‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 191 sur 234 · Das Directerinm und die Jalobiner · texte numérisé non relu

Das Directerinm und die Jalobiner

... Je me trompe fort ou le mois de prairial ne se passera pas sans quelque secousse dans l'intérieur. Le Corps législatif confirme toutes les élections sans s'embarrasser de l'humeur du Directoire. Il est vraisemblable que celui-ci aura les premiers avantages dans la bagarre, si elle a lieu; mais je ne lui garantirais pas une réaction toute différente. Jamais les Jacobins n'ont paru si déterminés, et jamais le Directoire ne s'est trouvé aussi près de la nécessité de se jeter dans leurs bras, et ces bras pourraient bien l'étouffer.

6. Barras. Der Gefandtenmord. Das Directorium des Eisalpina auf der Flucht.

Le sieur Barras a invité à un diner les chefs de la réunion jacobine de la Bibliothèque. »Ce n'est pas sans dessein, leur a-t-il dit après le repas, »que j'ai voulu vous avoir chez moi. Il m'importait de vous apprendre que votre existence m'est acquise. Sachez que le Directoire avait résolu contre

1) In einem Berichte vom 14. April batte Sandoz von einem gebeimen Schatze bes Direltoriums geiproden.

Schreiben des Yegationsratbs P. Roux aus Paris. 421

vous les mesures les plus sévères. Sachez qu'elles eussent été infailliblement 1799 exécutées, si je ne m'y étais opposé. J'ai refusé d'y adhérer parce que je ai 23. suis l'ami des républicains et que pour être exagérés dans ce moment, je ne vous en crois pas moins excellents patriotes. Mais prenez-y garde: vos personnalités tendent à renverser le système, il faut les abandonner ou renoncer à mon amitié. Attaquez les ministres, attaquez le Directoire; je saurai monter à cheval pour les défendre. Ce n'est pas que je prétende excuser Schérer ; mais à son salut est attaché celui de la République. Désistez-vous done de l'accusation dont vous le menacez; sacrifiez vos ressentiments à la patrie, je vous le conseille en ami. Cette harangue dont je garantis l'authenticité a un peu abatourdi l'audience. Le sieur Barras s'est retiré sans attendre de réponse. On est sorti de chez le directeur, intimidé, outré, chancelant ou plus déterminé, selon les divers caractères. On a résolu d'attendre l’arrivée de Sieyès.

Je reviens ici à l'assassinat des plénipotentiaires français à Rastatt pour relever l'opinion qui semble s'être répandue dans l'étranger, comme si cet événement avait fait ici une très grande sensation. J'ai suivi le cortége chargé de la proclamation au peuple, et je n'ai rien vu qui annonçât une grande colère. J'ai vu au contraire tantôt la plus grande indifférence, tantôt l'expression du doute, le plus souvent la conviction que cette cérémonie était une comédie jouée par le gouvernement pour berner le peuple souverain et lui soutirer de l'argent. Dans le Corps législatif, dans le Directoire même, on n'a pas eu la constance d'en paraître affligé deux jours de suite. Il est échappé à cette occasion à Barras une naïveté que je ne rapporte que pour sa singularité et pour donner une idée du ton actuel de la conversation. Il avait demandé au sieur Cetto ') s'il pensait que les princes de l'Empire ressentiraient cet attentat. Celui-ci Ini disant qu'à son avis la Diète de l'Empire ne pourrait pas se dispenser d'en témoigner son indignation et d'en demander justice à l'Empereur, »oui, interrompit le directeur, mais il s'en f....., car il est fort «.

J'ai vu une lettre de Marescalchi, dans laquelle cet ex-direeteur rend compte de la fuite du Directoire de Milan. La veille, une patrouille autrichienne jette l'alarme dans un village voisin. Le Directoire écrit à Scherer pour savoir au juste l’état des choses. Ce général se rend au palais, rassurant les directeurs, mais leur déclare toutefois que pour les protéger plus efficacement, il a besoin de ressources extraordinaires ; qu'ils doivent en conséquence lui remettre tout leur argent et celui des caisses publiques. On le lui délivre, et, à minuit, il part emportant le magot avec lui. Vers trois heures du matin, nouvelle alarme. Le commissaire français, Rivaud, apprenant que le général s'est sauvé, perd la tête, écrit au Directoire qu'il quitte Milan, et Ini conseille de le suivre à Novare. Grande frayeur! On décampe à la hâte. On oublie d’avertir Marescalchi, qui se trouve seul à son réveil. Il se met à la piste de ses collègues et les joint à Novare, moins Adelasio, qui avait disparn. Le sieur Rivaud avait laissé à Novare l'ordre d'aller à Verceil et Turin. Ils y

1) Bayerifcher Oejanbter.

Mai 31.

422 Zweiter Anhang. Urkunden No. 6—10.

sont très mal reçus par le commissaire Musset, qui les tance d'avoir déserté leurs postes et, pour s'en débarrasser, les envoie à Chambéry. Ils y arrivent sans argent, sans habits, sans linge, dans le plus affreux denuement ; et c'est de Chambéry que Marescalchi écrit sa déplorable histoire. On plaisante ici sur cette déconfiture, et l’on paye le pauvre Serbelloni!) en mauvais calembours: »de quoi vous plaignez-vous? La République cisalpine est rajeunie, on lui a öte Milanc.

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