‹ Preussen und Frankreich von 1795 bis 1807Chapitre 32 sur 234 · Die franzöfiihen Bertrags-Entwürfe. Carnot. Drouet · texte numérisé non relu

Die franzöfiihen Bertrags-Entwürfe. Carnot. Drouet

... [Nicht Hiffrirt] Le ministre Delacroix . . . me communiqua les pleins pouvoirs dont le Directoire l'avait muni, pour signer avec moi les pièces dont il devait me faire lecture, si j'y étais autorisé de mon côté. La première comprenait un traité en forme, relatif à la ligne de démarcation, dont tous les articles m'ont paru conformes, à quelques expressions près, aux intentions de V. M. La seconde offrait des articles secrets, rédigés également en traité, qui embrassaient des arrangements éventuels de la dernière importance; traité qui fut aussi imprévu pour moi, qu'étranger à la question de la neutralité. Je ne pensais pas que l'une et l’autre de ces pièces eussent tant d’analogie entre elles que l’acceptation de la première entrainait celle de la seconde: je me trompais. En effet, ayant consenti de signer la ligne de neutralité sauf la ratification de V.M.?), le ministre Delacroix m'observa que les arrangements éventuels devaient l'être également; celle-là était selon lui une preuve des dispositions du Directoire de complaire et d’agreer à V. M., et ceuxei servaient à tranquilliser les alliés de la République sur les vues pacifiques de V. M. pendant la durée de cette guerre. Içi je refusai de me

1) Rembell äußerte einmal: »nous sommes des fous aguerris et heureux«; Delacroix: »une certaine fortune préside aux affaires de notre gouvernement,

2) Ju einem Erlaß vom 22. April wurbe bem Gefandten bas Erftaunen des Könige tund gegeben, daß er einen Vertrag babe unterzeichnen wollen, beffen Beftimmungen ven preußijchen Interefjen diamétralement entgegengejegt [cien.

März 24,

April 5.

April 5.

62 Urkunden No. 42—44.

prêter aux propositions du sieur Delacroix et de signer . .. Le seul expédient auquel je me résumai fut de lui proposer de charger un courrier qui était resté ici à ma disposition de ces nouveaux arrangements, afin de mettre le sieur Caillard en état de les discuter avec le ministère de V. M. ... Le ministre Delacroix y consentit . .. Ce ne fut pas sans me montrer un air froid et de l'humeur, que ce ministre se sépara de moi ...

(Ehiffrirt! Quelques propos vagues du Directoire m’avaient fait soupçonner qu'on ne serait pas fâché de s'assurer dès à présent de la possession des provinces prussiennes de la gauche du Rhin; cela était entendu à différentes reprises; mais je ne croyais pas que cela fût si près d’être mis en exécution; les embarras de soutenir la guerre et l'incertitude de conclure une paix me semblaient être des obstacles propres à éloigner une pareille idée. Je me suis trompé. Toutes mes réflexions pour démontrer le peu de fond que la France devait mettre sur les chances de la guerre n’ont abouti à rien: les sénateurs français ne veulent écouter que ce qui flatte leurs passions et leurs idées de grandeur ; ils échafaudent en politique, et ne savent distinguer ni les convenances ni le temps. Certainement l'intention du Directoire, dans tout ce qui est proposé à V. M., est de vouloir lui complaire; je puis en certifier l'assurance; il pense même donner dans cette occasion à V. M. une preuve de son attachement et de l'intérêt qu'il attache à la prospérité de son royaume. »Il n’est aucune puissance«, disait le sieur Delacroix, »à qui nous ayons fait des offres semblables et pour qui nous voudrions stipuler et garantir à la paix les arrangements proposés . . . Carnot était revenu à opiner pour la ligne de neutralité lorsqu'il en a été question dans le Directoire, ce qui a donné dès ce moment la majorité pour l’affirmative ... Quelle idée n’a-t-il pas, ce Carnot! Il me disait il y a peu de jours: »nous aurons en Hollande, en Allemagne et en Italie 850 mille hommes sous les armes: certainement nous forcerons dans cette campagne l'Autriche et la Sardaigne à faire la paix. L’Angleterre restera seule en guerre; il faudra voir alors comment elle supportera un débarquement de 200 mille hommes sur ses côtes. On ne sait pas assez que la guerre rallie et ranime nos ressources, notre courage et nos forces«. Il me disait encore: »le roi de Prusse doit prendre confiance à nos engagements et à nos moyens de les soutenir; s'il laisse échapper l'occasion que nous lui offrons de s’agrandir, il ne la retrouvera plus jamais. Nulle possibilité d’ailleurs de faire ici une objection: tout cela était dit, parlé et confirmé avec une assurance qui étonne et en impose. Drouet, un des otages mis en liberté par les Autrichiens, disait

Berichte von Sanbozy-Rollin aus Paris. 63

à haute voix et avec le même ton: »j’ai entendu ces Autrichiens assurer 17% que deux années ne se passeraient pas sans que l'Empereur ne deelarät Pl 5: la guerre au roi de Prusse et ne le fit repentir de sa dernière paix« . . .

Häuffer 2, 70. Hüffer 1, 302flg. Sybel 4, 243. 244.

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