‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 21 sur 234 · Beridt Sardenberg8. Bajel 1795 Auguft · texte numérisé non relu

Beridt Sardenberg8. Bajel 1795 Auguft

Verzögerung der Unterhandlungen über einen Reidsfrichen. Beabfidtigte Unuter-

banblungen einzelner Reichsftände. Berbalten Preußens babei.

... (Nicht diffritt) La paix sur le continent et surtout avec l'Empire est sans doute un des vœux les plus prononcés en France. L'on sent très bien cependant que sans avoir la paix avec l'Autriche, on ne tirera guère d'avantage de celle avec l'Empire; que celle-ci sera même très difficile à obtenir, à moins que l'Empereur n'y concoure sincèrement: que, dans le cas contraire, il n'y aurait d'autre mesure à prendre que de recourir à des paix partielles avec ceux des états de l'Empire avec lesquels on a intérêt

1) In der Naht vem 23. zum 24. Juli war Harbenberg wieber in Bafel angelommen.

Denkichrift des Grafen Haugmwis. Bericht Hardenberg's. 13

de s'arranger. Le système que la cour de Vienne, guidée par l’Angleterre, suit visiblement: de traîner l'affaire de la pacification de l'Empire, éloigne l’idée de l'armistice, qu'on croit d'autant moins acceptable, que le cabinet autrichien y trouverait toutes les facilités de poursuivre ce système, pendant que la France se verrait forcée de ne pas moins entretenir ses armées à grands frais. Le conclusum de la Diète ayant entièrement remis à l'Empereur le soin de faire au nom de l'Empire les ouvertures pour les négociations et de choisir tel endroit pour le congrès qu'il jugera à propos, en recommendant toutefois Francfort sur le Mein, le gouvernement français croit ne pouvoir rien faire avant de voir les négociations véritablement entamées par le chef de l'Empire; il ne croit pas même pouvoir se prononcer sur le lieu du congrès, et si, d'un côté, il continue de manifester la plus grande attention à l'intervention et aux bons offices de V. M., s'il déclare vouloir les accueillir durant les négociations, tant pour l'Empire en général que pour ses membres en particulier, il prétend de l'autre, non sans raison, qu'avant toute chose l'Empire entame ces négociations, et du reste il ne faut pas se dissimuler qu'on cherche à ménager la cour de Vienne. Je ne serais pas du tout étonné qu'on négociât secrètement avec elle, et que tout d'un coup il parüt un arrangement tout fait entre l'Autriche et la France, auquel, pour la forme, on ferait succéder la paix de l'Empire . . .

Rüftungen ber Franzofen, um ben Rhein zu Überfchreiten.

... Les appréhensions que le refus de l'armistice et les préparatifs des Français font naître chez les états de l'Empire, combinées avec la lenteur extrême des délibérations de la Diète de Ratisbonne, plus encore celle que la cour de Vienne met dans l'affaire de la pacification,' vont sans doute motiver de nouveau des négociations de paix séparées, surtout de la part des princes les plus exposés, et la réclamation des bons offices ou de la médiation de V. M. Les plénipotentiaires des membres du Corps germanique, présents ici à Bâle, M. de Waitz de la part du landgrave de Hesse-Cassel, Kappler de Hesse-Darmstadt, Abel de Wurtemberg, de Reizenstein de Bade, Reibeld de l'Électeur Palatin, après avoir pris connaissance du décret de ratification de l'Empereur et de la note du sieur Barthélemy,!} que j'ai cru devoir leur communiquer, ont témoigné tous qu'ils allaient faire des propositions à cet effet à leurs

1) Als Antwort auf eine Note Harbenberg’s vom 24. Juli, welhe Mittheilung vom Reihsconchufum machte, verfiherte Barthélemy am 10. Auguft die Bereitwilligkeit der franzöfiijhen Regierung, die Verwendung Preußens für bas Reid, fo wie für einzelne Stände besjelben zuzulaffen. Beide Noten wurben veröffentlicht im Moniteur vom 21. Sept. 1795. Bergl. aud Häuffer IP, 22, 24; Hüffer 1, 296.

Aug. 13.

Aug. 13.

14 Urkunden No. 11—12.

cours. Personne ne pourra non plus blämer les états de l'Empire d'avoir recours à ce moyen; personne ne pourra le trouver inconstitutionnel après tout ce qui a précédé. Conformément au système de ménagement adopté par V. M. envers la cour de Vienne, il convient sans doute que les paix partielles ne soient pas favorisées de sa part, mais j'ose croire cependant qu'elle ne peut se refuser aux réclamations qui lui parviendraient à cet égard, lorsqu'il sera facile de prouver à l'Empire et à totte l'Europe que sans cela sa protection et son intervention en faveur de ses co-états deviendraient absolument illusoires. Les mesures suivantes m'ont paru les plus propres d’après mes faibles lumières :

1° de communiquer sans délai à la Diète de l'Empire, tant la note que j'ai remise au sieur Barthélemy le 24 juillet, que sa réponse du 10 août, afin de prouver le plus tôt possible à l'Empire l'empressement que V. M. a eu d'agir en sa faveur, et qu'il ne tient qu'à lui et à son chef ou même à ses membres d'entamer les négociations et de mettre à profit votre intervention, Sire ;

