‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 19 sur 234 · Denfihrift des Baron Alvensleben.!) Berlin 1795 Juni · texte numérisé non relu

Denfihrift des Baron Alvensleben.!) Berlin 1795 Juni

Eigenhändig, gez. Alvensleben.

Politit Preußens nah bem Neihsconclufum. Vorzüge einer paffiven Haltung bei ber etwaigen Antnüpfung von Friedensunterhandlungen fiir bas Reid, wenn bie Bermittlung Preußens nicht ausbridiid verlangt wird. Für ben lebteren Fall, Borichläge zu Mobififationen des status quo ante, ben Frankreih nie annehmen wird,

Les rapports entrés hier de Ratisbonne d’abord constatent que le Reichsgutachten ne saurait être que fort tardif; que probablement la majorité, au moins dans le college électoral, excluera la médiation, intervention et bons offices du Roi, ou au moins pèsera les termes de manière qu'il restreindra entièrement l'influence du Roi; qu'enfin les mieux intentionnés commencent à avoir peur et à vaciller, et que, pour y mettre le comble, le décret de Vienne qu'on attendra longtemps, sera tel qu'il détruira ou atténuera encore ce qu'on aura bien voulu attribuer par ce Reichsgutachten à S. M.

En partant de ces données, je crois qu'on peut poser en fait que l'intervention légale et générale pour la pacification de l'Empire ne sera point attribuée au Roi, et qu'il s’agit de fixer la manière d'agir de notre cour sous le point de vue de cette première supposition, tandis que je me réserve de donner mon opinion sur les deux autres chances possibles

1) Diefe Denkichrift, die namentlih Findenftein’s Beifall hatte, wurbe befonbers in ihrem legten Theile einer minifteriellen Beratbung vom 29. Juni zu Grunde gelegt, aus der dann ber Erlaf vom 3. Juli an Hardenberg hervorging. VBergl. Ranle, Dentoirbigfeiten des Staatsfanzlers Fürften von Oarbenberg, 5, 105.

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qui se présentent également, savoir l'intervention du Roi pour chaque état de l’Empire en particulier en tant qu'il s'adressera à S. M. dans le terme prescrit, et celle qui pourrait avoir lieu si, contre l'attente présente, la Diète dans son Reichsgutachten appuie sur une fintervention réelle du Roi et que l'Empereur fût obligé d'y consentir.

1° Pour en revenir à la première supposition, qui, au moins pour le moment, paraît la plus probable, savoir que par le Reichsgutachten le Roi soit mis directement ou indirectement hors de toute relation relativement à la paix, (car s'accrocher à des phrases duplicites, comme quelques princes dévoués à notre parti paraissent le désirer, serait, selon moi, contre la dignité de S. M.), je suis d'avis que les instructions du ministre plénipotentiaire du Roi à Bâle doivent être dirigées sur le principe de se tenir entièrement passif, ce qui d'ailleurs est aussi conforme aux déclarations antérieures du comte Goertz. A prendre la chose en vrai, et si on ne veut pas s'arrêter à la gloriole d'être médiateur, c'est même peut-être le parti le plus avantageux pour S.M.; car 1° personne ne pourra lui disputer le mérite d’avoir par sa paix ouvert la voie à la négociation, 2° d'avoir non seulement annoncé les intentions les plus favorables pour l'Allemagne, mais même de les avoir réalisées par le fait en sauvant le Nord de l'Allemagne; ainsi que tout ce qui est avantageux tombe sur notre compte, tandis que le disgracieux de cette négociation, qui ne pourra se développer que par la discussion des détails, tombera sur l'Empereur, qui s’est érigé malgré l'Empire en médiateur unique; car d’abord ce serait se faire illusion que 3° cette paix puisse être glorieuse pour l'Allemagne, au contraire elle sera toujours dérogatoire à ses titres réels, mais plus encore aux chimères de chaque état individuel de l’Allemagne, et à qui le blâme alors? à l'Empereur. 4° S'il est impossible plus ou moins de séparer entièrement les négociations sur la possession des Pays-Bas de celles de l'Allemagne, elles s'enchevêtreront tellement, que je n’en vois pas trop l'issue, et si une partie des Pays-Bas est conservée aux dépens de quelque autre possession allemande, ce sera un tort de plus à la charge de la maison d'Autriche. 5° Enfin la possibilité que l'Angleterre, vis-à-vis de laquelle l'Autriche sera forcée de porter la parole, en contradiction avec l'alliance tout nouvellement contractée, s'oppose à la pacification ne pouvant convenir du sort des Pays-Bas et des autres intérêts entre ces deux pays rivaux, et que la guerre continue avec tous les désavantages probables, les cris contre l'Empereur deviendront si violents, qu'il serait très possible que l'Allemagne, sans s’embarrasser de la constitution, püt par le danger déférer au Roi la médiation par un accord général et unanime. 6° Le Roi évite par cette marche toute question délicate sur le sort de la Hollande, puisque l'ayant exelu de la

Guni 28.

Juni 28.

