‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 204 sur 234 · Unterrebung mit Bifdoffmerber · texte numérisé non relu

Unterrebung mit Bifdoffmerber

J'ai eu, comme je vous l'ai annoncé, une conférence avec M. Bischoffwerder%. Il m'a parfaitement accueilli et aurait achevé de dissiper mes inquiétudes sur les dispositions de Frédéric-Guillaume, s'il m'en était resté quelques-unes après tout ce qui m'avait été dit pour me rassurer. Il m'a confirmé le récit du prince Henri. Lord Elgin, dans sa première audience, a fait au roi des propositions, et même, ajouta M. Bischoffwerder, d’une manière assez gauche. Le roi les a écoutées et lui a répondu froidement: que les circonstances qui l'avaient déterminé à faire sa paix avec la République n'étaient pas changées, et que les Français ne lui avaient donné aucune raison pour manquer aux engagements qu'il avait contractés avec eux. Il ne paraît pas que le ministre anglais ait insisté davantage, ni que l'appui de M. de Hardenberg et de M. le prince de Hohenlohe ait avancé ses affaires. M. Bischoffwerder a épuisé dans cette conférence toutes les raisons pour me convaincre que nous devions être entièrement tranquilles du côté du roi, tant par rapport à sa probité personnelle, que parce que la cour de Berlin avait très bien senti sa faute en nous déclarant la guerre ; qu'elle connaissait mieux que jamais la nécessité de s'unir à la République française par des liens plus étroits que ceux qui existent par le traité de Bâle; et que nous aurions lieu d'être convaincus de la vérité de ce qu'il me disait par l’empressement avec lequel la Prusse rechercherait cette alliance aussitôt que les circonstances le permettraient etc.

1) Kalytihew, der am 6. Januar in Berlin anfam.

2) Neuß jchreibt am 27. Februar: So viel liegt am Tag, baf ber König und ber Fürft von Hohenlohe ben Schild gern wieber erheben mödten, und baf bie Gegenpartei genug zu thun bat, bieje Luft zu mäßigen. Am 1. März berichtet er von einem Befuche des ürften von Hohenlohe; berfelbe fpridt „mit vielem Eifer von ber geheimen Neigung bes Königs, bei bem minbeften von ben Franzofen gegebenen Anlaffe, aus der Neutralität in feinblide Demonftrationen überzugehen. Er verbarg mir nicht, wie febr er felbft bicjes wine, obgleid bas Minifterium ganz entgegengejebte Grunbiäte bege”.

; 3) Gaillard berichtet am 30. Januar, Bifchoffwerber babe ibn um eine Unterrebung gebeten.

Berichte von Eaillarb aus Berlin. 437

Après ce qui s'était passé entre M. de Haugwitz et moi, je ne devais pas 1796

balancer à faire les mêmes ouvertures à M. Bischoffwerder, que d'ailleurs je Br. ?devais nécessairement supposer instruit de ma conversation avec le ministre !). Je l'ai trouvé dans les mêmes dispositions. L'idée de la grande sécularisation, loin de lui paraître extraordinaire, lui semble au contraire le dénouement naturel de toutes les difficultés. Il m'a promis qu'il l’appuierait de tout son pouvoir auprès du roi. Je ne doute pas que ce prince n'en soit instruit depuis longtemps, car je m'en étais expliqué confidentiellement avec M. de Haugwitz il y a plus d'un mois, et je ne puis croire qu'il eût gardé cette notion pour lui seul sans la communiquer au monarque ; je dois en conclure que le roi l'approuve aussi, car autrement son favori, le confident de ses pensées, ne s’en serait pas montré aussi satisfait. Voilà donc la glace rompue . . .

T. Unterrebung mit Graf Haugmwit über die Demartationslinie.

.. . En poursuivant la conversation avec M. de Haugwitz, je lui ai dit : 8ebr. 27. »Maintenant, monsieur le comte, pour envisager la question qui nous occupe sous tous ses rapports sans exception, si par des raisons que j'ignore, il devenait impossible de nous entendre sur une ligne quelconque de neutralité, je vous le demande franchement et sans détour : nous déclareriez-vous la guerre« ? »Non, me dit-il, soyez sûr que non; mais votre refus nous chagrinerait infiniment par toutes les raisons que je vous ai déjà détaillées. Vous rendriez aux manœuvres de l'Angleterre et de la Russie plus de force qu'elles n’en ont perdu par notre traité de paix; nous ne comprendrions plus les principes de votre système politique envers nous ; nous serions dans une méfiance continuelle sur la nature de vos projets; et dans cet état, la prudence nous ordonnerait de nous mettre en état de défense et de rassembler en Westphalie de nombreux corps de troupes pour couvrir notre propre pays et même les pays qui nous avoisinent, afin de vous empêcher de prendre des positions militaires qui pourraient nous inquiéter par la suite. Tout cela ne serait point la guerre; je puis vous assurer même que nous continuerions de résister également aux offres pécuniaires de l'Angleterre dont la politique nous est trop bien connue ; ce serait simplement des armements de précaution qui nous mettraient en état de vous voir tranquillement venir et de régler notre conduite ultérieure sur la vôtre . ..

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