2° de ne pas montrer trop d’empressement pour la suite, et d'insérer dans la déclaration que le comte de Goertz ferait en même temps à la Diète, ...que V. M. attendrait tranquillement les démarches qu'on jugerait à propos de faire, et que, ne discontinuant pas de désirer pouvoir être utile à ses co-états, elle croyait cependant au-dessous d'elle d'aller audevant de ceux qui ne jugeraient pas son intervention nécessaire ou salutaire—ceci pour répondre d'une manière modérée aux phrases tout aussi maladroites qu'offensantes du décret de ratification ;

30 cette déclaration ne peut que faire naître, ou bien des démarches plus promptes et plus prononcées de la part de tout l'Empire, ou faire réclamer partiellement la protection de V. M., ou enfin, comme je le crois, produire l’une et l’autre mesure. Quoi qu'il en soit, l'effet de celles que l'Empire en général pourra prendre ne saurait jamais être bien prompt et sera toujours dépendant du système particulier de l'Autriche. Je croirais par conséquent qu'il faudrait: 1° appuyer par la médiation ou les bons offices de V. M. les négociations partielles avec la France de ceux des états germaniques qui s'adresseraient à elle, 2° ne pas moins travailler à faire accélérer l'ouverture des négociations pour la paix générale de l'Empire, 3° continuer de tenir sur toutes les démarches qu'on ferait le langage le plus franc et le plus ouvert à la Diete;

49 en cas que les Français passassent en effet le Rhin, de recommander le plus que possible les intérêts des états qui se sont adressés à V. M. pour sa protection . . .

L'article 15 de la paix entre la France et l'Espagne . . . stipulant la médiation de S. M. Catholique pour le Portugal ... et les États de

Schriftwechjel mit Hardenberg in Bafel. 15

l'Italie, j'ai eru devoir faire sentir au sieur Barthélemy, d’abord après en avoir eu connaissance, que V. M. s'attendait à être également reconnue par la France comme médiateur pour les états de l'Allemagne. Le Comité a répondu qu'il serait difficile que cela püt avoir lieu, parce que la cour de Vienne ne s’y prêterait pas et que vous étiez trop intéressé, Sire, comme co-état et surtout à l'égard de vos provinces d’outre- Rhin et de leur sort futur, à la négociation même pour pouvoir être médiateur de la paix de l'Empire. Il m'a paru malgré cela ne pas devoir laisser d'abord tomber cette prétention très juste, du moins pour le cas des négociations particulières et pour ceux des états qui réclameraient expressément la médiation de V.M. Dans la réponse... que j'ai donnée au sieur Barthélemy, j'ai insisté sur cet article avec les limitations susdites ‘}, et je me flatte que V. M. ne désapprouvera pas ma conduite...

D. empfiehlt, Gervinus mit einer lettre de créance zu verfeben. Ranle- Hardenberg 1, 320, 321.

12. Erlaß an Hardenberg. Berlin 1795 Auguft 25. Concept vom Geh. fegationérath Le Goa; gez. Alvensleben, Haugmwig.

Preußen wirb ben Friedensunterhandblungen gegenüber eine Bolitit ber Zurüdhaltung beobachten.

... Je ne puis, quant à la déclaration à faire par le comte de Goertz à Ratisbonne, et quant aux négociations particulières que plusieurs états effrayés par le refus de l'armistice et par la probabilité d’un passage du Rhin par les Français pourraient vouloir entamer dès à présent sous mes auspices, que me référer aux instructions séparées que vous recevrez sur ce sujet en langue allemande, et qui vous feront voir qu'on est entré avec de très légères modifications dans vos idées sur la teneur de cette déclaration.?). Je dois pourtant répéter ici une observation qui dans ce moment me paraît importante: c'est que, vu le peu de vraisemblance d'une issue avantageuse pour l'Empire et pour ses membres, je n'ai dans le fond aucun intérêt à me presser de paraître comme médiateur {sauf toutefois l'influence que je dois tâcher de conserver), soit dans une pacification du Corps germanique en général, soit de tel ou autre état en

1) Dies gefhah in einer Note vom 11. Auguft.

2) Goerk tourbe angewiefen, ben Reichstag von bem allgemeinen Inhalt ber Note Hardenberg’s vom 24. Iuli und ber Antwort Barthelemy's vom 10. Auguft in Renntnif zu fegen. Zugleich follte er erflären: „baß der König bem Reich die weiter zwedinäßig finbenben Mafregeln lebiglid überlaffen müfle unb eigentlich file basfelbe vor ber Hand nichts weiter tbun Lönnte, daß er jeboch gefonnen fei, in Gefolge bes 11. Art. bes Bafeler Griebens-Œractats, feine Verwendung und bona officia einftweilen für einzelne Mitftände, welde fie wünjhen und verlangen, auf bas Wirkjamfte eintreten zu laffen.” {Erlaß an Goert, 25. Auguft.)

Aug. 13.

Aug. 25.

Aug. 25.

16 | Urkunden No. 12—13.

particulier, l’essentiel étant seulement pour moi de recouvrer le plus tôt possible la tranquille possession de mes états sur la rive gauche du Rhin. De plus, il importe de ne pas aigrir davantage la cour impériale en s’emparant du titre de médiateur; et par toutes ces considérations, je désire que vous laissiez tomber les sollicitations par rapport à ce même titre renouvelées dans votre note du 11 de ce mois ...

H. wirb bevollmädtigt, die Ernennung von Sandoz Rollin zum preußifchen Ge: fanbten in Paris anzuzeigen.

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