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médiation de l'Empire et que le sort de la Hollande sera plus ou meins dépendant de cette pacification, il ne saurait également y intervenir, et le rôle de S. E. M. de Hardenberg se réduirait 7° en dernière analyse à veiller 1° que les provinces d’outre-Rhin nous fussent rendues, et que 2° si l'Empereur et l'Empire consentaient par la pacification à la cession de la gauche du bas Rhin (dont l’odieux tomberait entièrement sur le chef de l'Empire), le Roi fût indemnisé complètement par des provinces de ce côté du Rhin, dédommagement dont l'odieux, g'il était réalisé par des sécularisations, tomberait encore sur l'Empereur, 3° que la Bavière ne tombe pas dans les mains de l'Autriche, et 4° que l'Autriche ne contracte aucune liaison avec la France, mais au contraire [il faut] tächer d’entretenir la haine entre ces deux nations, ce qui pourra être extrêmement facilité par les questions désagréables auxquelles une négociation si épineuse prêtera journellement. 8° Enfin tous les princes allemands comparant leurs idées chimériques avec les conditions qu'ils auraient vraiement obtenues, décidément croiraient que sous la médiation du Roi ils en auraient eu de meilleures, ce qui ne laisserait pas d'augmenter encore indirectement le crédit du Roi en Empire.

2° En même temps, S. E. M. de Hardenberg pourra être autorisé à remplir la seconde chance, qui n'est pas exclue par la première, mais qui au contraire peut aller de pair avec elle, savoir celle de s'intéresser pour les princes d'Allemagne qui s’adresseront ou se sont adressés au Roi dans le terme prescrit, lequel, si je ne me trompe, expire à la mi-juillet.

30 La troisième chance qui est celle où le Reichsgutachten et le décret de l'Empereur autorisent le Roi, également comme le chef de l'Empire, à intervenir pour le corps de l'Allemagne, prêterait, selon moi, à l'instruction suivante pour S. E. M. de Hardenberg, que, sur la demande faite en dernier lieu par le Comité de salut public de donner un plan de pacification qui embrasse aussi l'Autriche, il aurait à répondre verbalement à M. Barthélemy, qu'à moins de vouloir perdre confiance et influence en Allemagne, on ne saurait annoncer par écrit pour base de pacification d'autre principe que le statu quo, et S. E. M. de Hardenberg serait autorisé à y joindre une note conçue simplement dans ce sens, tandis qu'il y ajouterait de bouche qu'on sentait que telles ou telles modifications devraient y être apportées pour assurer les frontières de la France, et qu'on ne serait pas contraire à les appuyer et à y intervenir, pourvu qu'elles puissent se réduire aux points suivants, et qu'elles fussent mises en avant par la France: 1° que le pays de Nassau -Saarbrücken fût cédé à la France, et le prince indemnisé par des sécularisations en Souabe; 2° que Montbeillard fût cédé à la France, et que les possessions de l'évêché de Strasbourg à la droite du Rhin fussent cédées en retour à

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la maison de Wurtemberg en tant qu'elles suffiraient, sauf à égaliser les 1795 lots encore par quelques sécularisations; 3° que pour arrondir le pays Sur 28. de Landau, le Palatinat et une partie de Deux - Ponts entre la Lauter et la Queich serait cédé à la France également, et qu'en retour l'évêché de Spire serait sécularisé et cédé respectivement à l'Électeur Palatin et au duc de Deux-Ponts; 4° que la possession des Pays-Bas et le sort de la Hollande tenant à l'issue de la guerre avec l'Angleterre qui n'avait rien de commun avec cette pacification, on se bornait simplement à mettre en avant l'idée que peut-être l'Empereur se déciderait à ne plus former, lui, de prétentions sur le pays d’outre-Meuse sans déroger à celles d’autrui, si on lui rendait les provinces de la gauche de la Meuse et qu'également on lui donnät en échange la partie de l'évêché de Liege et l'abbaye Stablô du côté gauche de la Meuse, y joint la ville impériale d’Aix-la- Chapelle, l'archevêché de Salzbourg et l'abbaye de Berchtesgaden, bien entendu que tous les pays ecclésiastiques soient sécularisés avant: 5° que les Français, comme il apert par cet article, rendent tous les pays non compris dans les cessions exprimées individuellement; 6° que $. M. soit indemnisée de la perte et du sacrifice qu’elle a été obligée de faire de ses provinces d’outre-Rhin durant la pacification de l'Allemagne simplement arrêtée par les lenteurs de l'Empire et par les entraves que l'Empereur a mises à la pacification, et également indemnisée des prétentions à la caisse de l'Empire par les pays et territoires subséquents, en tant qu'il sera possible d'en obtenir la cession et respectivement la sécularisation: l'abbaye de Werden, la ville de Dortmund, la ville de Nuremberg et son territoire, l'abbaye d’Essen; 7° qu'on arrête par un des articles de la paix que tous les évêques, chanoines et bénéficiers des pays sécularisés seraient indemnisés par des pensions vie durant à donner par les propriétaires des nouvelles acquisitions; 8° que sans vouloir pressentir sur le sort de la Hollande, et encore plus particulièrement de la maison stathoudérienne, pourtant stipulation serait arrêtée que la France lindemnisät de manière ou d'autre à la pacification generale; 9° que S. E. M. de Hardenberg, à l’occasion de la pacification germanique, tâche d'obtenir de la cour de Vienne le jus de non appellando pour les principautés d’Anspach et de Baireuth; 10° enfin que l’article de la paix de Ryswyk relatif aux Protestants soit arrangé à la satisfaction des derniers.

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