‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 20 sur 234 · Denfihrift des Grafen Haugwiß · texte numérisé non relu

Denfihrift des Grafen Haugwiß

Diundum, gez. Haugwis; ohne Datum.

- Grinbe für Wiederberftellung des status quo vor dem Kriege, vorbehaltlich einiger Mopifilationen zu Gunften Frankreichs.

... La seule base qui admettrait la perspective d’une paix solide et{&nbe Juni). durable serait le statu quo ante bellum. L'Empire, en passant l'éponge

(Ende Juni.)

Aug. 13.

12 Urkunden No. 10—11.

sur les tracasseries amenées par les infractions des droits de différents princes en Alsace, doit s’estimer trop heureux s’il peut se tirer de cette guerre sans de plus grands sacrifices. Peut-on cependant se flatter que les Français souffriront aisément qu'on leur propose un statu quo ante bellum strict et sans toute exception? Ne seraient-ils pas choqués d'une telle proposition de notre part, et ne faudrait-il pas tâcher de l’adoueir en leur marquant un intérêt vif et sincère de rapprocher autant que possible les convenances des puissances en guerre contre elle, avec le soin d'assurer à la France même le repos qui lui est si nécessaire pour son propre salut, en renforçant ses frontières de tous les points de défense qui ont pu manquer encore à ses anciennes frontières? Il faudrait done, à mon avis, mettre en œuvre tout l’art de la persuasion pour convaincre les Français que toute extension qui surpasse la solidité complète de leurs anciennes limites, multiplie pour eux les embarras de se donner un gouvernement solide, augmente les points d'attaque de la France, paralyse ses forces dans l'intérieur, et sera, quand même les puissances en guerre avec elles fussent forcées maintenant à souscrire à un tel arrangement, un germe de discorde et de guerre future. Ce n’est pas que les bonnes têtes en France ne soient déjà convaincues d’une partie de ces vérités; mais pour se maintenir dans l'opinion, ceux qui y gouvernent actuellement ont besoin de s’&tayer de l'opinion publique, et ils sont perdus si elle leur prête l’idée de sacrifier aux besoins de la paix la gloire de la nation. Si on parvient à présenter à la France une base de pacification générale qui flatte son amour-propre, intéresse la générosité nationale, la tranquillise sur sa sûreté future, et fasse paraître le gouvernement actuel sous un jour favorable, on peut espérer peut-être de les voir plus coulants sur les restitutions qu'ils ont à faire à la maison d'Autriche, à l'Empire et à la Sardaigne ...

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