que les dragons montrèrent peu ou point d'envie de tirer sur les gardes nationales. Il est très certain que malgré les louis et les écus en espèces que le gouvernement donnait dans ces jours aux troupes de ligne, elles témoignèrent peu d'envie de combattre les bourgeois, et si le succès de la journée avait été tant soit peu douteux, une partie se serait probablement réunie aux gardes nationales. Ce furent les canonniers et les grenadiers de la Convention qui furent mis en avant et décidèrent l'affaire, et après les premiers succès seulement, les troupes de ligne agirent de bonne volonté, à qui d'ailleurs, dans le courant du jour, on avait tué un dragon mal à propos, qui portait un ordre de la Convention. Ce procédé faisant une mauvaise impression sur leurs camarades, ils commencèrent à s'irriter et à prendre la chose très sérieusement.

Les gardes nationales restèrent en vue des troupes et canons de la Convention, sans commettre d'hostilité depuis onze heures jusqu'à quatre heures et demie, et alors on entendit partir quelques coups de fusil, à ce qu'on dit, de la part des Parisiens, qui, rue Dauphine, virent 10 ou 12 terroristes visà-vis d'eux, qui faisaient leur dîner dans un appartement au coin de la rue

1) Bergl. bieyu und zu biefem Bericht liberbaupt %. Blanc, Histoire de la Révovolution française, 10, 559 fig.

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416 Erfter Anhang. Urkunden No. 19—20.

où ils avaient leur poste. On dit qu'irritées de l'aspect de ces gens, quelques gardes nationales ne purent retenir leur indignation et tirèrent contre le gré de leur chef de bataillon. D'autres assurent que c'étaient des hommes derrière elles dans une maison, placés à dessein par les terroristes et la Montagne pour tirer et commencer le combat. Quoi qu'il en soit, il est certain que les chefs militaires de la Convention sentirent le danger si le combat ne s’engageait bientôt, et ceux de la Convention qui voulaient l'explosion, n'avaient d'autre moyen de commencer le combat, tandis qu'ils voyaient la plus haute probabilité de vaincre, et par tout retard, si la nuit ou le lendemain étaient survenus sans qu'on se serait battu, les sections auraient pris de nouvelles forces, et auraient rassemblé des moyens d'attaque et de défense, qui auraient pu devenir funestes à la Convention. Les premières attaques se firent avec courage de la part des gardes nationales, quoique mal commandées et délaissées en grande partie par leurs chefs de bataillon. Le succès de la Convention étant consigné dans tous les papiers, je ne m'y arrête pas.

J'eus moi à peine le temps et moyen de gagner ma maison, où ma présence fut d'autant plus nécessaire, que le combat a dû se continuer principalement dans mon quartier!), et qu'un pillage aurait facilement pu avoir lieu. J'ai dû veiller à mes papiers et hardes en personne, et les protéger par mon caractère; bien que, dans un pareil moment, on ne soit à l'abri de rien. Le canon et le feu de mousqueterie ronflait à ma porte, et le dernier dura toute la nuit; quelques boulets et grenades touchèrent la maison et la porte cochère.

Heureusement que les soldats tinrent très bon ordre après leur victoire. Il est vrai qu'on leur donnait à boire et à manger tant qu'ils voulurent, et que la Convention avait d'ailleurs donné des ordres très sévères à cet égard, et les troupes de ligne, excepté les grenadiers, la nouvelle garde de la Convention, ne furent pas excessivement animées contre le bourgeois. La perte est plus grande de la part des gardes nationales qu'on n'avait cru. On l'a cachée de part et d'autre, et on prétend qu'elle va au moins à quelques milliers. Le peu de chefs qui étaient restés avec les gardes nationales dans le combat, se sont sauvés, et il n'y a que quelques subalternes qui ont conduit des colonnes, comme Lafond, ancien garde de corps, très bel homme, qui fut pris et guillotiné. On dit que la Commission militaire lui a prêté des moyens de défense, mais dont il n'a jamais voulu tirer parti, ayant déclaré que s'il avait à recommencer, il agirait de même comme il avait fait. J'ai parlé à deux personnes, auxquelles il a dit tout haut et avec un grand sangfroid lorsqu'il fut conduit à l'échafaud : je meurs volontiers, et je meurs pour la plus belle cause. On voit bien que la guillotine peut couper des têtes, mais non pas changer les opinions. Le président Dubois d'une section, ancien président du tribunal criminel du département de Paris, est mort de même, après s'être donné auparavant inutilement plusieurs coups de canif, dont il fut misérablement blessé sans mourir, et il a fini sur l'échafaud par la guillotine.

La suite de toute cette affaire est que les Jacobins de la Convention et dans la République ont repris beaucoup de crédit, et que les chefs de la Mon-

1) Gervinus wohnte in ber Rue de la Loi (Rue Richelieu).

Bericht von Gervinus über ben Aufftand vom 13. Benbémiaire. 417

tagne sont tous réélus et resteront dans la nouvelle législature, et ayant du nerf, du caractère et point de serupule sur les moyens de parvenir à leur but, il est très possible qu'ils deviennent de nouveau les maîtres du gouvernement et de la République, surtout s'ils parvenaient, ce à quoi ils travaillent avec persévérance, de placer leurs amis dans le Directoire exécutif, sinon, ils feront tout pour renverser le dernier, qui est d'ailleurs d'une composition peu propre à procurer le bien qu'on s'en promet . ..

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