Preußen und die Frage ber Säcufarifationen
... L’Autriche et la Prusse se regardent et s’attendent mutuellement. Qui des deux dira la première: il faut tout séculariser? L’Autriche voudrait que la Prusse ouvrit cet avis pour s'en prévaloir contre elle. La Prusse qui voit le piége évite d'y tomber. L'Empereur prétend que ce n'est pas au chef de l'Empire à poser ce principe; le roi de Prusse ne veut pas sacrifier à cette considération son crédit anprès des princes d'Allemagne, en quoi je pense qu'il se trompe, car aussitôt que ce mot sera prononcé, il n'est pas, je crois, un seul prince séculier en Empire qui n'y applaudisse avec empressement, et quelque temps après, peu importera qui l'aura prononcé. Mais on est ici au commencement d'un nouveau règne, on craint de débuter par une démarche fausse ; le roi, plein de bonne volonté et d’intentions excellentes, connaît son inexpérience et n'ose se confier à ses propres lumières. Le rôle du ministre dirigeant est done extrêmement délicat, car il est responsable envers toute la nation prussienne de chacun des pas dans lesquels il engagera son monarque. Dans une pareille circonstance, il serait peut-être un peu sévère de ne point pardonner à M. de Haugwitz sa circonspection et même un peu d'indécision ...